Eric PESSAN

  • New York, Lalie n'y est jamais allée. Elle n'a même jamais osé en rêver. C'est trop beau, trop loin, trop cher. Alors, quand Piotr lui propose de l'y accompagner, elle est prête à tout pour saisir cette chance. À tout ? Non. Car il y a des choses qu'on ne peut accepter. Des contreparties qu'on ne peut pas donner. Et maintenant la voici dans la rue, face aux regards de travers et aux mille dangers de la nuit, avec une seule obsession : rester éveillée. Résister. Tenir debout.

  • Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L'adolescente se retrouve dans la forêt de l'île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l'enfant perdu ?

  • Antoine et Tony n'ont rien prémédité, rien comploté. Ce matin-là, ils ont fait la course sur le chemin du collège. Comme ça, pour s'amuser, pour savoir qui des deux courait le plus vite. Mais au bout du parking, ils n'ont pas ralenti, ni rebroussé chemin, ils ont continué à petites foulées, sans se concerter. La cité s'est éloignée et ils ont envoyé balader leurs soucis et leurs sombres pensées. Pour Tony, la hantise de se faire expulser vers l'Ukraine et d'avoir à quitter la France.
    Pour Antoine, la peur de prendre une nouvelle dérouillée parce que son père a envie de passer ses nerfs sur lui. Depuis ce matin où tout a basculé, ils courent côte à côte, en équipe.
    /> Ils se sentent capables de courir pendant des jours, tant qu'il leur restera une once de force. Fatigués mais terriblement vivants.

  • Le fugitif est-il un sans-papier ? Un migrant recherché par la mafia ? Un criminel en cavale ou un malade mental ? Jeff et son frère Norbert sont bien en peine d'identifier l'inconnu qui s'est réfugié dans la cave de leur immeuble. L'homme à la peau trop blanche et aux yeux sans pupille ne parle pas autrement qu'en faisant claquer sa langue. C'est à n'y rien comprendre. Bien que traqué, il semble refuser de quitter la tour où habitent les deux frères. Mais comment peuvent-ils le cacher alors que leur immeuble, voué à la démolition, va être réduit en poussière dans quelques semaines ?

  • Ce mercredi 21 avril, nous étions trois. Mes deux amis et moi sur la terrasse de mon immeuble, la seule tour de la cité.
    L'accès était strictement interdit. Pourtant, on montait souvent tout là-haut. C'était magnifique, la ville n'était plus la même, le monde devenait gigantesque.
    Ce jour-là, si j'avais été seul, je n'aurais pas fait la même chose. À une demi-seconde près, il ne se serait rien passé. J'y pense sans cesse. À ce qui est arrivé. J'aimerais me confier à quelqu'un, tout raconter. Mais qui pourra comprendre sans juger ?

  • Personne ne s'imagine mourir d'un coup, forcément. Personne ne sait ce que contient le sac de Norbert. Sauf nous trois, Lalie, Jordan et moi, David. Et Norbert bien sûr puisqu'il a osé la prendre et l'emporter en classe avec lui, cachée dans son sac.Il est complètement malade. Il peut nous tuer d'une seconde à l'autre. Quatre amis découvrent une grenade dans un vieux manoir datant de la Deuxième Guerre mondiale. Que faire avec cette grenade ? La laisser là ou l'amener au collège quand on est soi-même sur le point d'exploser ?

  • "J’ai prié pour que vous n’ayez aucune histoire à me confier. Je ne suis plus apte à entretenir une conversation, encore moins à écouter des confidences. Je déborde."

    Une nuit, un train se retrouve bloqué en rase campagne. Un passager lie connaissance avec sa voisine. Il lui parle d’enfance, de solitude, de son existence ténébreuse à laquelle il n’oppose plus aucune révolte. Pendant cette interminable attente, un lien se tisse entre eux. Jusqu’à ce que le train reparte...

    Un texte exigeant, d’une simplicité épurée, où le romancier et dramaturge Éric Pessan interroge de son écriture fluide notre rapport au monde et à l’altérité.

  • Muette

    Eric Pessan

    « La nuit, déjà, et Muette écoute vibrer les insectes, glissée jusqu'au nez dans son sac de couchage. Elle a chaud mais ne peut se résoudre à se découvrir. Dehors, dans le grand monde, des gens courent à sa recherche, elle n'a plus de doute à ce sujet. Elle y est. Elle a grand ouvert les portes de sa vie. »Par sa maîtrise de la langue au plus près des émotions, des impulsions et des souvenirs d'une jeune fugueuse, Eric Pessan, l'auteur d'Incident de personne, compose un roman envoûtant et d'une rare justesse pour évoquer la mue mystérieuse de l'adolescence.

  • La nuit du second tour

    Eric Pessan

    Le soir du second tour des élections présidentielles la ville s'embrase, le pire est arrivé. David se retrouve à déambuler face aux émeutes et à sa vie ratée. Mina, elle, a préféré s'embarquer sur un cargo pour les Antilles pour ne pas assister à la débâcle. Deux êtres en proie à l'impuissance d'aimer qu'une nuit de cataclysme va profondément changer. Deux voyages intérieurs qui s'entremêlent en fiévreuses et subtiles sinuosités. Eric Pessan poursuit une oeuvre singulière, souvent mélancolique, explorant les liens étroits entre la vie intime et le désarroi collectif, qui empêche parfois jusqu'à la possibilité de se réinventer.

  • S'est-on jamais demandé ce que ferait Don Quichotte aujourd'hui  ?
    Accablé par les nouvelles venues des quatre coins du monde, toutes plus terribles les unes que les autres, l'auteur de ce livre ne trouve de consolation que dans la littérature. Là se trouve l'ultime façon de résister au monde tel qu'il est. Là se trouvent les héros. Là se trouve le fabuleux chevalier à la triste figure, que l'auteur invite à revenir parmi nous.
    Notre triste époque ne fourmille-t-elle pas d'éplorés à protéger, de torts à redresser  ?
    Et si, mieux encore que la consolation, de la littérature venait le salut  ?

  • N'ayant connu ni son grand-père ni son père, mystérieusement disparu alors qu'il avait deux ans à peine, David décide à quarante ans d'assembler les pièces de son puzzle familial en se rendant à Lisbonne où ce dernier s'est enfui.Hanté par une enfance prisonnière du ressentiment maternel, d'une éducation faite de mensonges, d'omissions et d'anathèmes sur les hommes qui boivent et qui finissent clochards, il n'aura de cesse de nourrir la peur de reproduire leur destin au fil d'une dérive en forme de perdition aussi vertigineuse que fascinante.Après Incident de personne (2010) et Muette (2013) Le démon avance toujours en ligne droite explore la quête erratique, entre réel et fantastique, d'un homme piégé par son héritage.

  • Teenage riot Nouv.

    En Italie, durant l'été, Lotta rencontre Domenico dans un cours de théâtre. Son coeur s'embrase, mais Domenico, impliqué dans une action militante, doit fuir. À Londres, Ellie rêve d'une autre vie, loin, très loin de sa famille recomposée et de l'insistance des garçons. À Marseille, l'Ours écrit des morceaux de rap pour s'échapper de sa cité, quand un de ses amis meurt à la suite d'un contrôle policier. Partout, il suffirait d'une étincelle pour que tout flambe.

  • L'écrivain Éric Pessan feuillette son album intime. Il nous décrit poétiquement les photos retrouvées, imaginées ou exposées par d'autres, et tente de reconstituer l'image de soi. En écho, la plasticienne, poète et performeuse Delphine Bretesché livre une série de dessins de son Journal dessiné Extraits, spécialement réalisés pour l'ouvrage.

  • Basile sait que de nombreux migrants passent dans la région. Il a entendu parler des camps et des trafics, des jeunes gens qui s'accrochent sous les camions et en meurent parfois. Il sait tant et tant de choses qui le concernent si peu ! Tout change lorsqu'il croise quatre garçons dans une gare désaffectée. Ils sont à cran, ils se cachent, la police les cherche depuis qu'ils ont fui le centre pour mineurs isolés.
    Quand l'un d'entre eux se fait enlever par des passeurs, Basile n'a plus le choix. Il s'embarque dans une nuit sans fin à la recherche de ce garçon qu'il ne connaît pas, cet étranger, prisonnier de la mafia.

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