Jean Mesnard

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Longtemps tenu pour norme de la culture française et trop exclusivement réduit à sa composante classique, le XVIIe siècle éclate aujourd'hui dans sa variété. Variété dans le temps, avec de curieuses alternances entre l'expression de l'inquiétude et la quête de la stabilité.

  • MONSIEUR le Vicomte, vous nous rappelez que vous aviez dit dans votre brochure, De la Restauration et de la Monarchie élective, que vous n'écriez plus, mais vous faisiez néanmoins cette condition : Toutes choses demeurant comme elles sont. On conçoit que, de votre part, Mr le Vicomte, c'était dire, en d'autres termes : je ne parle ainsi que pour me donner une excuse et un passe-port ; on ne sera pas tenté de contredire un homme qui donne son dernier mot ; il est dans les moeurs de la nation française de respecter les dernières volontés d'un mourant, d'un mourant surtout qui s'immole lui-même.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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