Isabelle Bourgeois

  • Recherche sociale, 7e edition - de la problematique a la collecte des donnees Nouv.

    Cette nouvelle édition de Recherche sociale s'inscrit dans une perspective pédagogique et contribue à la formation des chercheurs et chercheuses novices en présentant une approche procédurale à la fois rigoureuse et ouverte. Le présent ouvrage reflète l'évolution des méthodes de recherche en sciences humaines et sociales, tout en reposant sur les fondements établis dans les éditions précédentes.

    Les premiers chapitres de ce livre présentent les caractéristiques et théories principales de la recherche en sciences sociales. Les étapes de la recherche sociale - la problématisation, la conceptualisation de l'étude et la collecte de données - sont ensuite abordées en détail. La dernière partie de l'ouvrage est consacrée à l'exploration de certains enjeux importants qui doivent être considérés par toutes les personnes qui entreprennent des projets de recherche, qu'elles se trouvent en milieu universitaire ou organisationnel.

    L'ensemble des chapitres a été revu pour cette septième édition afin de tenir compte des développements méthodologiques et épistémologiques survenus au cours des dernières années ainsi que des mouvements sociaux qui ont motivé ces développements, dont la participation citoyenne, la décolonisation et le féminisme. Plusieurs chapitres ont été profondément transformés grâce aux contributions de nouveaux collaborateurs et de nouvelles collaboratrices. À cela s'ajoute également un chapitre inédit portant sur les enjeux contemporains de la recherche sociale et la publication de la recherche.

    Isabelle Bourgeois est professeure agrégée à la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la mesure et le renforcement des capacités organisationnelles en évaluation. Elle est la rédactrice en chef de la Revue canadienne d'évaluation de programme et a reçu le prix Karl-Boudreault pour son leadership en évaluation de la Section de la capitale nationale (SCN) de la Société canadienne d'évaluation (SCÉ) en 2017.

  • PME allemandes

    Isabelle Bourgeois

    • Ifaee
    • 13 Décembre 2017

    Les PME industrielles allemandes sont une référence mondiale pour la qualité du made in Germany. Et elles ont la réputation de sortir gagnantes des grands défis contemporains : tertiarisation, globalisation des activités et même récession brutale dans la crise de la finance mondiale de 2008. Non seulement elles prospèrent, investissent et innovent, mais elles préservent largement l'emploi industriel en Allemagne. Alors que la France cherche à favoriser le développement d'un tissu vivace de moyennes entreprises sur le modèle de ce Mittelstand allemand, il convient de s'interroger sur ce qui, chez notre voisin, fait les forces et faiblesses des innombrables entreprises petites et moyennes, dont certaines sont mondialement connues. Qu'est-ce qui les pousse à innover ? Comment le font-elles ? Quels sont les ressorts de leur croissance ? Ont-elles un mode de gouvernance particulier ? Comment accèdent-elles à l'information ? De quels soutiens particuliers bénéficient-elles des pouvoirs publics ? Mais aussi : quelles sont les difficultés auxquelles elles se heurtent ? On s'apercevra que si celles- ci sont en grande partie les mêmes qu'en France, les PME allemandes sont conscientes de leurs atouts, qu'elles savent défendre leurs intérêts, et surtout qu'elles sont les garantes de la culture industrielle et de la cohésion sociale allemandes. Cet ouvrage aborde ces questions sous deux angles : celui d'un tableau des conditions et perspectives macro-économiques d'ensemble dans lesquelles les PME allemandes évoluent, complété d'une série de portraits d'entreprises parmi lesquelles figurent de grands noms (Stihl, Wacker ou Würth), mais aussi quelques-uns de ces hidden champions inconnus du grand public, mais leaders sur leur niche en Europe ou dans le monde comme Delo (colles industrielles) ou Dorma (systèmes de fermeture). Ou encore : ce chocolatier Ritter Sport qui perce en France auprès des athlètes en herbe, ou cette société OHB qui vient de surclasser le géant EADS pour développer le programme Galileo, le GPS européen du futur...

  • Depuis quelque temps, notre partenaire privilégié dans l'Union européenne nous fascine et nous irrite à la fois. Première puissance économique européenne, l'Allemagne semble aujourd'hui abandonner cette retenue qui caractérisait jusqu'ici sa politique extérieure et européenne pour exercer un leadership politique de fait dans une Europe qui se cherche. Il est vrai qu'en cela l'Allemagne défend désormais, plus que par le passé, ses intérêts nationaux légitimes. Cette évolution ne traduit pas tant la volonté d'affirmer une quelconque suprématie politique puisque la République fédérale, qui n'a reconquis sa pleine souveraineté qu'en 1990 avec l'Unité allemande, en a alors immédiatement rétrocédé une grande partie à l'UE dans des domaines vitaux, au premier rang desquels celui de la monnaie. Le fait qu'elle tienne désormais à jouer pleinement son rôle dans le gouvernement partagé de l'Union procède plutôt d'une nouvelle identité qui a émergé au fil des générations. Cette identité se nourrit de l'expérience des épreuves surmontées, et surtout de la confiance acquise dans la capacité des décideurs publics et privés, comme de la société dans son ensemble, à édifier un système démocratique, économique, social et monétaire durable qui résiste aux chocs d'un monde imprévisible et instable. Assumant pleinement leur passé, les Allemands ont en même temps acquis la conscience du chemin parcouru, de la stabilité de ce qu'ils ont reconstruit, et aussi de la nécessité de le préserver en affrontant courageusement l'avenir. C'est cette identité collective qui explique que l'Allemagne se présente, aujourd'hui, pleinement souveraine en elle-même, c'est-à-dire consciente de ses acquis et de son expérience, fière de ses principes et de ses valeurs, confiante dans sa capacité à proposer des choix aux Européens et à en assumer les responsabilités. Comment cette nouvelle Allemagne « souveraine » s'est-elle construite, et sur quels fondements ? C'est ce cheminement, à trajectoires multiples et imbriquées, que tentent de retracer et d'éclairer les contributions de cet ouvrage. En douze tableaux, les auteurs, spécialistes éminents ou experts confirmés associés au « réseau de compétences » du CIRAC, présentent la (re)construction patiente et raisonnée des fondations, le séisme libérateur et créateur que fut la réunification allemande et européenne, et les perplexités d'un pilotage à plusieurs dans un monde tout à la fois global et multipolaire. À la lecture de ces tableaux, il apparaît surtout que ce qui fait l'unité de l'Allemagne d'aujourd'hui, et en même temps sa réussite, c'est en réalité une dynamique : celle de la quête permanente d'un équilibre durable dans l'acceptation et la gestion collectivement assumées du changement. Un bilan éclairant pour une Europe perplexe. René Lasserre Directeur du CIRAC Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise

  • La télévision est en sursis. Bientôt, elle ne sera plus le seul média de référence : inexorablement, Internet poursuit sa montée en puissance, et le portable se métamorphose en téléviseur. La numérisation a brouillé les frontières entre les divers moyens de communication électroniques : audiovisuel et télécommunications convergent vers un nouvel ensemble aux contours indéfinis. Comment l'Europe réagit-elle à ces mutations ? Comment en particulier la France et l'Allemagne abordent-elles ces défis ? Malgré d'importantes différences dans l'organisation concrète des marchés et de leur régulation, nos deux pays partagent foncièrement la même approche de la mission de l'audiovisuel, fondée sur la nécessité de garantir le pluralisme des opinions. Mais pourra-t-il encore assurer cette mission, indispensable au lien social, à l'ère du numérique ? Le consommateur des médias, le citoyen, est aujourd'hui largement libre de ses choix ; faut-il, et si oui, comment, le protéger contre les nouveaux risques susceptibles de naître dans un avenir médiatique encore incertain ? Face à la convergence de fonctions naguère séparées entre éditeurs, diffuseurs, fournisseurs d'accès, quelle approche faut-il développer pour veiller au libre jeu de la concurrence, au libre accès de tous au marché et à la libre circulation de l'information ? Convient-il de soumettre à l'avenir les médias aux seules lois du marché ? Ou convient-il au contraire de développer un statut d'exception rénové ? Faut-il, à l'ère du numérique, réguler plus, moins, ou autrement ? Et, le cas échéant, où devrait se situer cette régulation : à l'échelon des Etats membres, à celui de l'Europe ? Toutes ces interrogations nous renvoient à la question du sens que nous voulons donner au modèle de société qui naîtra des changements que traversent la France, l 'Allemagne et l'Union européenne en ce début de l'ère du savoir et de la connaissance. Elles sont au coeur d'un dialogue entre journalistes spécialisés, experts, professionnels et chercheurs réputés, que retrace le présent ouvrage. René Lasserre Directeur du CIRAC Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise

  • La compétitivité de l'économie allemande ne repose pas uniquement sur la puissance, la spécialisation sectorielle et la tradition exportatrice de son industrie, mais également sur la qualité de ses infrastructures et l'excellence d'une gestion territoriale fondée sur l'autonomie régionale et le polycentrisme. Dans le cadre du fédéralisme, c'est au niveau des Länder que, pour l'essentiel, se conçoit, se décide et se construit la dynamique des territoires et que s'affirme ainsi la capacité de l'Allemagne à faire face aux mutations structurelles d'une économie hautement développée et largement ouverte sur le monde. La vitalité et la solidité de l'économie allemande sont dans une large mesure la résultante de dynamiques territoriales plurielles, dont cet ouvrage montre, à travers une série de portraits de Länder significatifs, qu'elles sont elles-mêmes les fruits de politiques de développement économique régionales inscrites dans la durée. Ainsi de la Bavière rurale devenue site high-tech, du Bade-Wurtemberg qui s'est constitué en écosystème de l'excellence industrielle, de la Rhénanie du Nord-Westphalie, ancien `pays noir' reconverti dans le multimédia et la logistique intermodale, de la Saxe qui, délivrée de l'économie planifiée de l'ex-RDA, n'a de cesse de redevenir un site industriel de premier plan au centre de la nouvelle Europe. Pourtant, ce modèle de gestion territoriale polycentrique est lui-même confronté à l'épreuve du changement : la globalisation des activités et, plus encore, l'accélération de l'intégration européenne, placent aujourd'hui l'Allemagne face à un défi de gouvernance. Comment préserver l'autonomie des Länder, garante d'une concurrence régulée des intérêts régionaux au sein d'un fédéralisme coopératif, alors que « Bruxelles », au nom des impératifs de la compétitivité globale, tend à piloter les politiques structurelles jusqu'à l'échelon local ? Comment préserver institutionnellement, dans ce processus d'intégration communautaire aux logiques souvent contradictoires, cette diversité régionale qui fonde la prospérité et l'unité plurielles de l'Allemagne ? René Lasserre Directeur du CIRAC Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise

  • Le modèle social allemand est en crise. L'hypertrophie de l'Etat social inhibe la dynamique de croissance de la première économie européenne. Mais sans une économie performante et prospère, comment continuer à assurer une protection sociale satisfaisante et équitable ? Depuis 2003, le gouvernement Schrder et les partenaires sociaux ont commencé à relever ce défi. Garants de l'Etat social, les pouvoirs publics ont entrepris d'en infléchir les normes, réformant le système d'indemnisation chômage (lois « Hartz IV ») et revalorisant l'apport individuel à l'assurance-maladie ou aux régimes de retraite. Responsables de la régulation du travail et co-gestionnaires de la protection sociale, les partenaires sociaux mènent une politique salariale dont la nouvelle approche globale cherche à concilier la compétitivité des entreprises et la solidarité collective. Mais ces inflexions ne suffisent pas. Les mutations induites par la globalisation des activités ont fragilisé les bases de ce libéralisme organisé qui est au coeur du modèle économique et social allemand. L'Allemagne ne doit pas seulement lever les « rigidités » de son marché de l'emploi et assurer le financement des régimes sociaux mis à mal par le vieillissement démographique. Elle doit aussi refonder son contrat social et trouver un nouvel équilibre entre le marché et la solidarité, entre la promotion de l'activité et la redistribution, entre les droits et devoirs respectifs de l'individu et de la collectivité. C'est là un processus collectif complexe qui associe les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et l'opinion. Car les réformes en cours impliquent aussi un débat sur les valeurs qui fonderont les nouveaux choix de société allemands et assureront le maintien de la performance économique du pays dans le cadre d'une globalisation assumée. L'acceptation du changement se nourrit également de l'engagement européen réaffirmé. C'est dans la perspective d'une Europe compétitive dans l'économie du savoir que l'Allemagne inscrit la refondation de son modèle économique et social.

  • Confronté au double défi de l'unification et de la mondialisation, le « modèle rhénan » semblait s'être progressivement englué dans ses pesanteurs et ses rigidités. Pourtant, le gouvernement Schrder est parvenu à sortir l'Allemagne de sa torpeur. Réforme fiscale, privatisations, modernisation bancaire et financière, épargne-retraite, flexibilité du travail, gouvernance sociale,... - aucun domaine n'échappe à de profondes mutations. Une nouvelle dynamique collective de modernisation a saisi pouvoirs publics, acteurs économiques, partenaires sociaux ; elle se fonde sur une acceptation raisonnée du changement. Dans un contexte en pleine évolution, l'Allemagne réagit et tente de libérer sa compétitivité, ses forces d'innovation et de croissance. L'impératif réformateur est triple : la globalisation et l'intégration croissante de l'Union européenne exigent l'adaptation des structures et de la réglementation ; la « révolution technologique » force à la réorganisation des activités et des règles du jeu ; la normalité nouvelle de l'Allemagne réunifiée appelle la redéfinition des fondements mêmes du « modèle rhénan ». Le défi que relève actuellement la société allemande dépasse l'horizon mental national. C'est avant tout un choix européen assumé. Parce que le site Allemagne est au coeur de l'Europe, il ne peut échapper à la modernisation : de son dynamisme retrouvé dépendra la compétitivité de l'espace économique européen dans son ensemble, et donc celle de chacun des Etats membres. En révélant le haut degré d'interdépendance des économies nationales au sein de la zone euro, l'avènement de la monnaie unique en a forcé la prise de conscience collective. Tout autant que la globalisation ou la « nouvelle économie », le vrai levier des mutations que connaît l'économie allemande n'est autre que la réalité vécue et acceptée de l'Europe économique et monétaire. En cela, l'Allemagne est peut-être en train de reprendre une longueur d'avance. Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif issu de l'activité d'étude et d'observation suivies de l'équipe du CIRAC et de son réseau, rassemblés autour de la revue Regards sur l'économie allemande. Les auteurs des contributions sont des spécialistes réputés, de jeunes chercheurs et experts, ainsi que des journalistes spécialisés.

  • « Où es-tu ? » Telle est la première parole adressée par Dieu à l'Homme dans la Bible. Question singulière (Dieu n'est-il pas omniscient ?) qu'Isabelle Le Bourgeois cherche à décrypter.  Mais très vite, en donnant la parole à des patients de son cabinet et à des personnes détenues qu'elle vient écouter en prison, elle retourne la même question vers Dieu : où est-il pour le prêtre Loïc qui se rend compte de l'inanité de sa vie, pour Marie-Josèphe la moniale en rupture de ban, pour Humberto le transsexuel, pour Marie-Thérèse la bourgeoise en détresse, pour Titouan le syndicaliste dont la vie s'est fracassée un jour d'ivresse sur les morts qu'il a provoqués en voiture, pour Damien qui a assassiné sa femme par jalousie... ? Du fond de ces abîmes de remords, colère, désespoir, culpabilité, des âmes brisées appellent un Dieu qui semble absent, avec des accents de vérité qui touchent à l'universel.Isabelle Le Bourgeois, religieuse auxiliatrice et psychanalyste, a accompagné comme aumônier des personnes détenues durant de nombreuses années. Elle a publié Derrière les barreaux, des hommes (2002), Dieu sous les verrous (2006) aux presses de la renaissance et Espérer encore (2006) chez Desclée de Brouwer.

  • Dans une culture de l'écrit, le développement des compétences à l'écrit, en lecture et à l'oral est un prédicteur de la réussite scolaire des élèves. Dans l'Etat de l'Ontario (Canada), le curriculum prévoit un enseignement de la « grammaire nouvelle » et de la langue au service des compétences disciplinaires. Que revêt ce terme ? Quelles stratégies pédagogiques mettre en oeuvre pour un meilleur enseignement de la grammaire au service du développement des compétences langagières ? Cet ouvrage tente de répondre à ces différentes questions.

  • Violence, angoisses, souffrance... Pourquoi se battre, puisque le combat semble perdu d'avance. Au nom de quoi, de qui, persister, durer, avancer ? Serions-nous des déçus de l'espérance, de la confiance et des promesses ? Si le mal est une énigme intarissable, Isabelle le Bourgeois affirme pourtant que l'amour l'est tout autant. Peut-être même davantage. Quel mystère que sa présence ! L'espérance n'est pas autre chose que cet amour qui ne baisse pas les bras, qui ne se laisse pas déborder par ce qui n'est pas lui. L'espérance est l'audace de l'amour, reçu et donné.Aumônier à la prison de Fleury-Mérogis, Isabelle le Bourgeois côtoie au jour le jour la désespérance la plus profonde. Enfances meurtries, familles brisées, vie gâchées... Avec un sens rare du portrait, elle rejoint le coeur d'une humanité blessée. Au fil de l'écoute, des rencontres multiples, à travers une parole inattendue, un geste ou un sourire, jaillissent patiemment tissées, toutes les raisons d'espérer encore.

  • C'est un fait connu, souvent étudié dans ses tenants mais curieusement peu dans ses aboutissants : le roman est un genre sans règles autres que tacites. Si le moment de sa naissance est l'objet d'infinis débats, tant ses origines se perdent dans un lacis de formes anciennes ou peuvent être rapportées à des événements (le passage à la langue romane, l'avènement des Temps modernes) ou des oeuvres (Don Quichotte, Robinson Crusoé, La princesse de Clèves) qui en marqueraient sinon le véritable commencement tout au moins le commencement symbolique, la question de sa suite ou plus exactement de sa poursuite reste un chantier encore largement ouvert. Comment, en effet, le roman se transmet-il, en l'absence d'un cadre poétique fixe, comme une forme toujours disponible et toujours vivante ? L'étude de Thomas Pavel sur La pensée du roman apporte à ces questions plusieurs réponses, au premier chef celle qui constitue l'objet même de son livre : le roman se maintient dans le temps par sa tâche, à la fois spécifique et inépuisable, de mettre en scène les mondes idéaux que nous imaginons pour guider nos vies. Mais une autre réponse, non moins importante, traverse toute l'étude. Le roman, suggère Thomas Pavel, se transmet de façon « coutumière ».

  • La solitude a récemment fait son entrée en politique : un premier « ministère de la solitude » a été créé au Royaume-Uni en 2018, suivi, quelques semaines plus tard, d'une proposition similaire en Russie. Si la question sociale de la solitude est loin d'être nouvelle, son institutionnalisation en enjeu de politiques publiques est récente, et entérine un réel changement d'échelle dans la façon d'appréhender ce phénomène. Longtemps considérée comme insaisissable, subjective et diffuse, exigeant exclusivement des actions locales et ciblées, elle est de plus en plus envisagée comme un fait social à part entière, et donc comme un objet légitime de politiques publiques à la fois nationales et transversales. La solitude, expérience intime par excellence, peut désormais relever d'un ministère d'État.

  • L'évaluation de programmes s'inscrit dans un changement de paradigme mondial qui se traduit, entre autres, par une redéfinition des pouvoirs. La pratique évaluative ne peut se contenter d'ajustements mineurs, ce qui implique un élargissement des compétences de l'évaluateur. Pour les éminents théoriciens Ernest House et Thomas Schwandt, non seulement ceux-ci doivent-ils être compétents sur les plans stratégique et technique, mais ils doivent aussi démontrer une certaine sagesse qui permet à la pratique d'être flexible, attentive et soucieuse d'offrir un jugement rencontrant l'acceptabilité de l'ensemble des parties prenantes.

    Le présent ouvrage trace le portrait d'une conception de la pratique professionnelle (praxis) qui intègre ces composantes. Les auteurs s'intéressent plus particulièrement à la rencontre entre les acteurs, qui constitue un défi en soi, en présentant un éventail d'approches et d'expériences qui favorisent leur rapprochement.

  • Cette chronique illustrée que nous publions à l'occasion du 60e anniversaire de la création de la République fédérale retrace les principaux événements qui ont marqué l'évolution de l'Allemagne depuis le 20 juin 1948 (la réforme monétaire à l'ouest fut une étape préalable à la fondation de la RFA en mai 1949) jusqu'au 30 juin 2009. L'Allemagne ayant été longtemps divisée, cette chronique de la RFA inclut donc aussi les principales étapes de la RDA, issue de la zone d'occupation soviétique en 1949 et dont l'adhésion à la RFA fut scellée le 3 octobre 1990. Deux grands enjeux ont marqué les deux décennies suivantes : la menée à bien de l'unification et, plus encore, les avancées du projet européen. Mais cette Allemagne qui nous est contemporaine ne se résume pas à sa vie politique, ses performances économiques ou la générosité de son modèle social. C'est une Allemagne nouvelle, démocratique, prospère et pacifique qui s'est construite au fil des 60 années écoulées, fruit d'un patient effort collectif - une société proche de la nôtre, aux prises avec les mêmes défis. Et quoi de plus parlant que photos ou affiches pour montrer nos voisins à l'oeuvre, et illustrer les grands moments de leur histoire ?

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