Georgette LeBlanc

  • Avec passion, l'auteur suit les traces d'Emma Bovary dans le village de Ry, dont Flaubert se serait inspiré pour peindre Blainville-Crevon. La confusion entre les deux lieux - le réel et celui du roman - est aujourd'hui levée ; d'ailleurs le texte offre autant de certitudes qu'il ne laisse de doutes ! L'entrain de l'auteur, sa conviction venue de l'enfance et sa tendresse pour les personnes rencontrées donnent à ce témoignage une saveur entière.

  • Un recueil de poésie peut-il se lire comme un roman ? Certainement. L'héroïne de ce recueil nous fait découvrir une vaste galerie de personnages qui gravitent autour d'elle, à commencer par Pierrot, son homme. Les effets de la Crise économique de 1929 et de la Seconde Guerre mondiale sur un petit village acadien dans les bois de la Baie Sainte-Marie sont décrits à travers les gestes quotidiens de cette femme qui se transforme de poème en poème. Écrit entièrement en langue acadienne de la Baie Sainte-Marie, ce premier recueil de Georgette LeBlanc démontre un savoir-faire d'une très grand finesse, une profonde analyse des sentiments humains et un respect absolu pour les mots.

  • Alliant poésie et trame narrative, Georgette LeBlanc ose aborder une page inoubliable du Grand Dérangement : la mutinerie des 232 déportés acadiens embarqués de force sur le Pembroke à destination de la Virginie. Après les miniatures de Alma et le souffle épique de Amédé, Georgette LeBlanc signe là une oeuvre digne d'une tragédie grecque et par laquelle reprend vie le personnage historique de Prudent Robichaud.

  • Avec Amédé, le personnage d'Alma revient pour nous raconter une histoire de camaraderie entre deux cowboys qui s'occupent de leurs troupeaux à leur façon. Georgette LeBlanc n'a pas fini d'étonner en nous transportant dans un univers tumultueux qui s'étend de la Louisiane jusqu'au Grand Texas, où la musique et la chair ne font qu'un.

  • Georgette LeBlanc revient en force avec un quatrième livre en 10 ans, un « roman en vers libres » évoquant à sa manière le grand incendie de 1820 qui a détruit une vingtaine de maisons et autant de granges à la Baie Sainte-Marie, tel que raconté dans le Journal de Cécile Murat, une oeuvre de fiction publiée en 1950 par l'historien acadien Alphonse Deveau. Georgette LeBlanc propose sa propre vison des évènements avec ironie, audace et sensualité. Des personnages colorés, fortement esquissés, de chair et de mots, prennent vie d'une scène à une autre, et en plein 21e siècle, sous le regard dubitatif des médias de la métropole. L'auteure d'Alma est parvenue en très peu de temps à l'élaboration d'une langue musicale et séduisante qui lui est propre et dont la motte d'argile à modeler est le français particulier aux Acadiens du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le Grand Feu ne peut faire que braquer quand Georgette LeBlanc attise les braises de son imagination.

  • Souvenirs: 1895-1918

    Georgette Leblanc

    • Grasset
    • 19 Décembre 2012

    Il était tard quand j'entrai dans le salon du célèbre avocat Edmond Picard, à Bruxelles. Tous les invités avaient assisté comme moi à la représentation du Théâtre du Parc. Selon le désir du maître de la maison j'arrivai la dernière.

  • Nos chiens! fidèles compagnons d'une vie qu'ils vénèrent sans la comprendre, indulgents amis dont la constante adoration force l'amitié des plus rebelles! Sommes-nous donc si insatiables d'amour qu'il nous faille entretenir et encourager l'offrande de ces pauvres coeurs inconscients? Sommes-nous si assoiffés de domination qu'il nous plaise de jouer auprès de ces âmes naïves le rôle du Dieu dispensateur des maux et des bienfaits?

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