Gérard Nicolas

  • Le marge

    Gerard Nicolas

    « Soudain, il se couche au sol puis rampe en direction d'un endroit caché par un rocher : il vient d'entendre des aboiements presque immédiatement suivis d'un bruit de moteur. Une jeep pick-up qui fait une ronde avec un ou peut-être deux chiens. Il y a peu de vent et il souffle vers le nord, ce qui fait penser à Friedrich qu'il ne sera pas repéré tout de suite par les chiens. Le jeune homme décide de se dépêcher de se rendre vers le Danemark. Il se met à courir en se penchant le plus possible, sachant que du chemin il est invisible et oubliant quelque peu toute prudence, c'est ainsi que, débouchant d'une prairie encaissée, il entend tout à coup un tonitruant "Halt"... » Belgique, fin des années soixante-dix. Friedrich a dix-sept ans et a pris sa décision, il quitte tout : ses parents, sa petite amie, cette société rigide qui ne le comprend pas et dans laquelle il ne se reconnaît pas. Il part à vélo pour Louvain et rencontre une bande de jeunes de nationalités différentes, qui vivent en communauté dans une grande maison. Il en fait son chez lui deux ans durant, avant de tenter l'aventure à Amsterdam, puis au Danemark... Soixante-huit n'a laissé personne indemne. C'est l'époque des transgressions, des expériences de toutes sortes : sexualité, drogue... Le voyage affranchit toutes les frontières, tout est à découvrir... Dans ce roman d'apprentissage alliant un érotisme parfois torride à une recherche philosophique de la profondeur de son être, Gérard Nicolas fait souffler un vent de liberté irrésistible, sans occulter pour autant la réalité derrière les illusions. Avec ce premier tome d'un voyage pas comme les autres, il signe une chronique enfiévrée et réaliste portée par une galerie de personnages hauts en couleur, croqués avec justesse.

  • « L'homme heureux... non pas heureux, plutôt l'homme accompli n'a pas peur de la mort : celle-ci n'est pas la ruine d'une vie passée à courir après des chimères aussi saisissables - car l'homme accède à ses aspirations, c'est le noeud gordien du problème -, qu'éphémères et sans substance. » D'une plume enlevée, Gérard Nicolas poursuit le récit de la vie de Friedrich. À présent installé au Danemark, le jeune homme au profil atypique continue ses expériences spirituelles en compagnie d'Axelle. Leur voyage de noces qui leur fait découvrir le Village des Pruniers, où se réunissent des bouddhistes qui cherchent à vivre en « pleine conscience du moment présent », marque une étape dans leurs questionnements existentiels. Le couple marginal est bien décidé à ne rien sacrifier de sa liberté, jusque dans le choix de sa fin. D'un commun accord, ils organisent méthodiquement et avec sérénité leur fin de vie, tout en se ménageant des moments de volupté particulièrement intense. Dans ce roman radical, la longue quête de sens du protagoniste débouche enfin sur son épanouissement.

  • Certains films plus que d'autres ont le pouvoir d'habiter nos rêves et nos pensées bien au-delà de leur vision. L'espace de liberté que quelques-uns portent en eux nous aide à repenser constamment le cinéma, et à penser avec lui. Les films de Jean-Luc Godard sont de ceux-là, et le choc ressenti devant Adieu au langage a suscité un ensemble de textes conçus à la lumière de ce film et des horizons qu'il ouvre. Partant de ce film d'une richesse fabuleuse, ce numéro de 24 images a aussi tenté de voir comment d'autres cinéastes actuels affrontent la question du langage au cinéma, notamment grâce aux analyses de quelques films présentés cet automne : Atlas d'Antoine D'Agata, Journey to the West de Tsaï Ming-liang et Still the Water de Naomi Kawase, entre autres.

  • "Le Front populaire marque pour la France la réalisation d'un certain idéal des gauches réunies et portées pour la première fois au pouvoir dans une Europe déjà rongée par les fascismes. Cette espérance sociale, républicaine et démocrate donne aux travailleurs l'aplomb de demander plus - hausses de salaires, semaine à 40 heures, allocation chômage ou encore congés payés - mais se heurte aussi à de nombreuses remises en cause. À travers 6 conférences majeures organisées par Michel Onfray et l'UP de Caen au théâtre du Rond-Point, les enjeux de cet héritage culturel et politique sont décodés pour faire la lumière sur ce météore historique, mystifié par la droite comme par la gauche selon des biais qui méritent d'être ici dépassés."
    Patrick FRÉMEAUX et Lola CAUL-FUTY

  • Présente l'évolution institutionnelle et politique du pays sous la présidence de Nelson Mandela ainsi qu'une analyse des politiques économiques, sociales et internationales qui lui ont donné une nouvelle image dans la communauté internationale.

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