François Rannou

  • François Rannou propose et coordonne la collection poésie de publie.net : L´Inadvertance. A raison d´un livre numérique par mois (programme en cliquant sur le titre de la rubrique ci-contre en haut à droite), mais aussi en participant dans l´équipe publie.net à la réflexion et aux choix concernant le domaine poétique.
    Pour ouvrir cette collection, il est normal de jouer cartes sur table : sur un travail graphique de Hung Rannou, une suite de travaux en poésie, mais dont la poésie elle-même, son fonctionnement, ses enjeux, est la matière, le lieu du dire. On y croisera des noms (Mandelstam, Celan...), des phrases arrachées ou décollées, et qui ici deviennent les points de rebond, les lieux de glissement ou d´interrogation.
    Mais aussi une interrogation directe des auteurs et de leur dire : Max Jacob, André du Bouchet, Jean-Luc Steinmetz, Dominique Grandmont, Esther Tellerman...
    Et si le dernier mouvement du texte s´intitule Tenir là contre, peut-être le point de jonction, et l´amitié, par quoi ici on noue ensemble le chemin...
    FB

  • Cette anthologie est d´abord une manière d´interroger, aujourd´hui, le paysage et ses infinies variations - celles du regard singulier grâce auquel chacun construit son paysage, au fil du temps ; celles qu´il subit sous l´effet des transformations liées à l´action de l´homme, ou des éléments. Paysage précaire, donc, mouvant, qui se constitue pourtant dans l´arrêt qu´il impose : une pause est nécessaire pour admirer, décrire, peindre, cadrer ce qui est là sous les yeux. Chaque texte, ici, écrit un rapport au monde, tente d´en percevoir un rythme, d´en traduire une leçon, d´en soulever un questionnement. Il y a bien un enjeu qui fait du paysage autre chose qu´un thème décoratif. Notre « terre habitable » (François Cheng), c´est la chute d´Iguazú (Michel Collot) et la ville (Michèle Dujardin, Denis Heudré, Fred Griot) autant que le poème comme espace (Fabienne Courtade) ou les noms qui le désignent (Patrick Beurard-Valdoye). C´est toujours un départ vers l´inconnu (Michel Butor, Kenneth White), un angle de vue (Antoine Emaz) qui, parfois, remet en cause avec ironie (Paol Keineg). Les peintres, qui nous ont appris à voir le paysage, sont présents dans cet ouvrage et c´est somme toute d´une logique irréductible.


    Encore un mot : c´est un livre - électronique : à lire sur ordinateur, sur liseuse, sur tablette. Chaque poète est présenté par des liens qui renvoient à l´extérieur du livre vers un autre espace de connaissance de l´auteur (sites internet, blogs, vidéos en ligne, radio, revues... : il vaut mieux alors lire sur un outil de lecture connecté au Web). Vous pourrez alors profiter pleinement de ce qui se présente comme la première anthologie de poésie sur ce support. Cet ouvrage est publié par publie.net, dont le travail de qualité est une fois de plus à souligner. Nous remercions vivement Le Printemps des poètes, particulièrement Jean-Pierre Siméon et Emmanuelle Leroyer, qui est notre partenaire pour cette anthologie. Nous tenons aussi à ne pas oublier dans nos remerciements les éditeurs des ouvrages dont sont extraits les poèmes.


    Que cette anthologie soit comme l´atelier dont nous parle Anne de Staël :


    « toujours le monde en formation » François Rannou publie.net et la collection L'Inadvertance remercient le Printemps des Poètes pour cette collaboration.

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