François Zabaleta

  • Le bâtard imaginaire est l'histoire d'une destruction. Celle, quotidienne, irréversible, d'un enfant de huit ans muré dans un désespoir qui n'a pas de mot pour se dire. Un désespoir froid et blanc comme une banquise dans laquelle il s'égare en prenant soin d'effacer ses propres traces. Il ne comprend, ni ces règles ni le rôle qu'il est censé y jouer. Cet ouvrage est aussi celle d'un apprentissage âpre et cruel. Celui du sentiment de la différence chez un enfant aussi peu préparé que possible à la recevoir pour destin.

  • La dernière fois offre une méditation sur les hommes et leur libido. Ce texte raconte l'histoire d'un homme qui se trouve brutalement confronté aux vicissitudes de son propre désir. Aucun petit garçon n'est éduqué dans l'idée que sa virilité, son aptitude à la turgescence, peut, du jour au lendemain, déposer son bilan. Qu'en est-il alors ? Que se passe-t-il quand un homme encore jeune découvre que le meilleur est derrière lui ?

  • « Cette complicité inespérée, presque biologique, entre Ferdinand et cette femme qui avait si décisivement contribué à sa formation intellectuelle, provoquait en lui un sentiment curieux, inextricable, où l'admiration côtoyait cette forme particulière de désir qu'est la tendresse. En effet, la proximité physique de cette nonagénaire, loin d'être repoussante, se révélait singulièrement voluptueuse. Et le besoin qu'il avait chaque jour plus obstinément de la proximité physique de Marie-Ange n'était au fond pas si différent du désir violent et essentiellement bestial qu'il éprouvait pour les jambes de Gwendoline. Non qu'il eût l'envie macabre de lui faire l'amour. Mais, en demeurant proche d'elle, en la touchant, il avait l'impression de s'approprier un peu de l'ardeur, tout à la fois divine et humaine, d'un être qui s'était si totalement réalisé. Ce savant dosage de génie, d'expérience et de juvénilité la rendait presque désirable. Et Ferdinand se prenait à rêver des nombreux hommes qu'elle avait rendus fous tant elle avait dû être, tant elle était encore de ces femmes dont l'attirance est sans antidote ».

  • Autobiographie de jeunesse d'un jeune homme, à la fin des années soixante, broyé sans recours par un mode d'éducation petit-bourgeois, étriqué, coercitif, destiné à briser sa différence, sa non-conformité.

  • Pourquoi Pénélope, la maman d'Elodie, ne veut-elle jamais l'emmener au zoo? Et pourquoi se met-elle à pleurer devant les crocodiles?...

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