Galina Kabakova

  • Un florilège de mythes, de contes et de légendes permet de pénétrer dans l'imaginaire d'Ukraine Autrefois, il y a très très longtemps, un énorme dragon habitait dans une montagne. Couvert d'écailles plus grandes que celles d'un poisson, il avait trois têtes, des ailes rouges, des épines sur le dos et des ongles sur la queue et sur les genoux : il portait un grand collier. Il était si horrible que celui qui le voyait de loin se faisait la peur de sa vie. L'abominable dragon quittait sa grotte pour s'allonger sur la route ; à peine quelqu'un prenait cette route qu'il ouvrait grand sa gueule, inspirait le passant et l'avalait. Hommes ou bétail, peu importe. ce monstre pompait tout ; et comme il était insatiable beaucoup avaient péris dans ses entrailles. Les gens comprirent qu'il allait les manger tous et se mirent d'accord pour envoyer une personne à sa grotte pour son repas de soir : il mangerait la victime et ne sortirait plus jusqu'au lendemain. Ils espéraient qu'il aurait la flemme et n'irait pas chercher ses victimes au village, mangerait moins et que d'ici là un chevalier se manifesterait et le tuerait. Ils réalisèrent leur plan. Tous les matins ils envoyèrent une personne à la grotte qui disait des prières en attendant l'apparition du dragon. À PROPOS DE LA COLLECTION « Aux origines du monde » (à partir de 12 ans) permet de découvrir des contes et légendes variés qui permettent de comprendre comment chaque culture explique la création du monde et les phénomènes les plus quotidiens. L'objectif de cette collection est de faire découvrir au plus grand nombre des contes traditionnels du monde entier, inédits ou peu connus en France. Et par le biais du conte, s'amuser, frissonner, s'évader... mais aussi apprendre, approcher de nouvelles cultures, s'émerveiller de la sagesse (ou de la malice !) populaire. DANS LA MÊME COLLECTION o Contes et légendes de France o Contes et légendes de la Chine o Contes et légendes du Burkina-Faso o Contes et légendes d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche o Contes et récits des Mayas

  • Un florilège de mythes, de contes et de légendes permet de pénétrer dans l'imaginaire d'Italie Il y avait deux commères qui habitaient l'une à côté de l'autre. L'une d'elles avait des poules et un jour une poule s'enfuit de la maison jusqu'à celle de la voisine. Celle qui avait perdu la poule était allée trouver son amie et lui avait dit : " Commère, une de mes poules s'est enfuie, est-elle ici ? ". " Non, commère, elle n'est pas venue, non. " Mais elle était en train de la manger avec son mari ; à peine l'avait-il vue arriver qu'ils avaient posé un plat sur l'animal. Alors la commère lui dit : " Qu'y a-t-il dans ce plat, commère ? " L'autre répondit : " Bah ! Nous mangeons une tortue. " Et la commère alors " Ah, eh bien qu'elle se change en tortue. " C'est ainsi qu'on raconte la naissance de la tortue. À PROPOS DE LA COLLECTION « Aux origines du monde » (à partir de 12 ans) permet de découvrir des contes et légendes variés qui permettent de comprendre comment chaque culture explique la création du monde et les phénomènes les plus quotidiens. L'objectif de cette collection est de faire découvrir au plus grand nombre des contes traditionnels du monde entier, inédits ou peu connus en France. Et par le biais du conte, s'amuser, frissonner, s'évader... mais aussi apprendre, approcher de nouvelles cultures, s'émerveiller de la sagesse (ou de la malice !) populaire. DANS LA MÊME COLLECTION o Contes et légendes de France o Contes et légendes de la Chine o Contes et légendes du Burkina-Faso o Contes et légendes d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche o Contes et récits des Mayas

  • Ce premier ouvrage consacré à la convivialité dans le monde russe propose deux grilles de lecture de cette forme de la sociabilité : celle des observateurs étrangers qui, à partir du XVIIIème siècle, sont de plus en plus nombreux à venir visiter l'Empire russe et celle des Russes qui la pratiquent quotidiennement et l'interprètent à leur manière. Cette étude a été réalisée à partir de sources très variées : récits de voyage, descriptions ethnographiques, lexique dialectal, littérature orale.

  • Cet essai littéraire permettra de mieux comprendre l'origine de certains contes étiologiques européens Le conte étiologique ou explicatif est appelé à fournir une réponse aux questionnements sur l'ordre des choses, l'origine des espèces, leurs particularités, etc. Dans l'absolu, le corpus étiologique a la vocation de constituer une cosmogonie, une vision du monde cohérente expliquant l'origine et le fonctionnement de l'univers. La notion d'étiologie met en relief la diversité des genres narratifs : conte dans ses nombreuses variétés, du merveilleux au facétieux, légende, chant, mimologisme, etc. Dans la tradition orale, qui reste vivante dans plusieurs pays de l'Est de l'Europe, les récits étiologiques font partie intégrante d'un vaste ensemble de pratiques sociales qui participe à la construction de l'identité collective. Fortement marqué par la religion chrétienne et par la vision dualiste de la création, le corpus étiologique contient des motifs plus anciens, relevant du fonds mythologique indo-européen. Mais le discours étiologique ne se limite pas à la littérature orale, il est omniprésent dans la culture européenne dès l'Antiquité et jusqu'à aujourd'hui. Il apparaît au moment où l'homme commence à ressentir le désir de savoir et d'expliquer, où la société se construit sa genèse. On découvre sa forte présence à travers les époques dans des domaines aussi divers que la prédication médiévale, les jeux de salon ou encore le marketing politique et commercial. L'ouvrage qui réunit les articles de vingt-trois spécialistes venus de neuf pays d'Europe apporte une contribution majeure à l'analyse du conte étiologique et à la meilleure compréhension du phénomène étiologique. A PROPOS DE L'AUTEUR D'origine russe, Galina Kabakova a obtenu un doctorat en lettres. Elle est spécialisée dans le monde littéraire slave. Elle est également docteur en anthropologie sociale et enseigne la civilisation russe à l'université Paris- IV Sorbonne. EXTRAIT En éditant leur recueil de contes populaires allemands, Deutsche Kinderund Hausmärchen (1812), les frères Grimm ouvrent une brèche où tout le monde s'engouffre, tôt ou tard, avec plus ou moins de succès. Leur collecte n'est pas un fruit du hasard ; derrière les Grimm, c'est tout le national-romantisme qu'on retrouve, et avant tout, la théorie du relativisme culturel de Herder, son idée de l'« esprit du peuple » (Volksgeist), sa conviction que le génie est toujours national et que celui du peuple constitue la source de toute fécondité artistique1. D'où, selon lui, la nécessité des collectes, des études, de la sauvegarde des traditions populaires. Or, qu'y a-t-il de plus national que la langue elle-même ? Si le langage représente l'expression immédiate, naturelle et spontanée de l'esprit du peuple, le langage le plus authentique serait forcément le langage populaire. Ceci est un point important : en attirant l'attention sur la langue, Herder déplace les accents d'une façon significative : ce n'est plus uniquement l'intrigue, l'histoire qui compte, mais également la forme - ainsi, l'oeuvre relevant de la tradition orale commence à être considérée comme un texte.

  • A travers l'analyse de la parole et du geste, Galina Kabakova, associant les méthodes de l'anthropologie sociale et de l'ethnolinguistique, s'interroge sur la socialisation de la femme, sur le mûrissement et l'épanouissement de l'individu à travers l'apprentissage du corps, sur le quotidien et les formes de la sociabilité traditionnelles. A l'écoute du discours féminin sur la physiologie et le travail, le destin et le péché, l'auteur restitue la cohérence de l'univers symbolique de la femme du monde slave.

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