François Bott

  • "Il suffit parfois de quelques pages, de quelques phrases, de quelques mots pour nous entraîner très loin, même si l'on ne quitte pas sa chaise dans les jardins du Luxembourg. Ces grands voyages immobiles figurent parmi les charmes de l'existence. Aussi, dans une époque saisie par la modernité, faut-il être résolument démodé, rétrograde même : continuer de fumer la pipe, de lire dans le métro ou les jardins publics, et d'employer l'imparfait du subjonctif - le temps le plus vieillot, le moins commode et le plus bougon de la langue française, mais si nostalgique et si sympathique sous ses grands airs!
    D'Aragon à Zweig, voici quelques-uns des écrivains, des livres qui ont accompagné mes promenades dans la vie. Parfois, au détour d'une page, ils évoquent les "pourquoi" de la littérature. On écrit, peut-être, pour célébrer la présence, la beauté des choses, et conjurer l'absence des êtres."
    François Bott.

  • René, professeur d'histoire mélancolique qui sent la vieillesse approcher, revient à Paris après un colloque sur Napoléon à New York. Il y retrouve Marianne, son assistante, jeune femme pleine de vie avec qui il partage sa passion pour l'Empereur et pour les écrivains qui l'ont raconté. Stendhal, Chateaubriand, Bloy, Zweig, Dumas ou Burgess, tous alimentent la fascination de Marianne et l'antipathie de René pour cette "star de l'Histoire", alibi parfait des deux personnages pour ne pas nommer l'amour qui naît entre eux, au fil de leurs discussions jusqu'à l'aube.
    Un amour à Waterloo est suivi de six autres nouvelles, où François Bott fait rimer amour et littérature.

  • Au Vésinet, dans les jardins où elle déjeune chaque jour en solitaire, une jeune bibliothécaire fait la rencontre d'un vieil homme. Après sa mort, elle apprend dans le journal qu'il s'appelait Émile-Auguste Chartier, dit Alain.
    À Argenteuil, un professeur de français instaure des parties de poker en classe pour mieux parler de Rimbaud.
    À Bois-Colombes, une postière s'écrit des lettres à elle-même et se raconte son propre chagrin d'amour.

    Dans chacun de ces dix-huit récits, François Bott redonne un peu de couleur au gris de l'hiver, des années, de la mélancolie francilienne.

  • "Je suis amateur d'aphorismes et de maximes. Je les collectionne, et les cite volontiers. Des aphorismes du genre : "Le temps passe, c'est une mauvaise habitude qu'il a prise." C'est chic dans les dîners, mais cela agace parfois mes amis. Ils me permettent un aphorisme par repas. N'empêche, c'est mon genre littéraire préféré, avec les portraits et les nouvelles. Puisque la vie est un voyage, comme l'affirme Mme de Staël, voici une cinquantaine d'aphorismes pour les transports parisiens - les autobus et le métro."

  • Entouré de jeunes et jolies infirmières, Van Dongen vit ses derniers jours à Monaco en mai 1968. Atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson, il n'aura pas le loisir de les déshabiller, de les peindre et de les aimer. Alors il se souvient et reviennent sur ses lèvres ses conquêtes féminines, ses amis Picasso, Max Jacob, Arthur Cravan.
    Cette confession imaginaire est un enchantement perpétuel. Une valse folle dont on voudrait ralentir le rythme pour ne pas arriver à la dernière page.
    C'est aussi un hymne à la vie, à l'amour, aux femmes et à leur corps.

  • « Elles sont à l'opposé des femmes extrêmes. Le contraire des femmes fatales. Ce sont les gourmandes, les femmes de plaisirs, les dames de coeur. Épicuriennes par nature et par inclination, par vocation, Mme de Sévigné, Mme de Tencin, Juliette Récamier, Colette, Arletty, Louise de Vilmorin, Françoise Sagan se ressemblaient, malgré les différences d'époque, de style et de mode. Elles avaient un air de famille. C'étaient des héroïnes de la vie, des charmeuses de l'existence, et celle-ci leur rendait la politesse. Elles croyaient à la légitimité du bonheur et mettaient le malheur en résidence surveillée », écrit Françoit Bott. Il évoque aussi Virginia Woolf et Katherine Mansfield, qui auraient pu se rencontrer un après-midi de septembre 1917 à Londres.
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    François Bott a l'art, en quelques pages délicates et légères, de restituer une allure, une silhouette, une insolence à vivre.

    Un bonheur de lecture pour les amateurs de femmes.

  • Ce courrier clandestin adressé aux fantômes de la Religieuse portugaise, de Cocteau ou Georges Orwell, a été écrit par gratitude et courtoisie envers des auteurs qui ont aidé F. Bott à se trouver.

  • Roger Vailland, dont viennent de paraître les Écrits intimes, est sans doute un de nos écrivains les plus modernes : par son côté « revenu de tout » et, en même temps, par son amour vorace de la vie. Personnage fascinant, qui partait chasser le bonheur au pas d'un cadet de Gascogne, il a mené fiévreusement maintes saisons : le surréalisme, l'amour fou, la drogue, le libertinage, le communisme... Il s'est donné à tout, ne s'est perdu en rien. Vailland définissait la vertu comme possession de soi. Il unit dans son oeuvre le regard froid de Valmont, la flamme de Fabrice : une géométrie passionnée, un lyrisme dominé. Son style impérieux, bref, élégant, délié, renoue avec la prose de Retz, Laclos, Stendhal, qui attestent la singularité d'être français. Il a fait, avec ses romans, le poids des saisons de sa vie. Il les a quittées une à une, en les prenant comme matière de son oeuvre : il se dénudait, se dépouillait de sa peau : s'écrivait. François Bott a cherché la vérité de Vailland dans ce rapport, ces liens de chair entre un homme et son oeuvre. Il a mis au jour une hantise de la castration et son autre face, la volonté de puissance. L'une et l'autre seront maîtrisées dans la vie et dans l'écriture.

  • Promeneur, rêveur, Antoine le narrateur éprouve l'hiver et la mort des villes modernes. Aussi veut-il, un matin, savoir ce que sa vie est devenue en lui. Et il se rappelle un cimetière de village doucement couché sur la terre. Le récit d'une adolescence, d'une mémoire entrecoupe ainsi le poème d'une flânerie, d'un voyage dans les villes du monde. La poésie, qui libère les oiseaux dormant dans les mots, allume, comme le dit Breton, des « clairs de terre » dans les sables du temps.

  • De Paris à Pékin, de Los Angeles à Moscou, les matins du Capital et de l'État sont gris. Une Sibérie des sentiments s'étend devant les fenêtres de nos rêves. La vie s'ensevelit. La terre est habitée de fantômes. Les rapports marchands, qui recouvrent l'ensemble des rapports sociaux, font régner l'Abstrais en maître quasi absolu. Comment ne pas ressentir, en dévisageant l'époque, ce que Max Weber appelait « le désenchantement du monde » ?

  • L'amour : entre rêve et désillusions. L'amour et ses mystères, ses sortilèges, ses fantasmagories. L'amour comme un roman. Il fallait bien qu'un jour on y revienne... Parce que le sujet colle aux pensées et vire à l'obsession. L'amour a-t-il un sens ? Une réalité ? Une actualité ? Peut-on en parler vraiment ? Et alors comment ? Ou n'est-il qu'un mot creux, mais magique, derrière lequel chacun de nous cache le plus souvent le dictionnaire de ses fantasmes ordinaires ? Quatre textes proposent ici l'ébauche d'une... vision. Où l'on retrouve l'allégorie et l'analyse, le récit vécu et la fiction. Quatre textes pour raconter les mille et un avatars de la volupté et du malheur d'aimer.

  • De Paris à Pékin, de Los Angeles à Moscou, les matins du Capital et de l'État sont gris. Une Sibérie des sentiments s'étend devant les fenêtres de nos rêves. La vie s'ensevelit. La terre est habitée de fantômes. Les rapports marchands, qui recouvrent l'ensemble des rapports sociaux, font régner l'Abstrais en maître quasi absolu. Comment ne pas ressentir, en dévisageant l'époque, ce que Max Weber appelait « le désenchantement du monde » ?

  • Notre époque proscrit les « états d'âme ». Elle nous conseille de les réprimer ou de les dissimuler soigneusement. Défense de flâner, de rêver, de s'émouvoir ! Par bonheur, il reste la littérature. C'est la « réserve » ou le dernier refuge de la délicatesse et de l'affectivité. C'est « le coeur d'un monde sans coeur »... On trouvera dans ce livre cinquante-cinq portraits d'écrivains contemporains qui se promènent sur la planète des sentiments. D'Emmanuel Berl à Stefan Zweig, en passant par Tristan Bernard, Antoine Blondin, Henri Calet, Cioran, Jean Cocteau, Colette, Léon-Paul Fargue, Élie Faure, Francis Scott Fitzgerald, Jean Giraudoux, André Hardellet, Valery Larbaud, Jacques Laurent, Paul Morand, Jean Paulhan, Henri-Pierre Roché, Roger Vailland, Paul Valéry, Léon Werth et Marguerite Yourcenar. Ces gens nous démontrent que la littérature est seulement soucieuse de la couleur des journées, des climats qui s'annoncent, des amours qui passent et des silhouettes qui s'éloignent. Afin que « toutes les choses d'ici-bas soient murmurées une fois dans l'ombre, une fois encore sur des lèvres tièdes ».

  • Le 24 septembre 1992, le « dévoué F.B. », qui exerce la profession de détective, se réveille en pleine nuit. Il doit aller à l'enterrement de son ami Paul, détective comme lui. Aux funérailles, il croise le regard d'une jeune femme, recueillie et belle. La dernière maîtresse de Paul ? A la sortie du cimetière, il se demande après qui il court depuis si longtemps. Il se sent obsolète dans son époque, dépassé. Il reçoit une cliente, Christine Triomphe. Encore une veuve. Il lui promet de s'occuper de son affaire. Le reste de l'après-midi, il le passe à ranger de vieux dossiers : affaires classées. Comme celle d'Emily Venturini, disparue depuis l'été 1988, entre Belle-Ile-en-Mer et Bora Bora. Et si la jeune femme n'était pas morte ? Et si elle avait été une amie de Paul ? Les fils se nouent et se dénouent, jusqu'à l'épilogue qui se déroule place des Abbesses, épicentre de cette ténébreuse dérive.

  • L'amour : entre rêve et désillusions. L'amour et ses mystères, ses sortilèges, ses fantasmagories. L'amour comme un roman. Il fallait bien qu'un jour on y revienne... Parce que le sujet colle aux pensées et vire à l'obsession. L'amour a-t-il un sens ? Une réalité ? Une actualité ? Peut-on en parler vraiment ? Et alors comment ? Ou n'est-il qu'un mot creux, mais magique, derrière lequel chacun de nous cache le plus souvent le dictionnaire de ses fantasmes ordinaires ? Quatre textes proposent ici l'ébauche d'une... vision. Où l'on retrouve l'allégorie et l'analyse, le récit vécu et la fiction. Quatre textes pour raconter les mille et un avatars de la volupté et du malheur d'aimer.

  • Promeneur, rêveur, Antoine le narrateur éprouve l'hiver et la mort des villes modernes. Aussi veut-il, un matin, savoir ce que sa vie est devenue en lui. Et il se rappelle un cimetière de village doucement couché sur la terre. Le récit d'une adolescence, d'une mémoire entrecoupe ainsi le poème d'une flânerie, d'un voyage dans les villes du monde. La poésie, qui libère les oiseaux dormant dans les mots, allume, comme le dit Breton, des « clairs de terre » dans les sables du temps.

  • Roger Vailland, dont viennent de paraître les Écrits intimes, est sans doute un de nos écrivains les plus modernes : par son côté « revenu de tout » et, en même temps, par son amour vorace de la vie. Personnage fascinant, qui partait chasser le bonheur au pas d'un cadet de Gascogne, il a mené fiévreusement maintes saisons : le surréalisme, l'amour fou, la drogue, le libertinage, le communisme... Il s'est donné à tout, ne s'est perdu en rien. Vailland définissait la vertu comme possession de soi. Il unit dans son oeuvre le regard froid de Valmont, la flamme de Fabrice : une géométrie passionnée, un lyrisme dominé. Son style impérieux, bref, élégant, délié, renoue avec la prose de Retz, Laclos, Stendhal, qui attestent la singularité d'être français. Il a fait, avec ses romans, le poids des saisons de sa vie. Il les a quittées une à une, en les prenant comme matière de son oeuvre : il se dénudait, se dépouillait de sa peau : s'écrivait. François Bott a cherché la vérité de Vailland dans ce rapport, ces liens de chair entre un homme et son oeuvre. Il a mis au jour une hantise de la castration et son autre face, la volonté de puissance. L'une et l'autre seront maîtrisées dans la vie et dans l'écriture.

  • Notre époque proscrit les « états d'âme ». Elle nous conseille de les réprimer ou de les dissimuler soigneusement. Défense de flâner, de rêver, de s'émouvoir ! Par bonheur, il reste la littérature. C'est la « réserve » ou le dernier refuge de la délicatesse et de l'affectivité. C'est « le coeur d'un monde sans coeur »... On trouvera dans ce livre cinquante-cinq portraits d'écrivains contemporains qui se promènent sur la planète des sentiments. D'Emmanuel Berl à Stefan Zweig, en passant par Tristan Bernard, Antoine Blondin, Henri Calet, Cioran, Jean Cocteau, Colette, Léon-Paul Fargue, Élie Faure, Francis Scott Fitzgerald, Jean Giraudoux, André Hardellet, Valery Larbaud, Jacques Laurent, Paul Morand, Jean Paulhan, Henri-Pierre Roché, Roger Vailland, Paul Valéry, Léon Werth et Marguerite Yourcenar. Ces gens nous démontrent que la littérature est seulement soucieuse de la couleur des journées, des climats qui s'annoncent, des amours qui passent et des silhouettes qui s'éloignent. Afin que « toutes les choses d'ici-bas soient murmurées une fois dans l'ombre, une fois encore sur des lèvres tièdes ».

  • Le 24 septembre 1992, le « dévoué F.B. », qui exerce la profession de détective, se réveille en pleine nuit. Il doit aller à l'enterrement de son ami Paul, détective comme lui. Aux funérailles, il croise le regard d'une jeune femme, recueillie et belle. La dernière maîtresse de Paul ? A la sortie du cimetière, il se demande après qui il court depuis si longtemps. Il se sent obsolète dans son époque, dépassé. Il reçoit une cliente, Christine Triomphe. Encore une veuve. Il lui promet de s'occuper de son affaire. Le reste de l'après-midi, il le passe à ranger de vieux dossiers : affaires classées. Comme celle d'Emily Venturini, disparue depuis l'été 1988, entre Belle-Ile-en-Mer et Bora Bora. Et si la jeune femme n'était pas morte ? Et si elle avait été une amie de Paul ? Les fils se nouent et se dénouent, jusqu'à l'épilogue qui se déroule place des Abbesses, épicentre de cette ténébreuse dérive.

  • « « Je fréquente », disaient autrefois les jeunes filles, avec cet air discret, mais involontairement triomphal, qui laisse deviner la transgression des lois. Le verbe fréquenter n'avait pas besoin de complément d'objet. Il se donnait l'assurance des verbes intransitifs. Les demoiselles évoquaient de cette manière leurs rendez-vous furtifs avec des jeunes gens. Rendez-vous que la morale réprouvait encore, dans une époque moins éloignée qu'il ne paraît. On n'imagine pas un lecteur de Proust dire de la même façon : « Je fréquente ». Pourtant, la pratique des écrivains revêt toujours quelque chose d'illicite, car le rapport entre l'auteur et le lecteur se noue d'une manière clandestine, à l'insu de la société. La lecture rend tous ses droits et tous ses charmes à la solitude. Et l'on sait que celle-ci ne bénéficie pas d'une excellente réputation. Voici donc les écrivains que j'ai fréquentés, à diverses époques, dans ces mauvais lieux solitaires que l'on appelle des livres. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • DuFrance Soirde Pierre Lazareff auMondedont il dirigea le supplément littéraire, en passant parL'ExpressetLe Magazine littérairequ'il cofonda, François Bott a promené son exigence et son impatience dans une République des Lettres dont il a très vite mis à nu les postures et impostures. C'est donc avec un bonheur rare qu'il étrille Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, François Giroud, Claude Sarraute, Jean-Edern Hallier. Les phrases claquent telles des paires de gifles.

    Mais l'essentiel de cette magnifiqueTraversée des jours, ce sont des portraits qui sonnent comme des exercices d'admiration. Au fil des pages, on croise Roger Vailland, Alphonse Boudard, Simone Signoret, Barbara, Tahar Ben Jelloun, E. M. Cioran, Ernst Jünger, Jacques Laurent, Françoise Sagan et tant d'autres dont on entend les voix à lire François Bott.

    Un festin jouissif pour tous les amoureux des livres et de la vie.

  • « C'est une tâche ingrate de se relire des années plus tard. Le Traité de la désillusion date de 1977 et la Déception historique, de 1979. L'auteur des textes que l'on a écrits, naguère ou jadis, n'offre qu'une vague ressemblance avec soi. On le dévisage comme ces vieilles connaissances que l'on avait perdues de vue. Le temps vous a séparé d'elles, avec sa férocité coutumière... Mais, puisque cet auteur porte le même nom, le même prénom que soi, il faut bien le reconnaître, avant de se demander lequel usurpe l'identité de l'autre. » F.B.

  • Vel'd'Hiv'

    François Bott

    Connaissez-vous l'adresse du paradis ? Pour Raymond et Simon, deux écoliers devenus des amis inséparables, le paradis - le jardin des rêves, la cathédrale des chimères, le palace de l'enfance -, c'était le Vel'd'Hiv", le vélodrome d'Hiver, à l'angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton, dans le quinzième arrondissement. Simon, fils d'un médecin juif, et Raymond, fils du concierge du Vélodrome, en connaissaient tous les recoins, tous les secrets et toutes les légendes, toutes les mythologies. Car, dans les insouciantes années 1930, le Vel'd'Hiv était le temple du cyclisme sur piste et de la boxe. Les Six-Jours et de grandes rencontres pugilistiques s'y déroulaient, sans oublier les meetings du Front populaire. À l'extérieur de la piste en bois, il y avait les gradins populaires et, à l'intérieur, le restaurant à la mode, où se retrouvaient les people, comme on dit à présent. D'un côté, le Tout-Paname et, de l'autre, le Tout-Paris, dans lequel des demi-mondaines jetaient aux coureurs des bouquets de violettes. Le Vel'd'Hiv" prouvait que Paris était une fête. « Que fais-tu ce soir ?» demandait-on. Réponse : « Je vais à Grenelle. » Puis, les 16 et 17 juillet 1942, ce fut la grande rafle. Complice des nazis, la police française arrêta des milliers de Juifs, qui furent rassemblés au Vélodrome d'Hiver. Le rendez-vous de toutes les festivités devint le lieu de la tragédie. L'enfer après le paradis. Raymond aperçut une dernière fois Simon et son père, avant qu'ils ne disparaissent dans la foule, pour être emmenés vers le Grand Nulle Part.



    Vel'd'Hiv raconte le destin de deux enfants, deux amis, emportés dans la tourmente de l'Histoire et séparés l'un de l'autre, alors qu'ils se croyaient inséparables. Un roman servi par une écriture d'une impitoyable légèreté.

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