Jean-Michel Servet

  • Comment lutter contre la pauvreté ? Comment vaincre le sous-développement ? Comment éviter le gaspillage de l'aide internationale et son détournement au profit de l'administration et de l'armée des pays pauvres ?La microfinance se veut une solution à ces problèmes. Répond-elle aux attentes du plus grand nombre ? Peut-elle subvenir aux besoins des exclus de la finance ? Peut-elle leur fournir des crédits, gérer leur épargne, garantir leurs prêts, les assurer, encaisser leurs chèques, transférer les fonds des migrants ? Comment parvenir à gérer ces sommes minuscules ?En s'appuyant sur de multiples expériences de terrain en Afrique et en Asie, ce livre, de notre meilleur spécialiste, propose de mieux comprendre l'essor exponentiel de la microfinance, ses promesses, mais aussi ses limites. Jean-Michel Servet est professeur à l'Institut universitaire d'études du développement à Genève, directeur de recherche associé à l'Institut de recherche pour le développement et au French Institute of Pondicherry.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Ce qu'on appelle la Révolution était tramé depuis longtemps par les prétendus philosophes du siècle, connus sous le nom d'économistes. Les académies et les différents clubs, les jansénistes et les protestants étaient leurs principaux agents. Les membres de la majorité de l'Assemblée n'ont été que les simples artisans." Anonyme, 1791 "Dans votre inconcevable animosité contre les Économistes, vous dites que l'Assemblée constituante avait les oreilles rebattues de leurs principes, et qu'elle poussa trop loin les impositions directes (à moi la tape, et à moi seul ; car j'étais alors le seul économiste de l'Assemblée, et il ne restait en France que Morellet, Abeille, Germain Garnier et moi). Vous ne savez pas qu'à l'Assemblée consti­tuante, dès qu'il était question de commerce ou de finance, on commençait par quelques violentes invectives contre les Économistes." Dupont de Nemours "Les économistes ont eu moins d'éclat dans l'histoire que les philosophes ; moins qu'eux ils ont contribué peut-être à l'avènement de la Révolution ; je crois pourtant que c'est surtout dans leurs écrits qu'on peut le mieux étudier son vrai naturel [...]. Toutes les institutions que la Révolution devait abolir sans retour ont été l'objet particulier de leurs attaques ; aucune n'a trouvé grâce à leurs yeux. Toutes celles, au contraire, qui peuvent passer pour son oeuvre propre ont été annoncées par eux à l'avance et préconisées avec ardeur." Alexis de Tocqueville "On a porté aux nues la Révolution française ; on a célébré ses vertus, ses bienfaits : cette face du sujet était épuisée. Il n'y avait plus qu'une seule façon de dire sur la Révolution quelque chose qui ne fût pas banal : c'était de dire du mal... Chose curieuse ! L'école libérale elle-même, fille pourtant de ces économistes et de ce Turgot qui ont préparé la Révolution, et héritière en ligne directe de ses doctrines sur l'individualisme et la liberté du travail, ne témoigne cependant qu'un enthousiasme des plus mitigés." Charles Gide

  • Aborde la situation de marginalisation financière de certaines populations, et de la capacité de la finance à contribuer à la lutte contre l'exclusion. Ce volume s'adresse principalement aux acteurs de terrain de la lutte contre l'exclusion mais aussi à l'ensemble de la communauté financière par les questions de responsabilité sociale de la finance qu'il pose et par les initiatives qu'il analyse.

  • Offrir des prêts répondant aux besoins de ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire classique, tel est l'objectif du microcrédit. Celui-ci a connu un succès fulgurant : aujourd'hui, 200 millions de personnes y ont recours, principalement en Asie et en Amérique latine. Une révolution ? s'interroge Jean-Michel Servet dans ce livre. Pas si sûr... Rappelant le contexte dans lequel est né le microcrédit - celui de la promotion d'un marché prétendument pacificateur et libérateur -, il démonte le mythe selon lequel il pourrait éradiquer la pauvreté dans les pays en développement et émergents en favorisant le microentrepreneuriat et l'autoemploi. Ce livre le montre : si une révolution a eu lieu, elle serait plutôt du côté d'une microfinance devenue commerciale qui, pour répondre aux besoins réels des populations, a développé d'autres services que le microcrédit : épargne, transferts de fonds, paiement par la téléphonie mobile, microassurance. Analysant les ressorts de cette « vraie » révolution, Jean-Michel Servet souligne qu'elle pourrait être le levier d'une finance alternative, avec la monnaie et le crédit comme biens communs. Jean-Michel Servet est professeur à IHEID Genève, chercheur associé à Paris au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africain, américain et asiatique et à Bruxelles au Centre européen de recherche en microfinance. Il est l'auteur de Banquiers aux pieds nus. 

  • L'ouvrage porte sur le droit social de l'Union européenne. Il concerne le droit du travail et de la sécurité sociale élaboré par les institutions créées au sein de cet ensemble d'États.
    Il examine également le règlement des conflits de lois et de juridictions établi pour ceux-ci.
    Partout, les États se regroupent pour résister plus fermement à la dilution des pouvoirs nationaux. L'Europe offre, chacun le sait, la forme la plus sophistiquée d'entité supranationale.
    Le droit qui en procède a par conséquent un caractère précurseur, créatif et novateur. Aucun juriste européen ne peut ignorer cette discipline, encore moins s'il est juge, avocat, ou chercheur, responsable d'entreprise ou de syndicat.
    Une première partie rappelle le cadre institutionnel du droit social européen.
    Une deuxième traite, à ce niveau, des normes sociales fondamentales, en particulier de l'égalité entre les femmes et les hommes au travail et de leur libre circulation.
    La troisième regarde la promotion de l'emploi.
    La quatrième analyse le rapprochement des droits nationaux relatifs aux rapports tant individuels que collectifs.
    La dernière partie étudie la coordination européenne des droits nationaux du travail et de la sécurité sociale.
    Sur chacun des sujets de fond, l'auteur s'attache à relier les normes adoptées aux problématiques de politiques sociales que rencontrent les autorités européennes comme les gouvernements nationaux. Dans l'analyse de chacun de ces thèmes, une place importante est réservée à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
    L'ouvrage se termine par des réflexions sur le ou les modèles sociaux européens.

  • La sauvagerie sera dans cet ouvrage restituée, non dans sa dimension de strate archéologique d'une discipline-économie politique, mais comme question historique : d'une part avec le paléomarchand par l'analyse des formes et raisons du commerce « primitif » et des conditions théoriques et réelles de son articulation au marché mondial, et d'autre part à propos des luttes des maîtres et de leurs servi dans la spécificité qu'elles prirent à la fin de l'Empire romain d'Occident, bagaudes de ceux devenus ensauvagés aux yeux des dominants.

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