François Audigier

  • L'ouvrage présente des contributions d'auteurs venant de Belgique, de France, du Québec, de Suisse romande, reflets d'un contexte international qui voit les disciplines scolaires se transformer dans leurs contenus, leurs missions et leurs relations. Les différents chapitres analysent certaines recompositions des curriculums de disciplines du monde social et de disciplines de la nature, en relation avec l'introduction des compétences et des Éducation à... Ce livre permet ainsi des comparaisons et suscite aussi une réflexion sur les transformations que les enseignants doivent désormais prendre en charge. En s'appuyant sur des recherches de nature différente, il propose des résultats et des cadres méthodologiques et théoriques utiles aux chercheurs et aux enseignants en formation. Il pose aussi des cadres d'analyse dont les formateurs d'enseignants et les enseignants experts peuvent s'emparer pour réfléchir aux enjeux et aux effets des recompositions disciplinaires en cours actuellement.

  • Cet ouvrage rassemble une trentaine de contributions thématiques émanant de chercheurs en histoire politique ou en science politique autour de l'objet « parti ». Il entend faire le constat du renouvellement profond de cette histoire depuis une vingtaine d'années, à la faveur de nouvelles équipes, de nouvelles problématiques, de nouvelles méthodes, de nouvelles sources et de nouveaux échanges interdisciplinaires entre historiens et politologues. Même si l'histoire politique connaît en France une situation institutionnelle difficile, le champ de l'histoire partidaire semble un chantier très vivant où s'affirment de nouveaux enjeux épistémologiques.

  • Qu'est-ce que la pensée critique en Histoire ? En quoi est-elle liée à l'esprit critique, à la méthode critique et à la lecture en histoire ? Comment s'apprend-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Permet-elle de mieux comprendre le monde et d'agir plus lucidement ? En quoi est-elle liée à l'école, à l'enseignement scolaire obligatoire de l'histoire et à l'éducation à la citoyenneté que cet enseignement de l'histoire prétendrait donner ? Les auteurs abordent cette question sous différents angles, y compris les usages populaires de l'histoire comme le cinéma et les jeux vidéos.

  • Le Rassemblement du peuple français qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 (Strasbourg, Mulhouse, Nancy, Metz, Thionville, Épinal, etc.) obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. Dans dix départements, il obtint les suffrages d'au moins 20 % des inscrits. Il s'agissait de tous les départements alsaciens et lorrains, auxquels s'ajoutaient à l'ouest la Marne et la Haute-Marne ainsi qu'au sud la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Ces départements envoyèrent 19 élus RPF à l'Assemblée, soit presque le cinquième du futur groupe gaulliste. Seuls le Grand Ouest et la région parisienne s'étaient montrés aussi favorables au Rassemblement. À l'évidence la France de l'Est entretenait avec le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles. Comment un homme (de Gaulle) et un courant politique (le gaullisme) ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace (le Grand Est) à un moment donné (l'après-guerre) ? À cette question, cet ouvrage collectif - issu d'un colloque à Nancy en mai 2007 - tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace.

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