Guillaume Potvin

  • Après le très remarqué Prisoners (2013), Denis Villeneuve réalise un deuxième film sous le sceau made in USA, Sicario, mais sans esbroufe, sans parti pris, avec une élégance sans pareille, endossant son métier de cinéaste avec un sens inné du professionnalisme. Séquences, avec un esprit d'observation aiguisé, l'oeil juste et une vision cinéphilique cartésienne, analyse ce film aux allures de western moderne sur fond d'espaces dénudés, qui, au-delà de leurs silences inquiétants et de leur luminosité aveuglante, cachent des intentions et des lendemains crépusculaires. Ailleurs dans la revue, les films québécois Guibord s'en va-t-en guerre, Le bruit des arbres et le Journal d'un vieil homme s'insèrent dans la section critique, entre autres, et la cinquième partie soulignant les 60 ans de la revue s'intéresse aux années 1995-2004.

  • En couverture de son numéro septembre-octobre, la revue Séquences présente La tendresse de Gianni Amelio. Élie Castiel, rédacteur en chef, offre ses impressions sur le dernier opus du réalisateur italien avec qui il s'est aussi entretenu. Au sommaire du numéro, trouvez un gros plan sur 1991 de Ricardo Trogi, la surprise du cinéma populaire de l'été, et une entrevue avec Jean-Carl Boucher, interprète de l'alter ego cinématographique de Trogi. S'y trouve également la seconde partie de l'étude sur le cinéma de Xavier Dolan. Le cas à l'étude : Mommy. Section Spéciale de Costa Gavras est le sujet d'une « histoire de cinéma » dont vous pourrez lire la première partie. Séquences s'est aussi penchée sur le piratage des films au Canada et ses conséquences. Puis, les collaboratrices et collaborateurs de la revue ont, entre autres, vu pour vous 3 jours à Quiberon d'Emily Atef, American animals de Bart Layton, Disobedience de Sebastian Lelio et Les fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin.

  • C'est Pieds nus dans l'aube, l'adaptation du roman de Félix Leclerc par son fils Francis Leclerc qui occupe la une du numéro de novembre-décembre de Séquences, la revue des cinémas pluriels. Denis Desjardins signe une critique du long métrage, alors que Maxime Labrecque s'est entretenu avec le réalisateur. Dans le cas d'Ava, film de Léa Mysius, c'est Julie Demers qui le critique et Sami Gnaba qui a rencontré la réalisatrice. 120 battements par minute ( Robin Campillo ), Ta peau lisse ( Denis Côté ), The Killing of a Sacred Deer ( Yorgos Lanthimos) et Blade Runner 2049 (Denis Villeneuve) font partie des autres films discutés dans ce numéro. S'y trouve aussi le second volet du dossier Regards autochtones, et un portrait de Kim Jung-il, le cinéphile. Le numéro se clôt sur des hommages à la mémoire de Mireille Darc et Jerry Lewis. Dans un autre ordre d'idée, veuillez noter qu'à partir de 2018 la revue passera de six à cinq parutions par année.

  • Ce numéro de fin d'année de Séquences met en couverture Pays. Pour ce deuxième long-métrage très attendu, Chloé Robichaud s'intéresse à l'univers de la politique et à l'affirmation de soi dans la différence. Également en entrevue, Mathieu Denis et Simon Lavoie, duo derrière le film-choc Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, qui discutent engagement politique et héritage du printemps érable. La sortie du plus récent opus de Jim Jasmusch, Paterson, permet à Guillaume Potvin de revenir sur la filmographie de l'un des rois du indie américain. Côté documentaire, gros plan sur le film-événement Fuocoamare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi, Ours d'or à Berlin, qui décrit la catastrophe humanitaire des migrants en Europe. La section hommage s'attache à Héctor Babenco et André Melançon, entre autres récents disparus. Un retour sur la dernière édition de Fantasia et un point sur les Rencontres de Coproduction Francophone 2016 dans le cadre de Cinemania avec Guilhem Caillard, directeur général du festival, complètent le numéro.

  • En couverture de ce numéro, nous découvrons le personnage de King Dave, nouveau film de Daniel Grou (qui délaisse, le temps d'un film, son pseudonyme Podz). Récit d'une simplicité ahurissante, ce plan-séquence de 90 minutes demeure une surprise estivale qui partagera sans doute la critique et le public par son je-m'en-foutisme, son ton bordélique, son refus de narration linéaire, ses erreurs assumées. La revue nous offre, en plus d'une analyse critique, une entrevue avec le réalisateur. Ailleurs dans ce numéro, des articles abordent Francofonia d'Alexandre Sokourov, documentaire offrant un regard fascinant sur l'histoire du Louvre sous l'occupation nazie, La loi du marché de Stéphane Brizé, qui a valu à Vincent Lindon le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2015, et Au-delà des montagnes du réalisateur Jia Zhangke, surnommé le Balzac chinois. Le dernier long métrage d'Emmanuelle Bercot, La tête haute, portrait minutieux du parcours d'un jeune délinquant, ainsi que la dernière oeuvre du grand Nanni Morretti, Mia madre, sont aussi à l'honneur dans ces pages.

  • Le retour d'André Turpin était très attendu. Quinze ans après Un crabe dans la tête, le directeur photo d'Incendies, Tom à la ferme et Mommy nous livre l'énigmatique Endorphine, récit fragmenté qui n'en est pas un, une proposition qui se démarque de la mouvance ambiante. Séquences a rencontré le cinéaste qui nous éclaire sur sa démarche singulière. Parmi les films analysés dans ce numéro, Carol, le nouvel opus de Todd Haynes, Taxi Teheran de Jafar Pahani, Les Démons de Philippe Lesage, Early Winter de Michael Rowe et Fatima de Philippe Faucon, entre autres. La comédienne Françoise Fabian, honorée lors du dernier festival Cinemania, se livre dans une entrevue menée par Élie Castel et le critique des Cahiers du cinéma Thierry Jousse discute critique avec le rédacteur Sami Gnaba.

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