Frédéric Ploquin

  • Les narcos français brisent l'omerta ; restaurants, salons de massage, kebabs, banque, immobilier : l'argent sale est partout Nouv.

    Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le restaurant en bas de chez vous, toujours vide, n'était pas en faillite ? Ou comment ce salon de massage, déserté par les clients, parvenait à exister ? Et que penser de ce nouveau voisin qui achète cash son appartement ? Sans parler des banques qui, prises la main dans le sac le 21 septembre 2019, ont écoulé plus de 2 000 milliards de dollars (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne)).L'argent de la drogue et les stratégies mises en place pour le recycler, le blanchir, sont aussi dignes des multinationales qu'insoupçonnables. Fort de son expérience de plus de trente ans sur le terrain, Frédéric Ploquin est parvenu à rassembler des entretiens rares et inédits. Ce qu'ils nous révèlent est l'incroyable système souterrain qui permet aux trafiquants de blanchir l'argent sale en toute légalité. Aujourd'hui, cette économie parallèle est devenue une artère vitale. Vous allez découvrir pourquoi et comment ce système est indestructible, et à qui profite ce business.

  • Ce livre explore un monde disparu, celui des grands voyous que pourchassaient des flics d'un autre temps, dont les survivants ont accepté d'ouvrir leur mémoire et leurs tiroirs. Une police vintage en pattes d'eph' et Beretta 15 coups à la ceinture. Une police tenue par de «  grands flics  » qui n'hésitaient pas à vendre leurs succès aux médias, le tout sous l'oeil bienveillant de juges d'instruction «  toniques  », motivés pour lutter contre le banditisme.
    Sur le terrain, les inspecteurs avaient les mains libres. Peu importait la manière, pourvu qu'on ait le résultat  ! C'est cette époque haute en couleurs que raconte ce livre  : trois décennies qui s'étalent de la fin de la guerre d'Algérie aux années 1990. Un temps où la drogue n'était pas consommée de façon industrielle, où les voyous enlevaient les P-DG, où les flics rêvaient d'arrêter les braqueurs en flagrant délit.
    Plonger dans l'histoire de la police judiciaire et de ses méthodes d'investigation, à la fois artisanales et aux limites de la loi, c'est comprendre les impasses auxquelles elle est confrontée aujourd'hui.
    Bienvenue au 127, rue du Faubourg-Saint-Honoré, siège légendaire des offices centraux de la PJ et laboratoire de la police moderne.
     

  • La situation a changé en moins de quatre ans. Chaque jour, chaque nuit, des policiers entament leur travail la peur au ventre. Face aux caïds de tous gabarits, les forces de l'ordre ne font plus le poids. Du moins sur ces territoires où des années d'émeutes urbaines, de minutieux guet-apens, les ont soustraits aux lois de la République. Aujourd'hui ces territoires isolés se sont étendus à la France entière. Pour mesurer l'urgence et la gravité de l'insécurité qui est désormais le quotidien de notre police, Frédéric Ploquin a mené pendant deux ans une enquête approfondie et recueilli des confessions exclusives de ces hommes et de ces femmes restés debout mais genoux à terre. «  Ils ont tué la police » résonne partout au coeur de la police nationale. Mais qui ? Pourquoi ? Comment ? Ce document livre une vérité qui fait froid dans le dos.

  • Après Parrains et Caïds, véritable " Who´s who " du grand banditisme, voici le récit de leurs évasions. Un tour de France inédit des " belles " les plus folles, les plus cocasses, les plus dures, les plus kamikazes, les plus sportives, les plus rusées, les plus fraternelles, les plus aériennes et les plus amoureuses de ces trente dernières années. Vous y découvrirez comment des hommes enfermés à triple tour dans les pénitenciers les plus sûrs parviennent à fausser compagnie à leurs geôliers. Comment ils jouent leur vie et parfois celle des autres pour échapper à la prison. Comment ils exploitent toutes les failles de l´âme humaine - appât du gain, séduction, terreur - pour abréger leur isolement. Une enquête qui puise aux meilleures sources, celles de la police judiciaire et de la justice, pour raconter, à la façon du polar, cet instant souvent très bref où tout bascule : celui où le bandit brise les chaînes et s´arrache à son cachot. Un livre au coeur du monde carcéral qui donne un autre goût au mot " liberté ". Frédéric Ploquin, auteur de Parrains et caïds, est grand reporter au journal Marianne.

  • Les voyous traqués par la police de la République ? C'est la version officielle. La face cachée, ce sont des décennies de services rendus ! La France a toujours eu besoin des gangsters pour effectuer les basses besognes que les services officiels ne pouvaient accomplir. Ce sont ces petits arrangements entre amis que décrypte ce livre, sur une période s'étendant de l'Occupation à aujourd'hui, en passant entre autres par le Service d'action civique (SAC), la guerre d'Algérie et le Marseille de Gaston Defferre. Comment la brigade mondaine a couvert les hôtels de passe en échange de précieux renseignements ? Comment le milieu corse a fait main basse sur les cercles parisiens au lendemain de la Libération ? Comment a-t-on échangé une forme de paix sociale dans les quartiers contre la mainmise des dealers sur leurs territoires ? Comment la République s'est-elle servie des voyous, tout en les laissant se servir allègrement ? Réponses avec les témoignages exclusifs de politiques de tous bords (de Charles Pasqua à la sénatrice de Marseille Samia Ghali), de policiers (de Lucien Aimé-Blanc, ancien de la mondaine, à Bernard Squarcini, ex-patron des RG), de gangsters de toutes les générations, mais aussi d'historiens et de criminologues. Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police et de justice, est l'auteur aux Editions Fayard de la série Parrains & caïds consacrée au banditisme. Journaliste à Marianne, il est l'auteur de la série diffusée sur France 5 sur les gangsters et la République.

  • Le milieu traditionnel n´est pas mort, mais les jeunes se bousculent au portillon pour prendre la relève. Ce livre, quatrième tome de la série « Parrains et caïds », est une immersion dans le banditisme français muri à l´ombre des cités. D´Aubervilliers à Nanterre, de Roubaix à Montpellier en passant par Lyon, Grenoble, Marseille et Nice, ceux qui ont repris la « boutique » sont plus nombreux que leurs prédécesseurs, mais surtout plus anonymes : à la différence de leurs aînés dont les noms s´affichaient dans les journaux, on les connaît peu. Un atout considérable, même si certains rêvent de reconnaissance médiatique. Que disent-ils d´eux-mêmes ? Qu´en pensent les policiers qui les traquent et les magistrats qui les poursuivent ? Comment les voyous d´hier les considèrent-ils ? Qui sont les têtes d´affiche ? Que font-ils de leurs millions ? Réponses dans ce livre étayé de très nombreux témoignages inédits. Le roman vrai d´une génération qui ne fait pas toujours la différence entre réalité et cinéma, surtout à l´heure de vider un chargeur.

  • Une immersion dans les quartiers les plus sécurisés des prisons à travers le témoignage d'anciens membres de l'élite du crime.0500 Comment se procure-t-on un bonsteak quand on est au fond du trou ? Comment devient-on le caïd de lataule ? Comment cherche-t-on la faille en permanence ? Cette enquêteinédite et sans tabou vous révèlera les secrets de la prison des caïds.

    Frédéric Ploquin, grand reporter àMarianne, a publié de nombreux livres sur le grand banditisme.0300 Comment se procure-t-on un bon steak quand on est au fond du trou ? Comment devient-on le caïd de la taule ? Comment cherche-t-on la faille en permanence ? Cette enquête inédite et sans tabou vous révèlera les secrets de la prison des caïds.
    />
    Frédéric Ploquin, grand reporter àMarianne, a publié de nombreux livres sur le grand banditisme.

  • L´histoire des « ripoux à la française » s´est enrichie d´un nouvel épisode : une trentaine de policiers en poste à Marseille viennent d´être arrêtés, ils avaient basculé dans le camp des voyous. Loin des dérives individuelles signalées au cas par cas ces dernières années, c´est une équipe entière qui s´était transformée en véritable gang. Membres de la brigade anticriminalité des quartiers Nord de la cité phocéenne, territoires abandonnés de la République, ces policiers avaient adopté les méthodes de ceux qu´ils étaient censés réprimer. Fer de lance de la lutte contre le crime dans la rue, ils détroussaient les dealers, empochaient leur argent et revendaient la drogue, quand ils ne la consommaient pas. Tels des caïds ils se débrouillaient pour neutraliser les fonctionnaires qui ne voulaient pas entrer dans leurs combines et les dissuader de ne plus remettre les pieds dans le secteur. Façons que l´on croyait réservées aux faubourgs de Mexico ou de Caracas et dont tout laisse à penser qu´elles existaient depuis de nombreuses années.Comment de telles pratiques ont-elles pu s´installer ? Pourquoi aucun de leurs supérieurs n´a-t-il réagi ? Ce sont les questions auxquelles répond ce livre qui puise aux meilleures sources. Un récit qui commence avec l´arrivée à Marseille d´un nouveau préfet, Alain Gardère, nommé par Nicolas Sarkozy le 29 août 2011, et qui se termine un an plus tard dans le bureau du nouveau ministre de l´Intérieur, Manuel Valls. Où l´on constate qu´il a fallu faire venir des policiers de la capitale pour poser des micros dans les voitures de service, les vestiaires et même le bureau de l´officier de l´unité concernée.

  • Lorsque François Mitterrand confie le Loto à son publicitaire préféré, Gérard Colé, il n'imagine pas que cette généreuse " pompe à finances " de la République va se transformer un jour en machine de guerre pour ses adversaires chiraquiens. L'affaire de la " Française des Jeux " éclate au beau milieu de son deuxième septennat. Elle donne prétexte à éclabousser plusieurs protégés du Président : Bernard Tapie, Michel Charasse, ou encore à mettre en cause Henri Modiano, cet ex-député gaulliste que le locataire de l'Elysée avait pris sous son aile. Elle jette surtout sur le Président socialiste un lourd voile de suspicion, comme si l'" argent facile " qu'il décriait tant avait finalement eu raison des scrupules de son propre camp. Polar des " années fric ", ce livre dévoile les secrets de l'enquête menée par la police financière. On y voit comment les amis de Jacques Chirac se sont emparés du dossier pour le propulser à la une de l'actualité des " affaires ". Et comment l'Elysée a pesé de tout son poids pour désamorcer le scandale à une époque où bien des juges étaient encore aux ordres. De quoi éclairer d'un jour cru le jeu mortel auquel se livrent aujourd'hui juges et politiques alors que ne cesse de se creuser l'écart entre jugement moral et vérité judiciaire. Frédéric Ploquin est journaliste, il a publié avec Jacques Derogy Ils ont tué Ben Barka (Fayard, 1999) et, avec Eric Merlen, Contribuables, vous êtes cernés ! (Seuil, 2000).

  • «  Mon nom est Alain Chemedikian. Durant plusieurs années je fus l'une des têtes du gang des ripoux. Un gang qui fit couler pas mal d'encre et courir beaucoup de flics, jusqu'à ce que la France découvre, abasourdie, une association contre-nature entre la police et le monde des voyous lyonnais.  »
     
    Voici l'histoire d'un descendant d'immigrés arméniens, un fils d'ouvrier promis à un destin de maçon, mais qui va choisir la voie de la rébellion et de la délinquance. Avec ses deux amis d'enfance, il forme un gang de petits voyous. Mais lorsqu'un des membres du trio est assassiné par le gang des Lyonnais, leur vie bascule.
    Alain s'associe en 1985 avec un policier «  ripou  » que lui présente un parrain lyonnais. Leur nouveau gang va compter pas moins de 5 «  flics  », tous issus du même commissariat du centre-ville de Lyon  !  Un commissariat à la dérive dont le patron est «  tenu  » par un chantage d'ordre sexuel. À l'actif de ce gang inédit, pas moins de 55 braquages en 6 ans  : bars PMU, banques, supérettes... À l'aube, armés et cachés derrière des masques de vieillards ou d'hommes politiques célèbres, les truands se font remettre la caisse. En tout, le butin amassé est énorme  : 24 millions de francs  !
    Mais l'odyssée va finir dans le sang... Le gang tombe en 1990 dans les filets du commissaire Neyret et ses deux leaders sont condamnés à perpétuité.
     
    Après 20 années de réclusion, libéré pour bonne conduite, Alain Chemedikian parle pour la première fois et raconte les coulisses d'une des plus incroyables affaires de l'histoire criminelle.
    Frédéric Ploquin est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du grand banditisme et de la police. Il a notamment publié chez Fayard la trilogie Parrains et caïds ainsi que Les Gangsters et la République.

  • « Que se passe-t-il sur une scène d'attentat ? Peu de gens le comprennent, peu le savent, beaucoup imaginent. D'autres fantasment... Et certains rapportent de fausses informations. Ce que j'ai vécu, en tant que médecin-chef du RAID est mon quotidien. Nous sommes formés pour "Servir sans faillir". Alors pourquoi m'exprimer ? Je le fais surtout pour les blessés dont la plupart ne savent pas comment ils s'en sont sortis. Face à la menace, qu'elle provienne d'armes de guerre ou d'explosifs, tout secours improvisé est d'autant plus inefficace qu'il peut entraîner la mort du secouriste. C'est la règle du métier : on ne peut soigner un blessé alors qu'un tireur est susceptible de nous prendre pour cible. J'ai considéré qu'il fallait avoir le courage de dire la vérité et d'expliquer ce que nous vivons. »

  • Ce livre n'est pas un énième livre sur la police. Page après page, la stupéfaction nous saisit. Ce que nous pensions devenu ordinaire, « la haine du flic », se révèle bien plus grave. L'expression d'un malaise alarmant de notre société. Au-delà de cette rue qui gronde, qui attaque, des cités aux gilets jaunes en passant par le terrorisme, David Le Bars n'occulte aucune responsabilité. Que ce soit celle de la classe politique, qui a contribué à faire de nos forces de l'ordre des boucs émissaires. Pire, à les mettre en danger. Que ce soit celle de certaines organisations syndicales, qui ne sont pas étrangères à cette haine. Le temps est venu de dire la vérité. Nous avons le droit de savoir.

  • Tout a commencé en 1994 par le meurtre de Claude Genova, considéré à l'époque comme le parrain du milieu parisien. La brigade criminelle se focalise alors sur des Manouches soupçonnés de vouloir régner sur la capitale  : les Hornec,  trois frères redoutés et insaisissables.
    C'est un jeu de piste hors norme que ce livre retrace pas à pas, et l'occasion pour les auteurs, informés aux meilleures sources, de raconter une traque de plus de vingt-cinq ans qui a tourmenté une partie des effectifs du 36, quai des Orfèvres et plus d'une dizaine de juges d'instruction.
    Les Derniers Seigneurs de Paris  invite le lecteur dans le secret d'une enquête aussi complexe que tumultueuse. Les policiers parviendront-ils à faire trébucher le trio qui a réussi à régner sur la nuit parisienne en lieu et place du milieu corse, avec l'appui de quelques fleurons du milieu maghrébin  ?

  • France, ta sécurité fout le camp ! «La sécurité est assurée sur la majeure partie de notre territoire, mais d'énormes fragilités persistent, en particulier dans plus d'une centaine de quartiers à la dérive où s'est développée une délinquance proche du grand banditisme.» Ainsi s'exprime Patrice Bergougnoux, ancien directeur général de la police nationale. Alors que la sécurité et la lutte contre le terrorisme restent les sujets de préoccupation n°1 des Français, il a décidé de tout dire. Fin connaisseur du sujet, dégagé de la parole administrative, ce grand policier livre ses explications, aussi dérangeantes soient-elles. Et son diagnostic est sévère : «La menace terroriste est très élevée et s'inscrit dans la durée», tandis que «les phénomènes criminels prospèrent à l'ombre de Vigipirate et de l'état d'urgence». Selon Patrice Bergougnoux, avec une police trop souvent coupée du terrain suite à la suppression de la police de proximité, et ainsi privée de renseignements précieux, notre sécurité collective est sérieusement mise à mal par une délinquance multiforme, terrorisme compris. Si la menace est plus que jamais inquiétante, les faiblesses de nos dispositifs de sécurité appellent des réponses fortes !

  • Les avocats occupent l´espace médiatique comme jamais. Leur pouvoir est-il à la hauteur de ce temps d´antenne ? Quel est leur rapport avec les journalistes ? Ce livre est le résultat d´une soixantaine d´entretiens menés dans toute la France avec les ténors nationaux et locaux du barreau. Avocats des patrons du CAC 40, des ministres et des présidents, des stars du show-biz, des producteurs de cinéma, des footballeurs, des ennemis publics nº1, des violeurs, des terroristes, des gangsters, chevronnés ou non, ou des trafiquants de drogue, ils ont accepté de livrer leurs petits et grands secrets. Comment le pénaliste le plus médiatique, Eric Dupont-Moretti, gère-t-il son image ? Combien gagne l´avocat d´affaires le plus en vue, Jean-Michel Darois ? Comment l´avocat le plus influent, Jean Veil, entretient-il son carnet d´adresses ? Pourquoi Olivier Metzner, Didier Martin et Georges Kiejman, stars du barreau parisien, se sont-ils entre-déchirés autour des millions de la famille Bettencourt ? Comment Olivier Morice a-t-il mené la bataille contre le secret-défense dans l´affaire Karachi ? Dans quelles circonstances Patrick Maisonneuve a-t-il recueilli les ultimes confidences de Pierre Bérégovoy à la veille de son suicide ? Comment Richard Malka a-t-il médiatisé la défense de DSK dans l´affaire du Carlton de Lille ? Comment son ancien associé, Arnaud Claude, a-t-il maintenu le cabinet fondé avec Nicolas Sarkozy pendant que son ami était au pouvoir ?

  • Ma Sécu raconte l'histoire de celle que, pour se rassurer, l'on s'imagine éternelle, sans vraiment savoir ce qu'elle est : la Sécurité sociale.
    Pour que chacun se fasse une idée des véritables menaces qui planent sur elle.
    Et parce qu'elle mérite mieux qu'un nouveau pamphlet, voici une véritable investigation.
    Famille, santé, retraite, tous les acteurs de cette formidable invention ont ici la parole, y compris les usagers.
    Une lecture après laquelle on saura pourquoi la Sécu, ce trésor national, mérite à tout prix qu'on la défende.
    Eric Merlen est journaliste Frédéric Ploquin est un grand reporter à Marianne

  • La colonie du Docteur Schaefer est un îlot de la vieille Europe, version aryenne, au pied de la Cordillère des Andes. Nous sommes en pleine campagne chilienne où cet ancien brancardier SS a constitué un « paradis » inexpugnable : barbelés, miradors, surveillance électronique, le lieu ressemble à un camp de concentration, en plus bucolique. L'« expérience » dure depuis plus de quarante ans, depuis que Paul Schaefer et ses fidèles ont quitté une Allemagne ruinée par la guerre. Là, rarement le contrôle des êtres humains aura été poussé aussi loin sur terre : intimité réduite au minimum, contacts limités avec l'extérieur, travail obligatoire. Et gare au colon récalcitrant ! Aujourd'hui, le « gourou » est en fuite, plusieurs mandats d'arrêt sur le dos, dont un lancé par la France. Mais les siens résistent encore, et leurs soutiens sont puissants. La « Colonie Dignité » a en effet rendu des services : elle a servi de planque aux nazis ; elle a été une base arrière de la dictature où les militaires chiliens ont appris à torturer ; elle a fait du commerce, et même beaucoup d'argent ; c'est aussi parmi ses prairies rap-pelant la Bavière que le couple Pinochet aimait venir se détendre. Depuis 1997, la justice chilienne tente d'ajouter à cette ténébreuse histoire un dernier chapitre : Paul Schaefer est accusé de pédophilie. Plusieurs jeunes garçons chiliens, issus de milieux populaires, ont porté plainte pour abus sexuels après que l'un deux eut rompu le silence. A la manière d'un grand reportage, ce livre reconstitue une histoire au coeur de l'espionnage moderne au moment où les héritiers de l'« abominable Docteur Schaefer » tentent de se refaire une virginité. Témoins, victimes, suspects, nous sommes allés les écouter jusque dans leurs silences. Un livre pour résister à l'impunité.

  • Autrefois, elles portaient des talons hauts et des bas noirs quand leurs hommes sortaient en costume-cravate. Aujourd'hui, leurs héritières sont plus souvent chaussées de baskets.Celles qui gravitaient au siècle dernier autour des malfrats parisiens, lyonnais, marseillais ou corses étaient serveuses, barmaids ou croupières dans les cercles de jeux, tenaient la comptabilité occulte ou bien géraient en mères maquerelles les maisons de passe.Aujourd'hui, les femmes hors-la-loi ont grandi dans les cités et se sont pour la plupart investies dans le trafic de drogue, l'activité criminelle la plus lucrative du moment, elles sont dealeuses, passeuses, blanchisseuses ou nourrices, sans pour autant laisser tomber les vieilles recettes, à commencer par tout ce qui se rapporte au commerce du sexe. Sans oublier celles qui sont tombées  dans la criminalité par amour, celui d'un homme, d'un frère, d'un clan... Pour donner corps à ce Parrains & caïds  au féminin, Frédéric Ploquin et Maria Poblete ont rencontré ces femmes, ont su tisser des liens avec elles et les ont convaincues de témoigner, de raconter leur vie.Ils ont également souhaité et obtenu l'autorisation de séjourner pendant une semaine dans la seule prison française exclusivement réservée au sexe dit « faible », expression dont on mesurera au fil de ces pages la désuétude...Ces femmes hors-la-loi vous surprendront par leur détermination, leur langage  et leur force de frappe.   Frédéric Ploquin est l'auteur aux Editions Fayard de la série Parrains & caïds consacrée au banditisme. Il est spécialiste des affaires de police et de justice à Marianne. Maria Poblete est journaliste et écrivain.

  • Patrice Bergougnoux est à la gauche ce que Claude Guéant est à Nicolas Sarkozy : une tour de contrôle dans la police nationale. Voilà bientôt quarante ans que ce Républicain pur jus, natif du Lot, lui consacre le plus clair de son temps. Entré dans la « maison » comme officier de CRS au milieu des années 70, il a vu s´ouvrir devant lui les grilles de la Place Beauvau au lendemain de la victoire de François Mitterrand, en 1981. Intégré au cabinet de Pierre Joxe en 1984, il est devenu le conseiller incontournable de tous les ministres de l´Intérieur socialistes, de Jean-Pierre Chevènement à Daniel Vaillant. Il est le « flic » sur lequel s´appuie la gauche, avec passage obligatoire par le placard quand la droite revient aux affaires.
    Nommé préfet très jeune, à 39 ans, Patrice Bergougnoux connaît la Place Beauvau mieux que quiconque. Il a porté toutes les grandes réformes des années Mitterrand, à commencer par le plan de modernisation de la Police, en 1985. Il a aussi essuyé toutes les tempêtes, de la mort mystérieuse du pasteur Doucet à la très décriée hospitalisation en France du terroriste palestinien Georges Habache, de l´assassinat du préfet Claude Erignac, en Corse, à la montée des violences pendant les années Jospin. C´est à Jean-Pierre Chevènement qu´il doit d´avoir été promu directeur général de la police, l´un des postes clefs du ministère de l´Intérieur, qu´il a occupé jusqu´à l´arrivée Place Beauvau de Nicolas Sarkozy, en 2002.
    Qui mieux que cet ancien « DG » pouvait revisiter la politique menée par la gauche en matière de sécurité ? Qui mieux que lui pouvait porter un regard critique sur les dix années qui viennent de s´écouler, durant lesquelles Nicolas Sarkozy a posé son empreinte sur la Place Beauvau ? Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux et Claude Guéant ne sont pas épargnés. Un décryptage sans concession par un professionnel de l´art qui n´oublie pas de révéler comment la gauche pourrait relever le défi de la sécurité.

  • Né au Havre en 1931, dans un milieu ouvrier, William Perrin a commis ses premiers vols en se faisant embaucher comme docker à la journée à l´âge de 14 ans. Il est devenu proxénète en fournissant des filles aux militaires américains lors du Débarquement, alors qu´il n´avait pas 15 ans. Il devient très vite l´un des meilleurs spécialistes du chalumeau et écume banques et supermarchés dans toute la France, et bientôt l´Europe.
    Installé à Buenos Aires dans les années 60, « le Grand William », comme on le surnomme, est l´un des acteurs les plus dynamiques de la French Connection. Il livre des kilos d´héroïne marseillaise à New York, avant de purger une dizaine d´années de prison, dans les années 70.
    Revenu dès sa libération à ses premières amours, les casses, il sévit pendant dix ans sans jamais se faire prendre. Il se rabat de nouveau sur les stupéfiants au début des années 80 et fournit le marché new-yorkais en héroïne non plus marseillaise, mais thaïlandaise.En lisant les souvenirs à la première personne de ce globe-trotter du crime organisé, le lecteur voit défiler les premières Cadillac et filer les premières DS; il entend siffler les balles de la guerre des hôtels de passe et celles de la guerre des cercles de jeux. Il voit des hommes en costume-cravate casser des banques et fait connaissance avec Moineau, l´ami d´enfance, Bouboule, l´homme à femmes, Jeannot le triste, qui parlait peu, Dédé, Mimi et quelques autres, le tout raconté sans fioritures et dans un langage haut en couleur qui devrait séduire les amoureux des dialogues de Michel Audiard.
    Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police et de justice à Marianne, est notamment l´auteur de la série Parrains & Caïds (4 tomes) dont Génération Kalachnikov (Fayard, 2014).

empty