Frémeaux & Associés

  • "Quatre hommes auront eu une vie immense : Napoléon, Cuvier, O'Connell, et je veux être le quatrième. Le premier a vécu de la vie de l'Europe; il s'est inoculé des armées; le second a épousé le globe; le troisième s'est incarné un peuple; moi, j'aurai porté une société toute entière dans ma tête". Honoré de Balzac
    "Quand Balzac publie en 1835 "Le Contrat de Mariage", il publie un roman de formation, un roman stratégique, un roman social, mais surtout une critique acerbe et lucide de sa société, faite de rivalités, d'intérêts, de rapports de forces... L'auteur y fait montre de son génie de l'observation du monde qu'il fréquente, décrivant les trois vices du monde, le plaisir, l'argent et la puissance. A travers l'histoire de ce mariage ruiné et vicié par l'hypocrisie, les mensonges, la haine, Balzac distille également ses conseils maritaux, se montrant très virulent à l'encontre des moeurs de sa société." Claude Colombini
    En lisant le texte de Balzac, Jean Debucourt en fait ressurgir une époque, une ambiance, une atmosphère. Sa voix adopte toutes les variations d'une langue française si richement mise en valeur par le génial écrivain. Et offre ainsi à l'auditeur un moment de grâce et de littérature à part entière. Guillaume Leclère

  • OEuvre maîtresse de la littérature française du XIXe siècle, à l'exemple du Rouge et le Noir et de Madame Bovary, Le Père Goriot sera dès sa première édition un immense succès. En scribe de son temps, Balzac y décrit l'intimité de la pension Vauquer, dont les habitants secrètent toutes les humeurs, toutes les ambitions et toutes les amertumes du Paris populaire. Une étude de moeurs pittoresque dont la voix limpide et nuancée de Bruno Putzulu épouse au plus juste les détails et les contours du style. Claude COLOMBINI

  • « Sous l'effet de la volonté et des excitants, les hommes forment une "comédie humaine", société d'autant plus saine qu'elle conserve la force vitale qui, en la soudant, la traverse de part en part : "L'idée première de la Comédie humaine... vint d'une compa­raison entre l'Humanité et l'Animalité... Si quelques savants n'admettent pas encore que l'animalité se transborde dans l'Humanité par un immense courant de vie, l'épicier devient certainement pair de France" Honoré de Balzac. Étant donné que l'"immense" fluide volontaire passe d'un règne animal structuré en espèces à celui de l'homme, Balzac déduit que la société imite la nature en la prolongeant : il y a des épiciers et des pairs de France comme il y a des loups et des agneaux. » Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong

  • « Ah, c'est un grand tableau. Ce sera plus grand, plus vaste que ce que j'ai fait jusqu'alors », écrit Honoré de Balzac à Mme Hanska, à propos de César Birotteau, roman dans lequel l'auteur poursuit son catalogue raisonné des types humains représentatifs de leur milieu. Qui est César Birotteau ? Un « honnête » parfumeur, à la tête d'une entreprise familiale, qui entreprend sur le conseil d'un notaire véreux de développer son commerce. Survivra-t-il à sa chimère ? Cette chronique de la bourgeoisie conquérante, des malignités du commerce et de la finance, est ici magnifiquement rapportée par la voix modulée et truculente de Jean-Claude Dreyfus. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • "La Femme de trente ans n'est pas un "roman balzacien" traditionnel. Son premier titre Même histoire correspondrait mieux au dessein de Balzac de mettre en scène, sous des scénarios variés, un drame identique toujours recommencé : celui de la femme mariée au début du XIXe siècle. Voilà ce qui explique l'étrange composition de cette oeuvre construite comme une mosaïque à partir de six nouvelles différentes qui seront progressivement réunies comme les différents chapitres d'un roman.
    Cette "même histoire" est celle de la déception et du profond désenchantement d'une jeune femme mal mariée et privée du droit à l'émancipation et au plaisir. Balzac savait de quoi il parlait puisque sa plus jeune soeur, Laurence, mourut à 23 ans dans la misère et le chagrin après un mariage en apparence brillant et honorable avec un certain M. de Montzaigle (le modèle de l'odieux d'Aiglemont du roman).
    Julie, l'héroïne de cette histoire, s'aperçoit qu'à trente ans la femme - qui atteint sa "sommité poétique" - peut encore avoir "d'irrésistibles attraits pour un jeune homme". Cependant, une fois "mariée, elle ne s'appartient plus, elle est la reine et l'esclave du foyer domestique". Julie connaîtra néanmoins l'amour dont elle rêvait, mais elle apprendra aussi que toute passion interdite aux yeux du monde et de la morale se paie de souffrances infinies."
    Claude Colombini Frémeaux

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