Jean Anglade

  • Dix-huit récits et nouvelles inédits écrits de 1931 à 1934 par Jean Anglade. Dix-huit histoires et autant de petits bonheurs littéraires. Dix-huit nouvelles où pointe déjà tout le talent du conteur : son regard tour à tour tendre, caustique, affûté, posé sur ses personnages, sur une vie simple et sur les beautés champêtres.
    On y rencontre pêle-mêle :
    Zozo, qui, sur le chemin de l'école, arrive en retard en classe à cause d'un sentier et d'un pivert trop bavards ;
    un percepteur à la vocation frustrée de poète, n'osant déclarer son amour à une belle Italienne ;
    Rémy, facétieux facteur, qui livre sans le savoir les lettres de sa femme à son amant ;
    le petit Maxime, goitreux à cause d'une salamandre, et rejeté par tout un
    village...
    Mais aussi un joueur de vielle, un village du nom de Branquignoles, un futur agrégé de mathématiques et tant d'autres, qui peuplent ce savoureux recueil.

  • Il y a plusieurs façons de se dresser contre la guerre : la maudire, dépeindre les horreurs qu'elle commet, étaler son absurdité. Dans ce roman à sketches, Jean Anglade se jette dans une entreprise difficile : faire rire d'elle. Car le ridicule peut démolir autant et plus que l'invective. En fait, c'est l'histoire de sept hommes dont les noms figurent sur un modeste monument aux morts de 1914 1918. Chacun était de son vivant affligé d'un problème insoluble : la guerre a résolu ces sept problèmes.
    Le roman a inspiré à Patricia Valleix un très beau film qui a obtenu à Aurillac le premier prix du cinéma rural.

  • À l'issue de la Première Guerre mondiale, Donato rentre au pays avec, en guise de médailles militaires, une patte folle et un poumon percé. Mariella, sa fiancée, l'a attendu pendant sept ans. Ils se marient enfin, s'apprêtant à partager une vie qui ne leur offrira que deux abondances : la misère et les enfants.
    Dans leur pays, ce sont les Michelis qui règnent sur les hommes, en possédant tout : terres, maisons, bétail. Don Flore, le prêtre, règne quant à lui sur les âmes en menaçant des flammes de l'enfer les brebis égarées. Lors d'une procession en l'honneur de la Madone, un pont de bois s'écroule sous les pas de fillettes endimanchées. Vingt cinq enfants meurent, emportées par le fleuve en crue. Donato et Mariella perdent deux de leurs filles. Donato ne veut plus croire en la miséricorde de la Vierge : il l'insulte et en brise la statue. Sa révolte contre l'Eglise et la société prendra une forme plus pernicieuse encore, qui ébranlera leurs fondements...

  • Nouvel embauché dans une terre d'usine, Albert Moel s'attire la méfiance de ses collègue par son silence et ses regards scrutateurs. Serait-il un espion à la solde du patron ? Il est vite obligé de dévoilé sa véritable identité : il est prêtre, envoyé au sein des ouvriers pour convertir les brebis égarées. Dans un environnement inhumain où la machine prime sur l'homme, le père Moel devra apprendre à lutter contre le dogmatisme, l'ignorance et..l'amour. Dans ce roman inspiré par la généreuse expérience des prêtres-ouvriers, Jean Anglade prouve une nouvelle fois qu'il est un écrivain inclassable, qui s'inscrit au tout premier rang des romanciers français contemporains.
    Jean Anglade est le plus important des écrivains auvergnats. Apprécié pour son style incomparable, riche de poésie, d'humour, de réalisme, il est l'auteur de quatre-vingt-dix ouvrages de toutes sortes qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Il fut aussi instituteur, professeur de lettres et professeur agrégé d'italien.

  • En bonus : une nouvelle de Jean Anglade, Le Roi des fougères.

    " Elle retourne vers Saint-Paul. La nuit est venue. Elle lève les yeux pour compter les étoiles qui, à cette heure-ci, brillent aussi sur le Peyroux abandonné, sur les cheminées éteintes, les volets clos, les trois rues vides. Puis elle brandit son bâton pour écarter ce souci qui frelonne autour d'elle. Elle aimerait bien, comme au Peyroux, trouver quelque part, en un coin chaud, sa casserolette de tilleul. La découvrir, verser l'infusion bouillante dans une tasse, la humer, la sucrer, la boire lentement. Sentir sa chaleur lui remplir l'estomac d'une douce distillation. Mais personne ne lui en a offert et elle n'ose demander. Ne va pas déranger le monde. Tant pis pour ta gourmandise. " Bienvenue au Doux Repos ! Chambres spacieuses, service impeccable, pléthore d'activités, nouveaux compagnons et journées bien rythmées : on mange, on dort, on joue au loto, on digère à heures fixes. La vieille Mathilde, irréductible et solitaire, s'est résignée - pour la première fois de sa vie - à quitter ses murs et son joli hameau d'Auvergne afin de profiter de nouveaux (et derniers ?) plaisirs terrestres. Là, en compagnie de vieillards édentés dont elle découvre peu à peu les fantaisies, les mesquineries et les angoisses, Mathilde, de son regard digne et bonhomme, s'ingénue à chercher la vie partout, à rester libre, la main tendue pour un peu de tendresse.


  • Avec La Noël aux prunes, fresque historique et sociale, sur fond de Castille et d'Auvergne, Jean Anglade signe un roman d'apprentissage.

    En 1975, une nouvelle enthousiasme les réfugiés, dont Manuel fait partie : Franco est sur le point de mourir. Manuel retourne donc en Espagne après trente-huit ans d'errance. Son village est désert, en ruines. Il redevient professeur dans une école imprégnée de franquisme, mais ce pays n'est plus le sien. Ce n'est plus le pays " de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats ; ses études, ses travaux, ses amours, il les a rêvés ". Il décide donc de revenir sur les flancs d'un volcan mort en Auvergne sur lequel il a bâti autrefois une maison de ses propres mains et ne se sent plus concerné que par sa vieillesse et sa solitude...

  • Les cousins Belloc

    Jean Anglade

    Auvergne, 1918. Depuis que leurs mères respectives, victimes de la grippe espagnole, ont rejoint leurs pères, morts pour la France, les deux cousins Vincent et Mauricet sont hébergés à Arlanc en Auvergne, l´un chez grand-mère Félistine, ouvrière en chapelets, l´autre chez grand-mère Yolande, dentellière de son état.
    Les deux garçons sont inséparables et c´est tout naturellement qu´ils vont en apprentissage, à Riom, chez le même charcutier. Ils sont tellement serviables qu´on les considère comme les fils de la maison. Jusqu´au jour où la patronne, s´alarmant de leur manque de curiosité pour le sexe opposé, se met en tête de trouver la femme idéale, capable de briser leur innocent et néanmoins troublant duo...
    Conteur hors pair, bientôt centenaire, auteur de plus d'une centaine d'ouvrages, le patriarche des lettres auvergnates continue de nous émerveiller. Drôle, tendre et grave à la fois, chacun de ses romains est une cure de jouvence, une extraordinaire leçon de vie.

  • Années soixante. Guillaume est barbier-coiffeur au Chambon-sur- Lignon, village reculé de la Haute-Loire resté une enclave huguenote au coeur de l´Auvergne romaine catholique. Sa clientèle protestante ne s´offusque pas qu´il soit lui-même papiste : la commune est un modèle de tolérance et de bon voisinage. D´ailleurs, le temple sert aussi d´église à son grand-oncle Marius, curé de son état et qui n´en jouit pas moins auprès de ses concitoyens parpaillots d´une haute considération. Village de Justes et de résistants, refuge de tout temps pour les persécutés, Le Chambon-sur-Lignon est un haut lieu de la paix et de la liberté. Jusqu´à ce qu´un terrible drame ne fasse de Guillaume et de sa femme institutrice des fugitifs...
    Né en 1915, Jean Anglade nous livre en cette année de son centenaire un roman étonnamment réjouissant, à la verve intacte, à la malice sans égale et qui est aussi un extraordinaire hymne à la tolérance.

  • Jean Anglade a découvert l´identité du Soldat inconnu !Deux ans jour pour jour après l´armistice, un poilu nommé Auguste Thin choisit au hasard, parmi huit soldats non identifi és, le Soldat inconnu destiné à être inhumé sous l´Arc de triomphe. Inconnu ? Sauf de Jean Anglade qui, informé par l´intervention d´une bague magique, nous apprend qu´il s´agissait d´un certain Jean-Marie Coustille, instituteur idéaliste et pacifi ste né à Orcet dans le Puy-de-Dôme, apiculteur à ses heures, artilleur par obligation, qui fi nit « écrabouillé » à Péronne à l´âge de trente-six ans, restant, pour ce qui est des femmes, sur sa faim et sur ses envies... Jean Anglade,

  • La Grande Guerre est finie depuis sept ans quand Maurice Poudevigne, que tout le monde croyait mort, revient « au pays ». En suivant pas à pas l´itinéraire de cet ouvrier agricole de son enfance à sa mort, Jean Anglade nous offre un bel hymne à la vie et à la culture paysanne du début du siècle dernier.

    « Après avoir été un autre, un guerrier, un combattant de la boue, un prisonnier, un frère convers, un domestique, un Juif errant, il se sentait redevenir lui-même, Maurice Poudevigne, agriculteur à Combret.

    Au crépuscule, il sortit dans le village. Il rencontra du monde. Tous s´étonnaient en le reconnaissant, on le croyait mort, son nom était écrit à l´église de Venteuges sur la liste des glorieux soldats tombés pour la France. Ils voulaient des nouvelles de tel ou tel pas encore revenus. Mais non, il ne savait rien d´eux. » La terre, omniprésente dès l´enfance du petit Maurice, qui doit quitter les bancs de l´école communale au moment des moissons.

    La terre, celle de la famille Magne, dans le département voisin, où il va travailler comme faucheur saisonnier.

    La terre, celle des tranchées, où il est fait prisonnier en 1916.

    La terre, celle d´Allemagne, en pleine Forêt-Noire, où il devient fabricant de cercueils, sensible au charme de la jolie Erika dont le mari est au front.

    Et enfin, sa terre natale, qu´il retrouve après sept années d´errance, où il fera venir Erika qu´il épousera, et où il mourra en fauchant l´herbe comme on décapite ceux qui font l´Histoire en défaisant la vie des hommes.

  • Grandeur et servitude d´un curé de campagne. À 69 ans, dans les années 1970, Annet Ferrier est agriculteur et éleveur de vaches ferrandaises près d´Orléat dans le Puy-de-Dôme. Atteint d´un cancer, il se suicide laissant deux fils, Richard et Germain, pour lui succéder. Certains soupçonnent le phosphate, qu´on utilise nouvellement pour engraisser la déjà riche terre de Limagne, d´avoir causé sa maladie. Son fils Germain en est convaincu, d´autant plus qu´il est bientôt lui-même « contaminé ». La tumeur n´est pas incurable. Germain est guéri, mais condamné à la chasteté. Ne pouvant fonder une famille, Germain décide, à quarante ans sonnés, d´embrasser la carrière sacerdotale. Après le grand séminaire, il hérite d´une cure, dans un petit village au pied des monts du Forez, avec ses à-côtés : un chat, Filou, une vache, Roussette, un jardin potager et une servante très pieuse qui fait aussi office de sacristine... À travers l´évocation à la fois malicieuse et authentique du sacerdoce dans les campagnes au tournant de notre millénaire, les leçons de vie du patriarche Jean Anglade, pétri de sagesse et d´humanisme, sur les questions éternelles : Dieu existe-t-il, quel est le sens de la vie ?

  • Faire le tour du doigt de Jules Vendange, c'est dérouler la vie d'un jeune Auvergnat, qui, fin septembre 1913, arrive avec ses premières braies longues à l'Ecole normale d'instituteurs. Mais sa formation est brutalement interrompue par sa mobilisation. Incorporé dans une unité de soldats dans l'Aisne, il revient des tranchées avec une jambe en moins mais une conscience en plus. Autant dire qu'en 1919, à l'instar de ses camarades survivants, il n'est plus le même ; plus l'envie de se mettre au garde-à-vous devant le directeur, le prof, les pions, d'obéir, et d'appliquer un règlement souvent absurde... juste celle de décrocher le sacro-saint Béhesse (Brevet Supérieur) qu'il n'obtiendra pas, à la suite d'une " mutinerie " d'élèves-maîtres rétifs à la discipline et à la pédagogie enseignée.
    Qu'importe, la vocation est là...

  • « Je ne suis pas libre. J´ai un mari, quatre enfants, deux chattes, des parents, des beaux-parents, des maisons à tenir. Tous ont besoin de moi, comprends-tu ? Je leur appartiens. Je ne me suis jamais appartenu ! Toute ma vie, j`ai été le bien des autres, la chose des autres, par droit naturel ou par contrat ! »Prête à marier, Aline Florenceau dit oui au premier venu, Denys Salomos. Un homme aux antipodes d´elle : aussi sanguin qu´elle est placide ; aussi méditerranéen qu´elle est auvergnate. Elle le suit en Tunisie dans ses terres colonisées : rude désillusion. Et revient en Auvergne quelques années plus tard, veuve, avec ses trois enfants, dans la maison parentale.Maître Théodore Grampon au « visage aussi froid que gris un jour de Toussaint » est huissier-audiencier. Un jour, c´est la rencontre entre le vieux garçon et la jeune veuve. « Pour l´amour des enfants, du bien et de l´intérêt composé», Aline l´épouse.A quarante ans, dans sa vie terne et triste, exempte de toute passion, elle fait la connaissance d´Edmond Leblé, président de la Société nationale de la nature. D´âge indéfinissable, jamais marié, électron libre émancipé de tout, il habite au pied du Puy, écume au volant de sa vieille 2CV les routes de France pour sa cause. Une amitié littéraire et épistolaire se noue entre les deux êtres solitaires. Puis une passion véritable, sincère, profonde, inattendue naît. Aline en est bouleversée : elle aime, enfin, et décide de reprendre son destin en main...

  • Esiècle, le destin d'une mère et de ses trois filles, aux parcours de vie très différents.
    Alexandrine dirige d'une main de maître son entreprise florissante spécialisée en fruits confits, Les Délices de Velay. Elles a trois filles : Marie l'aînée, Madeleine et Marguerite. La première reprendra les rênes de la société, Madeleine sera institutrice, et Marguerite, infirmière. Longtemps, elles resteront célibataires avant de trouver un homme à leur goût. Alexandrine avoue son incroyable secret à Marie : elle est née d'une liaison avec un prêtre. Marie va alors tenter de le retrouver. En vain : il est déjà mort d'une belle vie atypique, originale et pleine de générosité.

  • " Pendant une heure, en attendant le train suivant, Chattoune sur ses genoux, Rose resta songeuse. Examinant le contenu de sa tête, elle y trouva une quantité de sujets possibles. Sa propre histoire de garde-barrière nourrie de lectures. Celle de Jeanne,

  • Au XVIII e siècle, le roman d'une authentique ascension. Ou comment un modeste camelot auvergnat, issu d'une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, fait naître toute une dynastie de riches financiers !
    Elevé par son grand-père auvergnat, qui décèle en lui bien des talents, Marin Tourlonias quitte les siens pour conquérir la fortune là où elle se trouve : en Italie ! En 1750, avec une charrette remplie de bric-à-brac qu'il vendra sur les chemins - quelques almanachs, des couteaux, de l'eau miraculeuse ... -, Marin part, confiant en sa bonne étoile. Au fil de ses étapes, de Montbrison à Valence, puis de Turin à Rome, son voyage s'écoule, imprévisible, plein d'apprentissages, de rencontres et de joyeusetés !
    /> Comment ce modeste camelot, issu d'une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, va-t-il faire naître une riche - et véridique - descendance, la puissante dynastie des Torlonia ?

  • La renaissance auvergnate d´un intrépide Américain. Sculpteur adulé, artiste vedette du San Francisco des années trente, Ralph Stalkner est au faîte de la gloire quand il voit débarquer dans son atelier une jeune modèle auvergnate aux proportions idéales. C´est le coup de foudre. Pour les beaux yeux de Francine, Ralph est prêt à tout. Ensemble, ils partent à la découverte des merveilles de la sculpture en Amérique, au Mexique, en Italie, en France. Ce qui leur permet de vieillir côte à côte sans s´en apercevoir. Quand Francine lui dit qu´elle a le mal du pays, Ralph part sans hésiter s´installer avec elle dans une ferme au pied de la chaîne des Puys.Pour le Californien, la transplantation est brutale. Bien que maîtrisant le langage des « mangeurs de grenouilles », Ralph doit s´habituer à l´accent local, s´initier aux us et coutumes auvergnats, tromper aussi son désoeuvrement. Car Ralph croit sa carrière de sculpteur fi nie... Jusqu´au jour où, contemplant l´église, il aura l´illumination : la pierre de Volvic vaut bien le marbre de Carrare dans lequel Michel- Ange réveillait une nymphe ou un apollon...À travers le destin inattendu d´un Auvergnat d´adoption, le regard plein de générosité et de malice de Jean Anglade, qui nous emporte dans un voyage auquel participent et la terre et le ciel.

  • Quel est le lien entre un Ch´ti du Nord et un Auvergnat ? Un coeur en chacun d´eux qui bat, vaillant et généreux.

    Le premier est d´origine polonaise. Fils et frère de mineurs, Jules Stapinski baigne depuis son enfance dans la culture du Nord et des corons. Il a réussi, a profité de la vie en homme simple jusqu´au jour où un fatal accident l´expédie tout droit au paradis... Le deuxième est Auvergnat, fruit des amours coupables d´une mère volage avec un Allemand durant l´Occupation. Après ses études, Armand, devenu médecin, s´installe à Orcival. Mais en 1987 son coeur, déjà malade, vacille, il doit être remplacé. Par la grâce des progrès de la médecine, Jules « a offert » son coeur à Armand, qui, reconnaissant, va chercher par tous les moyens à connaître l´identité de son sauveur...

  • Régis Féraz (on dit Féra, non point Féraz car Régis est d´origine savoyarde et le z ne se prononce pas), est le dernier de nos poilus, le der des ders. Ancien éclusier à Clos du May sur le Canal latéral à la Loire, il n´est Bourbonnais, certains disent Bourbonnichon, que d´adoption. Qu´il le veuille ou non Régis Féraz est devenu un héros. On voudrait d´ailleurs l´honorer, recueillir de sa bouche un ultime témoignage.  Mais le centenaire passe pour un peu « bredin », pour un peu fou du cerveau, car depuis des années il ne veut plus entendre parler de la Grande Guerre.  Seule Léone sait de quel souvenir indicible son grand-père veut se garder. Au journaliste venu pour le rencontrer elle est prête à le révéler. Mais pour ce faire, il faut commencer par le commencement... Sans jamais se départir de cette ironie tendre qui fait notre délice, Jean Anglade nous entraîne alors sur les pas d´un enfant de la Patrie, ballotté par l´histoire et emporté dans les cruautés d´un siècle meurtri par la folie des hommes.  - Vous avez raison. Tout le monde a un grain de folie. Parfois deux. Parfois trois.


    « Jean Anglade, conteur de toutes formes d´humanité et d´inhumanité, de toutes formes d´héroïsme et de folie, a un sens de l´épisode, du rythme, de la psychologie des relations proprement éblouissant. » Bruno Frappat - La Croix

  • A Peyroux, hameau auvergnat, la dernière habitante tente de maintenir en vie l´âme du village déserté, et le souvenir de son fils qui l´a oubliée.

    « Rien à faire. Ce coin maudit (il portait dans son nom même la preuve de sa malédiction, puisque Peyroux veut dire pierreux), ils le vomissaient tous. Bon. D´accord. Qu´ils aillent tous à leurs foutus cinémas, à leurs foutus bistrots, à leurs foutues Assurances sociales, elle, elle restait. » « Nom de gueux ! » Ainsi jure la vieille Mathilde Dutheil à longueur de journée. Contre qui, contre quoi ? Unique habitante d´un village perdu d´Auvergne, elle en arpente inlassablement les trois rues (la rue Horizontale, la rue Qui-Monte et la rue Qui-Descend !). Son mari est mort, son fils installéà Nice ne lui a plus donné de nouvelles depuis des années... et depuis que son dernier voisin est parti dormir au cimetière d´à côté, elle n´a plus que ses chèvres, ses poules, le chat et le facteur à qui faire la causette.

    Alors pourquoi rester ? Un jour Mathilde voit dans La Montagne l´annonce d´une police privée. Elle décide de faire appel à ses services pour retrouver son fils.

    Illusion de la vie, de la vieillesse, des derniers jours comptés.

    La vieille Mathilde qui vit encore mais qu´on a déjà oubliée...





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  • Entre humour et sagesse, fables et contes à découvrir du grand Jean Anglade.

    Ce recueil regroupe quinze nouvelles d'Auvergne et d'ailleurs, qui sont autant de portraits croqués, de saynètes savoureuses, où se révèle tout l'art du conteur loué par Alexandre Vialatte: "Jean Anglade a le génie de la belle histoire."
    Et aussi des fables pleines d'humour et de sagesse où l'esprit et la plume de Jean Anglade racontent à ses contemporains, à la manière de Jean de La Fontaine.
    Les mots simples et vrais d'un éternel porteur d'histoires.



  • Les Ventres jaunes, La Bonne Rosée, Les Permissions de mai : la grande saga de la famille Pitelet, couteliers de Thiers qui couvre près d'un siècle de vie auvergnate.
    La fierté et la vie d'une communauté d'artisans avec ses rites et ses coutumes
    racontée par " un enfant de Thiers ", Jean Anglade né au pays des couteaux.

    Les " Ventres jaunes " sont la fierté de l'artisanat auvergnat. Ils ont donné à la coutellerie de Thiers sa noblesse et sa renommée internationale. " Mariés à leur planche, beaucoup plus qu'à leur femme ", les émouleurs aiment profondément leur métier et s'épuisent seize heures durant, couchés sur le ventre. Maurice Pitelet, dit " Tchoucossa ", s'enorgueillit d'appartenir à " l'aristocratie " de la profession coutelière et souhaite pouvoir transmettre le flambeau à l'un de ses fils.
    De 1883 à 1968, s'égrènent les années laborieuses d'une famille attachante avec ses coups d'éclat, ses drames, ses destinées imprévisibles et pittoresques avec en filigrane près d'un siècle d'histoire.

  • La Bête et le Bon Dieu ou les réflexions spirituelles, pleines d'humour et de sagesse de Jean Anglade sur la foi, Dieu, les religions... Essentiel et salutaire. En se plaçant dans la peau du charbonnier, de l'ignorant, de la bête, Jean Anglade dialogue avec Dieu. Il Lui pose des questions, râle, règle des comptes, blague, aime, prie ou sourit. Et, à l'issue de ce dialogue, s'ouvre la vision " angladesque " d'un univers entièrement gouverné par l'amour et par l'humour. Citant François Cavanna, le Coran, la Bible, convoquant ses maîtres à penser Alexandre Vialatte et Pascal, Jean Anglade enchante par son érudition et ses réflexions : " Seigneur, on ne Vous honore jamais assez. Quatre jours d'adoration sur sept ne seraient jamais de trop. "

  • Dans une île de l'archipel des Philippines, un riche propriétaire se lance dans une folle entreprise : construire une route jusqu'à un volcan. Un roman de Jean Anglade à redécouvrir dans sa période littéraire dite " bleue ". Depuis dix ans, Arsenio Hernandez, riche notable d'une petite île des Philippines, a perdu le sommeil. Exactement depuis que pendant la guerre, les Japonais l'ont arrêté, torturé et condamné à mort. Et l'ont finalement contraint à un triple crime. Rentré auprès des siens, de sa femme Margarita et de leurs huit enfants, Arsenio vit dans le remords perpétuel. Alors, pour soulager sa conscience en même temps que pour accroître sa fortune, Arsenio forme le projet de construire une route qui atteindra le sommet d'un volcan, le Banlaon. Folle - vaine - aventure dans laquelle il perdra quarante livres de sa chair, sa famille, ses biens sans pour autant trouver la paix de l'âme.

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