François Truffaut

  • Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène, François Truffaut a inauguré une nouvelle façon de regarder les films et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent. Ce livre, devenu une bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés - sur les classiques français, les grands d'Hollywood, mais aussi ses « copains de la Nouvelle Vague » et ses réalisateurs préférés : Bergman, Renoir, Chaplin...
    Le premier de ces écrits, intitulé « À quoi rêvent les critiques ? », analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. « Lorsque j'étais critique, écrit Truffaut, je pensais qu'un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma. Aujourd'hui, je demande à un film que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas. »

    1 autre édition :

  • En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie un violent pamphlet qui dénonce la "tradition de qualité française" et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans : une critique directe et sans concession. Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison...
    Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...

  • Bertrand Morane avait une quarantaine d'annes. Il vivait Montpellier o il travaillait comme ingnieur l'Institut tudes de la Mcanique des Fluides. C'est un mtier qui le satisfaisait mais auquel il cessait de penser ds qu'il avait franchi les portes du laboratoire car la passion de Bertrand tait exclusive : la femme, les femmes, toutes les femmes. Pour Bertrand les jambes de femmes taient des compas qui arpentent en tous sens le globe terrestre, lui donnant son quilibre et son harmonie . Ni playboy ni dragueur traditionnel, Bertrand tait un chasseur solitaire et anxieux. Il n'avait pas de famille, pas d'amis et, sur son agenda, en face de la mention Personne prvenir en cas d'accident , il n'avait inscrit aucun nom. Comme tout le monde, Bertrand avait souffert, comme tout le monde, il avait fait souffrir, peut-tre un peu plus que tout le monde... Il prouvait une motion vritable en face de chaque nouvelle femme, chacune lui semblait possder quelque chose d'unique et d'irremplaable, une promesse de plaisir qu'il ne fallait pas laisser se perdre. L'Homme qui aimait les femmes est la fois le roman que le personnage principal du film crit et le scnario du film de Franois Truffaut vient de tourner.

  • Découvrez le scénario du film Les Quatre Cents Coups
    Âgé de 13 ans, mal aimé par sa mère et détestant l'école, Antoine Doinel multiplie les bêtises en compagnie de son copain René et fait l'école buissonnière. Jusqu'au jour où il est arrêté pour le vol d'une machine à écrire et placé dans un centre de délinquants mineurs.

  • François Truffaut parle. De ses projets, de ses lectures, de ses idées. De la critique, de ses passions, de ses confrères. Il en parle à des correspondants célèbres - Hitchcock, Lelouch, Godard - ou moins connus - Helen Scott, l'amie new-yorkaise, Robert Lachenay, le complice d'enfance. Sans fard, sans précautions, avec humour, conviction, pudeur aussi. Cinq cents lettres, écrites entre 1945 et 1984, date de sa disparition, par le cinéaste de Baisers volés, de Jules et Jim, du Dernier Métro. Un document unique, prodigieusement attachant, sur l'homme et le créateur.

  • François Truffaut parle. De ses projets, de ses lectures, de ses idées. De la critique, de ses passions, de ses confrères. Il en parle à des correspondants célèbres - Hitchcock, Lelouch, Godard - ou moins connus - Helen Scott, l'amie new-yorkaise, Robert Lachenay, le complice d'enfance. Sans fard, sans précautions, avec humour, conviction, pudeur aussi. Cinq cents lettres, écrites entre 1945 et 1984, date de sa disparition, par le cinéaste de Baisers volés, de Jules et Jim, du Dernier Métro. Un document unique, prodigieusement attachant, sur l'homme et le créateur.

  • L'argent de poche

    François Truffaut

    Avec L'Argent de poche, l'auteur des 400 coups et de L'Enfant sauvage continue d'explorer l'univers de son enfance.
    Sylvie est privée de restaurant à la suite d'un caprice, Richard prête à deux copains l'argent destiné au coiffeur, Oscar refuse de parler et préfère s'exprimer en sifflant, Bruno ne veut pas réciter « avec les intonations », Grégory fait une chute de plusieurs étages, Patrick devient amoureux de la mère de son copain, Julien est maltraité à la maison, Martine vit son premier baiser en colonie de vacances : on voit que la trame de L'Argent de poche est constituée de petits événements, mais il faut se rappeler que rien n'est petit de ce qui concerne l'enfance.
    Certains des épisodes sont gais, d'autres graves, certains sont de pure fantaisie, d'autres sortent tout droit de faits divers cruels, l'ensemble devant illustrer l'idée que l'enfance est souvent en danger, mais qu'elle a la grâce et qu'elle a aussi la peau dure. L'Argent de poche voudrait, en même temps, poser cette question : Pourquoi, dans les luttes que mènent les hommes, les enfants sont-ils si souvent oubliés ?

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