Thriller Editions

  • Le Père Goriot, qui croyait pouvoir quitter la pension avec Rastignac pour vivre auprès de sa fille Delphine, meurt en apprenant brutalement la situation familiale et financière désastreuse de ses filles, qui lui réclament son aide sans ménagement. Peu de temps avant, on lui avait diagnostiqué une grave crise d'apoplexie. Bianchon, un des pensionnaires et ami de Rastignac, a lui-même diagnostiqué le Père Goriot. Rastignac assiste à l´enterrement du vieillard, que ses filles n´accompagnent même pas au cimetière. Bien qu´il soit assez ému par la détresse du vieillard, Rastignac se laisse emporter par sa passion du pouvoir et de l´argent et, subjugué par la vue des quartiers riches de Paris, il se lance à la conquête de la capitale...

  • L´histoire commence dans une étude d´avoué où six clercs font des plaisanteries pendant qu´ils travaillent. Puis un vieil homme arrive et tous se moquent de lui parce qu´il porte des vêtements très anciens. Le vieil homme dit qu´il doit parler avec le patron de l'étude, M. Derville. Les clercs lui jouent un tour et disent que Maître Derville ne voit ses clients qu´à minuit. Alors le vieil homme sort et déclare être le colonel Chabert qui était mort dans la bataille d´Eylau, à la suite de la question d'un saute-ruisseau. Le colonel Chabert revient la nuit au bureau de M. Derville et l´avoué lui accorde une entrevue. Chabert lui raconte alors son histoire incroyable...

  • Le jeune Nicolas Poussin, encore inconnu, rend visite au peintre Porbus dans son atelier. Il est accompagné du vieux maître Frenhofer, qui émet de savants commentaires sur le grand tableau que Porbus vient de terminer. Il s´agit de Marie l'Égyptienne, dont Frenhofer fait l´éloge, mais qui lui paraît incomplet.
    En quelques coups de pinceau, le vieux peintre métamorphose le tableau de Porbus au point que Marie l´Égyptienne semble renaître à la vie après son intervention.
    Toutefois, si Frenhofer domine parfaitement la technique, il lui manque, pour son propre ouvrage, La Belle Noiseuse, toile à laquelle il travaille depuis dix ans, le modèle en art idéal, une femme qui lui inspirerait la perfection vers laquelle il tend sans jamais l´atteindre.
    Ce futur chef-d´oeuvre, que personne n´a encore jamais vu, serait le portrait de Catherine Lescault.

  • Après avoir tué tous les Porta par vengeance. Bartholoméo di Piombo quitte la Corse pour Paris en 1800. De ce carnage, seul subsiste Luigi Porta, désormais proscrit.
    C'est dans l'atelier du célèbre peintre Servin que Ginevra rencontre pour la toute première fois Luigi Porta, dont elle tombe amoureuse. Malgré l'interdiction de son père, elle part vivre avec lui et tombe enceinte. Ils sombreront dans la misère et la pauvreté. L'enfant mourut, suivi de sa mère, heureuse malgré tout d'avoir vécu dans l'amour jusqu'à la fin.
    C'est l'achèvement de la Vendetta.

  • Drame judiciaire sur fond de campagne de l'armée française dans l'Allemagne de 1799, adaptée pour la première fois au cinéma en 1951...

  • En 1799, sous la Révolution française, des paysans bretons s´arment pour le retour du roi et contre la troupe républicaine du commandant Hulot. Une aristocrate, Marie de Verneuil, est envoyée par Joseph Fouché pour séduire et capturer leur chef, le Marquis de Montauran, dit le Gars. Elle doit être aidée par un policier habile, ambitieux et peu scrupuleux, Corentin.
    Cependant, elle tombe amoureuse de sa cible. Contre Corentin et contre les chouans qui la détestent, elle fera son possible pour épouser le marquis. Trompée par Corentin qui lui fait croire que le marquis aime sa mortelle rivale, madame du Gua, elle ordonne au commandant Hulot de détruire les rebelles. Découvrant trop tard la tromperie, elle se sacrifie pour essayer, sans succès, de sauver son époux.

  • Désormais murée dans son château de Courcelles, refusant toute invitation, limitant les visites, elle se tient à l´écart du monde. Et pourtant on ne parle que d´elle dans la région. Sa mystérieuse personnalité et les affabulations sur ses aventures lui valent une réputation de personne hors norme. Le jeune Gaston de Nueil, envoyé en convalescence dans sa famille hautement aristocratique, s´ennuie fermement en leur compagnie. Et le jeune homme est très intrigué par cette fameuse vicomtesse dont tout le monde parle mais qu´on ne voit jamais. Il tourne autour de son château, observe, se décide à entrer, et, bien que le valet lui signifie que madame n´est pas visible, il force sa porte. Gaston de Nueil est aussitôt ébloui, intimidé.
    /> Là se trouve le vrai raffinement féminin selon lui. La vicomtesse le reçoit fraichement, mais elle a gardé tout son pouvoir de séduction et Gaston tombe sous le charme. La vicomtesse résiste avec une fermeté élégante aux innocents témoignages d´amour du jeune homme. Et pour lui échapper, elle part en Suisse où Gaston la rejoint. Les deux amants vivent alors neuf années magnifiques qui font oublier à la vicomtesse sa terreur de l´abandon. Pourtant, on destine Gaston à une jeune fille inintéressante, mais de haute fortune. Il lui faudrait refuser cet arrangement familial. Mais la vicomtesse le provoque, lui montrant son intérêt pour son avenir, faisant valoir leur différence d´âge. Tout cela naturellement, dans l´espoir que Gaston abandonnera l´idée du mariage et lui reviendra. Malheureusement pour elle, Gaston suit le conseil de la vicomtesse et, ultime humiliation, il lui fait connaître sa décision par lettre au lieu de lui rendre visite. Madame de Beauséant est donc abandonnée pour la deuxième fois.
    Gaston, lui, comprenant qu'il a sacrifié la passion pour la quiétude bourgeoise, tentera de renouer avec madame de Beauséant, mais en vain. Celle-ci lui renverra cependant sa lettre et menacera même de se défenestrer lorsque Gaston, abandonnant sa femme subitement alors qu'elle s'emploie laborieusement au piano, viendra la solliciter. Sans faire aucun cas de son épouse, qui est un personnage complètement absent da cette nouvelle, il se suicide.
    Le narrateur nous indique que s'il a agi ainsi, c'est parce qu'il avait sacrifié l'amour pour le confort d'une "situation".

  • Monsieur Guillaume, marchand drapier, successeur de Monsieur Chevrel et ami de Jean-Jérôme Cardot, quoique riche et puissant vit dans l´austérité la plus complète, approuvé en cela par son épouse et ses deux filles Augustine et Virginie.
    Cependant ce paisible négoce va être troublé par l´arrivée de Théodore de Sommervieux, aristocrate, peintre, amoureux de la beauté en général, volage, mais voué corps et âme à son art.
    Lorsque l´histoire commence, Théodore est en admiration devant Augustine qui apparaît à la fenêtre d´une vieille maison dans un vieux quartier de Paris. Théodore semble ne plus pouvoir détacher son regard de ce portrait vivant. Éperdument amoureux d´Augustine ou de l´idée qu´il se fait d´elle, il demande sa main et l´épouse malgré les réticences de Monsieur Guillaume, et encore plus de Madame, qui voit d´un mauvais oeil ce changement de classe pour sa fille. À juste titre car, les premiers feux de l´amour passés, Théodore ne trouve plus aucune consistance à sa femme, qui lui paraît fade.
    Théodore a besoin de sensations fortes. Il va les chercher chez une créature cruelle, la duchesse de Carigliano, qu´Augustine vient ensuite supplier de l´aider en lui donnant des recettes de séduction. Mais les conseils de la duchesse n´ont aucun effet sur le comportement d´Augustine, qui dépérit et meurt de chagrin.

  • Sarrasine

    Honoré de Balzac

    La riche famille Lanty organise une fête afin de faire étalage de ses richesses. Le narrateur oppose le côté tumultueux, clinquant et étincelant de la fête à l´hiver, avec ses arbres nus recouverts de neige.

  • Adieu

    Honoré de Balzac

    Le récit se déroule sur deux plans : le présent du personnage principal, Philippe de Sucy, de son compagnon le marquis d´Albon et de la scène dont ils sont témoins : l´apparition de la comtesse Stéphanie de Vandières sous les frondaisons d´une part (1819) et le retour en arrière sur un épisode de la retraite de Russie des troupes impériales, en 1812, lors du passage de la Bérézina où cette même comtesse et le baron de Sucy vont être séparés de façon tragique.

  • Pierre Grassou, sous le nom de Fougères où il est né, est un peintre médiocre qui vit tout de même de sa peinture car le vieil escroc Elias Magus lui commande des copies de grands maîtres : Le Titien, Raphaël, et nombre d´artistes reconnus qu´il fait passer pour des peintures authentiques. Elias Magus revend très cher ces faux aux petits-bourgeois incapables d´apprécier la « bonne peinture ».
    Furieusement entiché d´art, Monsieur Vervelle, marchand de bouteilles très riche est amené dans l´atelier de Pierre Grassou par Magus qui lui fait croire qu´il a devant lui un grand maître, qui plus est possédant des économies. M. et Mme Vervelle sont enchantés par ce jeune homme qui rivalise Rembrandt, Rubens, et qui ferait un excellent mari pour leur fille.
    Pierre Grassou est invité à Ville-d'Avray dans leur maison ridiculement décorée qui contient néanmoins une immense collection où le mauvais peintre reconnaît ses propres copies. Évidemment, bien que peu scrupuleux, Pierre Grassou est conscient de sa médiocrité. Ses amis l´ont beaucoup exhorté à travailler, à sortir de ce qu´ils pensent être une impasse artistique, et qui l´est vraiment car malgré sa fortune, son beau mariage, les honneurs et le rang auquel il finit par accéder, Pierre Grassou reste amer, humilié par le mépris des vrais artistes et ne connaît pas le bonheur qu´il espérait.
    Un peintre raté est toujours malheureux, telle est la morale de la fable.

  • Gobseck

    Honoré de Balzac

    La scène débute dans le salon de Madame de Grandlieu, en conversation avec un ami de la famille, l´avoué Maître Derville. L'avoué entend pendant la conversation de Mme de Grandlieu avec sa fille Camille, que celle-ci est amoureuse du jeune Ernest de Restaud, fils d'Anastasie de Restaud, née Goriot.
    Mme de Grandlieu désapprouve cet amour : la mère d´Ernest est dépensière, enlisée dans une relation illégitime avec Maxime de Trailles, pour lequel elle gaspille sa fortune. Derville intervient en faveur de Camille : il démontre qu´Ernest s´est vu attribuer depuis peu l´intégralité de l´héritage familial.

    Ce récit, qui constitue une mise en abîme d´un type humain du monde balzacien, met en lumière les personnages de Jean-Esther van Gobseck, usurier, et de Maître Derville, avocat en début de carrière. Ces deux personnages, qui jouent un rôle essentiel dans ce roman, reparaissent dans l´ensemble de la Comédie humaine , soit sous forme d´évocation : Gobseck, soit en personne : Maître Derville, que l´on retrouve dans le Colonel Chabert , Splendeurs et misères des courtisanes et dans de nombreux autres volumes de la Comédie humaine. Il fait partie, dans les personnages de la Comédie humaine, des Gens de robe honnêtes.

  • Caroline Crochard, une délicieuse jeune fille vivant avec sa mère dans des conditions sordides, passe son temps à la fenêtre tout en faisant de la couture. Le juge Granville, un aristocrate trop tôt marié à une bigote et malheureux en ménage, aperçoit la jeune fille et en tombe amoureux.
    Balzac entraîne ensuite le lecteur quelques années plus tard, où la même jeune fille est richement installée dans un appartement luxueux, avec deux enfants que le père, Roger de Granville, aristocrate et magistrat dont on a mesuré la droiture dans Une ténébreuse affaire n´a pu reconnaître puisqu´il est marié.

  • La baronne de Watteville, dominatrice et mondaine, tient à Besançon l´un des salons les plus courus. Encore séduisante, elle écrase un mari falot et sa fille Rosalie à laquelle elle prépare un brillant mariage avec Amédée de Soulas qui est en admiration devant la mère.
    Mais Rosalie a d´autres visées, depuis que s´est installé dans la ville un avocat, Savaron de Savarus, dont la personnalité mystérieuse intrigue la jeune fille. Elle aime en secret cet homme ambitieux qui prépare sa carrière politique.
    Mais Savarus a l´imprudence de publier un texte, une nouvelle dans la mode de l´époque, où il décrit les aventures amoureuses d´un homme avec une princesse.

    Il n´est pas difficile de deviner que ce texte est autobiographique. Rosalie en conçoit un vif dépit, puis une jalousie rageuse lorsqu´elle s´aperçoit que la princesse existe vraiment.

  • La bourse

    Honoré de Balzac

    Le jeune peintre Hippolyte Schinner tombe par accident dans son atelier où il reste inanimé. Le bruit de sa chute ayant alerté ses deux voisines de l´étage au-dessous, Adélaïde de Rouville et sa mère, les deux femmes soignent le jeune homme.
    Hippolyte trouve alors dans leur appartement une chaleur et une amitié agréable, mais aussi une misère digne et soigneusement cachée.
    Le jeune peintre est amoureux d´Adélaïde et il se rend souvent chez ses voisines où il découvre la volonté mystérieuse de cacher le passé des deux femmes. Ont-elle commis une action inavouable ? Et qui sont ces deux « vieux amis » de la mère qui viennent perdre exprès au jeu pour laisser des écus à la vieille femme ? Mesdames de Rouville sont-elles des filouses, voire des prostituées ? malade d´angoisse, Hippolyte continue tout de même ses visites, par amour pour Adélaïde. Mais un jour, une bourse un peu usagée, contenant quelque argent (le peintre lui-même est pauvre, bien que titré : il est de Schinner) appartenant au peintre, disparaît.
    Le jeune homme pense qu´on la lui a volée et il soupçonne Madame ou Mademoiselle de Rouville. Il interrompt alors ses visites et se languit au point que même sa mère s´aperçoit de son trouble. Un heureux hasard permettra à Hippolyte de découvrir le passé extrêmement honorable des deux femmes, leur dignité. Et aussi de retrouver sa bourse entièrement rénovée et brodée des mains de Mademoiselle de Rouville. La jeune fille l´avait prise pour lui donner meilleur aspect.
    Pas un centime ne manque dans cette bourse désormais magnifique.

  • Z. Marcas

    Honoré de Balzac

    Zéphirin Marcas, natif de Vitré, d´origine modeste et d´intelligence remarquable, met toute son énergie à passer son doctorat en droit, puis à s´essayer au journalisme, puis à tenter d´entrer en politique. Logé dans une mansarde, vêtu de haillons, ses jeunes voisins d´immeuble le surnomment « les ruines de Palmyre ». Le « Z » accolé à son nom aurait déjà quelque chose de fatal, mais on ne voit pas pourquoi...

  • Le soldat égaré dans le désert trouve refuge dans une grotte et réussit à apprivoiser une panthère dont il est en quelque sorte amoureux. Mais un geste brusque lui donne l'impression que l'animal va le dévorer et il la poignarde. Il s'aperçoit trop tard qu'il s'agissait d'une marque d'affection de la part de l'animal. C'est un homme qui, un jour, a rencontré un soldat. Celui-ci lui a raconté son histoire et la compagne de l'homme lui a demandé de lui dire, et l'homme s'est exécuté en écrivant pour sa compagne l'histoire du vieux soldat. Il avait appelé la panthère Mignonne et il avait projeté quantité de qualités féminines dont il garde un souvenir ému.

  • Honorine

    Honoré de Balzac

    Engagé comme secrétaire par le comte de Bauvan, le baron de l´Hostal s´interroge sur la vie de solitude qui est celle de son maître. Celui-ci lui raconte un jour son histoire. Abandonné par sa femme Honorine peu après son mariage, le comte de Bauvan est toujours épris d´elle.
    Il continue à la protéger, à subvenir à ses besoins sans qu´elle le sache. Le comte envoie son jeune secrétaire intercéder en sa faveur.
    Honorine se confie à lui, lui raconte son mariage dénué de passion, ses désillusions. Il parvient à ce qu´Honorine accepte de retourner chez son mari. Mais Honorine meurt peu après, ne pouvant aimer son mari et se refusant à faire semblant.

  • « Le pêcheur ne mit qu´un moment à nous raconter cette histoire et nous la dit plus simplement encore que je ne l´écris. Les gens du peuple font peu de réflexions en contant, ils accusent le fait qui les a frappés, et le traduisent comme ils le sentent. Ce récit fut aussi aigrement incisif que l´est un coup de hache. »

  • Dinah de La Baudraye (née Dinah Piédefer), épouse de Jean-Anastase-Polydore Milaud de La Baudraye dans la Muse du département et poétesse locale considérée comme bas-bleu, qui signe ses écrits du nom de « Jean Diaz », vient de soumettre au poète Raoul Nathan une nouvelle : Le Prince de la bohème. Les protagonistes du texte sont l´ex-danseuse Tullia, (Claudine Chaffaroux), un de ces rats qui se vendent pour survivre à divers protecteurs.
    C´est son histoire et ses amours qui sont retracées dans la nouvelle de Dinah, au milieu d´un raout comparable à celui qui a lieu dans Autre étude de femme chez Félicité des Touches sur laquelle Dinah de La Baudraye a calqué sa conduite mondaine et littéraire, sans toutefois atteindre son succès.

  • Marie de Saint Vallier, fille de Louis XI est mariée à un vieillard despotique, brutal et jaloux qui la martyrise. Elle est aimée de Georges d´Estouteville qui s´arrange pour la voir en cachette.
    L´introduction de la première histoire présente une mise en scène du jeune homme pour éloigner le vieux mari à la sortie d'une messe. Pour cela, il crée une cohue qui sépare les deux époux, et s´assure de la complicité d´un religieux pour retenir Marie près du confessionnal, le temps de l´embrasser.
    Le vieux comte Aymar de Poitiers, sire de Saint Vallier flaire la supercherie mais ne peut rien découvrir de suspect. Immédiatement après, arrive le sujet de la deuxième histoire enchevêtrée dans les amours de Marie de Saint Vallier : celle de maître Cornélius, mystérieux personnage vivant dans une maison quasiment murée, au fond d´une ruelle, voisine précisément de la maison de Saint Vallier.

  • La femme de Félix de Vandenesse ne sait comment occuper ses journées. C´est l´ennui ordinaire de la femme au foyer, proie facile pour le poète Nathan, d'autant plus qu'un complot entoure leur rencontre.
    Si Marie-Angélique tombe amoureuse du littérateur, c'est parce qu'elle a été poussée dans ses bras à l'occasion d'une rencontre combinée par Lady Dudley, Natalie de Manerville et la veuve du Comte de Kergarouët, née Émilie de Fontaine, et désormais épouse du frère de Félix : Charles de Vandenesse. Toutefois, l'ambitieux Nathan exige pour mener à bien sa carrière politique, finances très au-dessus des moyens de Marie-Angélique. Il fonde notamment un journal en association avec le loup-cervier Ferdinand du Tillet. Aussi la jeune femme va-t-elle recourir à un procédé courant chez les femmes amoureuses de Balzac : les lettres de change qu'elle fait signer par son vieux maître de piano Wilhelm Schmucke. Peu instruite en matière financière, elle court à la catastrophe et à la prison pour dettes. Mais son mari, et sa soeur, madame Marie-Eugénie du Tillet (qui ose enfin braver son mari), la sauveront de justesse.

  • La marquise prétend que son mari est fou, mais le juge Popinot perçoit, dans cette femme apparemment éplorée, une calculatrice sans scrupule et prête à tout.
    Après avoir soigneusement enquêté, Popinot s´apprête à faire un rapport qui n´est pas favorable à la plaignante lorsque la marquise le fait dessaisir du dossier qui est repris par le juge Camusot.

  • Le roman, écrit à la première personne, décrit la rencontre du narrateur avec un jeune homme surdoué, étudiant au collège des oratoriens de Vendôme grâce à la protection de Madame de Staël.
    Absorbé par ses études personnelles, Louis reste à l´écart des autres, il est souvent l´objet de railleries et de brimades. Parmi ses lectures, on retrouve Swedenborg, dont les théories apparaissent encore dans Séraphîta. Le jeune homme est un génie dont ses professeurs ne comprennent pas la soif d´absolu.

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