Jean-Pierre Martin

  • Sandor est perplexe.

    Est-ce que j'attire les fous, ou bien est-ce moi qui cherche leur compagnie ?

    Dès qu'il sort de chez lui, ces corps errants l'abordent et s'accrochent à sa personne, faisant de lui le dépositaire de leurs récits extravagants. Il y a Dédé, le fou météo. Laetitia et ses visions étranges. Madame Brandoux, qui jure toute la journée contre le monde entier. Et bien d'autres encore.

    Sandor se demande s'il n'est pas fou lui-même. D'autant que Constance, sa fille, est atteinte d'une terrible maladie psychique qui l'isole du reste du monde...

    Avec sensibilité, avec humour, avec désespoir, Jean-Pierre Martin raconte ceux qui butent, qui penchent, qui chantent la journée et hurlent la nuit.

  • La curiosité a mauvaise réputation. Loin d'une passion triste et voyeuriste, Jean-Pierre Martin l'envisage surtout comme une vertu, un élan salutaire.
    Avec l'étonnement ou le doute - sources de l'activité philosophique -, la curiosité provoque la rencontre d'un objet inattendu, jusque-là exclu de notre pensée. Elle va de question en question. Au désir de savoir, elle oppose une surprise. Elle va plus loin encore : elle s'insurge contre l'indifférence. Son étymologie (cura) nous dit qu'elle prend soin du monde. Invitant à une conversion du regard, elle est une manière de penser, mais aussi une raison de vivre.
    Jean-Pierre Martin est lauréat de la bourse Cioran 2019 pour cet ouvrage.

  • Sur un fond de silence et de solitude, on perçoit le bruissement de la mer. La ferme est seule en contrebas, plus seule encore que je ne l'imaginais d'après les lettres et les descriptions.
    Maintenant que je tiens Barnhill sous mes yeux, maintenant que je peux contempler ce paysage, cet océan, que je devine le jardin désormais abandonné, que j'aperçois des restes du verger, maintenant que je peux imaginer l'homme oscillant entre la main à plume et la main à charrue, entre la chambre où s'invente Big Brother et cette vie du dehors livrée aux éléments, à l'écart de l'Histoire, je ne vois pas davantage de raison majeure, de raison tout court qui l'emporterait, qui puisse justifier cette fugue, mis à part ce qui dépasse la raison, une pulsion profonde, une intériorité exigeante, radicale, propulsant assez loin de ce que l'on croit être soi, de la figure de soi que les circonstances ont façonnée, et de ce que l'on passe pour être au regard des autres.

  • D'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas : qu'est-ce qu'un Real Book ? " Un livre qui rassemble de nombreux standards de jazz ", selon Wikipédia. Ce livre-ci est l'autobiographie d'un homme qui au long de ses différentes vies – " établi " en usine dans les années post-68, puis baba-cool fabricant de sabots suédois, puis universitaire, écrivain –a toujours rêvé d'être pianiste de jazz. Ça commence, assez classiquement, par un mauvais piano droit acheté par les parents, gage d'ascension sociale, et ça finit (provisoirement) par un Kawai quart de queue dans une grange aménagée en Ardèche. C'est l'histoire d'une passion dévorante : essais, progrès, ambitions, rêves, découragements, rencontres, rechutes, aventures, voyages... " Le piano n'est pas fait pour moi, il me dépasse et me dévore, mais je suis fait pour lui. " C'est d'une immense érudition jazzistique doublée d'une non moins grande érudition littéraire : on croise chemin faisant Mallarmé, Flaubert, Kerouac, Cendrars, Leiris, Thomas Bernhard, Ponge, Verlaine, Beckett, Réda bien sûr, Michaux naturellement, d'autres, sans que ce soit à aucun moment pesant.
    Car c'est un livre plein d'humour. Ce n'est pas pour rien que Queneau est aussi un des héros littéraires de Jean-Pierre Martin. " Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables, dans toute la vérité de sa nature, un homme qui a tenté de faire "pianiste de jazz', et cet homme, ce sera moi ": l'incipit paraphrasant ironiquement le début des Confessions donne le ton.

  • « C'est un sujet inédit. L'amour contemporain. Ne riez pas. Ou plutôt les amours de rencontre. Les amours médiologiques, corrélés à une technologie, suivez-moi bien. On n'a encore jamais vraiment réussi à parler de ça au sens où je l'entends moi : l'amour au temps du TGV, au temps du porno sur toutes les chaînes, l'amour comme force générale, coeur et corps confondus, comme très grande vitesse de recherche éperdue de l'autre par tous les moyens. » Voici un roman de gestes, de voix et d'oreilles, un roman de portable et d'ipod, un roman de désir et d'inhibition, un roman à grande vitesse...

  • «Il m'était apparu que la losophie prenait sa source chez Queneau comme chez moi dans une adolescence chaste, d'origine provinciale, à la recherche d'un impossible système pour contenir le monde, déçue dans sa quête du savoir absolu.
    Il y avait eu une invention qui était sienne, cela, je ne le contestais pas, il en avait même énoncé un des principes premiers ("Quand je me mets à penser, je ne m'en sors plus"), mais pour cette invention en quelque sorte instinctive, pour cette discipline nouvelle, cette forme de sagesse qui, n'étant ni tout à fait de la littérature ni tout à fait de la philosophie, jouissait du meilleur des deux, il n'avait pas trouvé de nom.
    La losophie permettait au passage de réunir les Queneau qu'on a tendance à opposer, et de lui recoudre son habit d'Arlequin. Elle réconciliait le linguiste et le philosophe, le gnostique et le pataphysicien, le croyant épris de sainteté et le poète drolatique pas très catholique.
    Les études de philosophie sont des sortes de classes préparatoires à la losophie, à condition qu'entre-temps on ait éprouvé une petite nausée passagère mais salutaire à l'égard de la raideur du concept, et qu'on ait un tant soit peu accédé à la fraîcheur d'exister.» Jean-Pierre Martin.

  • Deux mille navires. Jamais on n´avait vu autant de bâtiments réunis en Méditerranée.
    Ils ne devaient pourtant pas être nombreux, ceux qui, en cette aube du 15 août 1944, purent découvrir, s´arrachant à la brume marine, l´immense armada déployée pour chasser l´occupant allemand de la terre provençale. Car les habitants du littoral varois étaient partis, fuyant les bombardements alliés ou les tirs des batteries allemandes. Ils ne virent donc pas l´impitoyable ouragan de feu qui s´abattit sur les 70 kilomètres de plages du débarquement, ni la marée humaine, 100 000 soldats en une seule journée, qui prit pied sur le sol français.
    Moins de deux semaines plus tard, la quasi-totalité de la Provence était libérée et les Alliés, parmi lesquels une majorité de Français, se trouvaient aux portes de Lyon. C´est bien une extraordinaire épopée pour la liberté que ce livre propose de nous faire revivre, soixante-dix années plus tard.

  • Le 27 avril 1967, le grand chef d'orchestre autrichien Yachouv Edelman dirige de façon éblouissante le Philharmoniker de Berlin. Alors que les musiciens interprètent la Huitième de Mahler, il succombe à son pupitre. L'autopsie ne tarde pas à révéler qu'il a été victime d'un empoisonnement. D'autres musiciens sont frappés à leur tour. Tous ont en commun d'avoir été déportés à Theresienstadt lors de la seconde guerre mondiale et d'y avoir animé l'orchestre symphonique du camp. L'inspecteur Bauer, chargé de l'enquête, tente d'en apprendre plus sur ces victimes et cet épisode douloureux de leur passé commun. Aux côtés d'une enquêtrice du Mossad et d'un collègue autrichien, Bauer nous entraîne en Autriche, à Prague et à Grenoble pour un étrange parcours initiatique dans l'horreur de la déportation. Finira-t-il par percer le mystère qui liait ces rescapés?? Avec comme fil directeur l'oeuvre de Gustav Mahler, qui transcende les passions humaines et leur violence, l'auteur nous entraîne à la fois dans une réalité historique méconnue et dans un roman policier captivant.

  • Depuis l'Antiquité, les hommes ont cherché à compenser le handicap esthétique qu'est la perte d'un oeil, à l'aide de prothèses en matériaux divers. À la Renaissance la maîtrise du travail du verre, puis de l'émail a permis de fabriquer des yeux dont le réalisme était trompeur. Ainsi cet ouvrage retrace l'évolution des yeux artificiels, et celle des ocularistes, artisans spécialisés dans leur fabrication. Une liste présentant les principaux artisans français avant 1900 complète cette monographie.

  • "Ne pas jamais se renier ? Rester fidèle à sa routine, à sa marotte, voire à sa bêtise ? Ne pas se raviser ? Ne pas se dédire ? Pourquoi devrait-on toujours s´éprouver et se reconnaître identique à soi ? Quelle est la légitimité de cette assignation au passé ? Nous sommes des êtres changeants et métamorphiques, pas des soldats de plomb.
    Ce livre, qui prend sa source dans l´expérience personnelle de l´auteur, envisage l´aventure des écrivains qui ont osé réinventer leur vie, voire en essayer plusieurs. Ce fut le cas en particulier pour Rousseau, Barthes, Duras, Gary ; Koestler, Gide, Vailland, Sartre, Nizan, Semprun, Leiris...Le « devenir autre » fut pour eux un défi, une nécessité tout à la fois éthique, esthétique et existentielle.
    Le geste qui consiste à briser une allégeance, à s´interrompre soi-même, à entrer dans une vita nova, on l´appellera ici : apostasie. On n´a pas fini d´en décrire la beauté et l´audace."

  • L'errance dans la rue et ses prolongements (les accueils d'urgence et de stabilisation) sont-ils un nouveau paradigme de l'anormalité ? La souffrance psychique quitte sa dimension humaine pour être l'objet d'une traque biopolitique, qui, mobilisant professionnels de différents champs du social et du sanitaire, entraine la multiplication des dispositifs médico-administratifs à l'économie gestionnaire. Cet ouvrage tente de porter un regard positif sur le prendre soin collectif, l'écoute de la précarité et l'élaboration de voies de sortie de la rue qui ne sauraient être seulement psychiatriques. Au maintien et à l'extension de rapports de domination généralisés, en particulier les violences faites aux femmes, il oppose des pratiques cliniques qui reconnaissent les sujets humains en situation d'exclusion et de précarité comme créateurs et non uniquement victimes de leur destin. L'auteur interroge les rapports entre trauma et souffrance psychique, la place du soin psychiatrique dans cette question sociale, les impasses du paravent humanitaire et des politiques de santé mentale et de logement social face aux situations d'exclusion, mais aussi les pratiques juridiques et législatives d'inscription dans la précarité. Il s'agit là pour lui d'un enjeu historique, considéré comme utopie concrète , d'une société véritablement démocratique.

    Jean-Pierre Martin est psychiatre de service public, chef de service d'un secteur du centre de Paris.

  • La psychiatrie est-elle en voie de disparition ? La psychiatrie de secteur annoncée comme une logique de soin visant l'intégration à la communauté a-t-elle vraiment commencé ?
    Jean-Pierre Martin en a exploré les possibilités. Il associe une démarche de réhabilitation psychosociale du sujet, de refus des juridictions d'enfermement et de relégation. A l'interface du sanitaire et du social, la création d'un centre d'accueil et de crise lui a permis d'expérimenter de nouvelles approches cliniques ainsi que des pratiques d'intégration dans des réseaux de proximité centrés sur les patients. Celles-ci sont sous-tendues par une éthique du sujet comme personne sociale, qui rend obsolète le vieil amalgame : obligation de soin et dangerosité sociale.
    Aujourd'hui ces pratiques sont remises en cause par le paradigme économique, les dotations budgétaires restrictives ; les théories biocomportementales et urgentistes viennent étayer l'évaluation de ce nouvel ordre médico-gestionnaire, réduisant toute politique de santé mentale à une épidémiologie normative.
    Cet ouvrage milite pour ces pratiques menacées, il soutient avec force et enthousiasme l'intégration de la politique de santé mentale dans celle de la ville, le sujet citoyen et la communauté devant être des acteurs à part entière.

  • Le narrateur de ce récit se trouve à un moment de l'existence qui ne semble plus rien exiger de lui. Voici qu'une rencontre amoureuse le bouleverse. C'est une jeune femme, Eva. L'événement le surprend d'autant plus que jusque-là, il avait une nette tendance à préférer les femmes mûres. Il est partagé entre l'exaltation et l'effroi. Eva n'est-elle pas victime d'un mirage ? Ne va-t-il pas lui apparaître bientôt pour ce qu'il est ? Il est prêt à s'abandonner. Il renaît. La sensation est merveilleuse. En même temps une angoisse l'assaille, vertigineuse. Il perçoit plus que jamais le sablier. De son côté, elle semble l'aimer sans arrière-pensée, le lui dit, le lui montre. Elle ne paraît aucunement se soucier, elle, de la différence d'âge. Elle lui communique sa sérénité. Un nouvel avenir possible s'est ouvert devant lui. Cependant, il ne peut s'empêcher d'oublier tout à fait le regard des autres. Comment un homme vieillissant et une jeune femme peuvent-ils se sentir en aussi parfaite connivence ? Leur relation inquiète la norme. On ne cesse de lui rappeler la fatalité de son âge. Lorsqu'on fait, à l'automne de sa vie, l'épreuve exaltante d'un dernier amour, cette situation met en jeu des sensations intenses. Le narrateur nous dit, avec profondeur et drôlerie, les affres de ses méditations, sans doute pour s'en délivrer. Il nous fait part de ses extases, des moments sublimes d'une vie nouvelle. Il n'aura jamais fini d'accomplir son éducation sentimentale. Or un nouvel événement inattendu va encore bouleverser la donne...

  • L'histoire n'a retenu que les chirurgiens et les médecins qui inventèrent des instruments auxquels ils laissèrent leur nom. Pourtant, sans le génie inventif des couteliers et les améliorations apportées au travail des métaux, la chirurgie n'aurait pas pu se perfectionner. Voici racontée le métier de ces couteliers et les liens étroits qu'ils entretinrent avec le monde médical.

  • Le caoutchouc découvert par les explorateurs du Nouveau Monde au XV e siècle, s'avéra difficile à utiliser en Europe, mais petit à petit, les chimistes réussirent à lui donner la forme souhaitée. Mais ce caoutchouc vieillissait vite et mal : c'est ainsi que l'invention de la vulcanisation par Goodyear lui donna un second souffle et le rendit inusable, inodore, et souple. Une kyrielle d'instruments médico-chirurgicaux furent alors inventés dont un grand nombre sont encore utilisés de nos jours.

  • La voix est un corps sonore qui voyage dans le temps et dans l'espace. Les « transports » de la voix ne sont pas seulement des élans spirituels, émotifs ou pulsionnels, ils sont aussi des combinés téléphoniques, des écrans télévisuels, des haut-parleurs, des radios : les « milieux » de la voix se diversifient et se multiplient avec les médias et les formes de télécommunication, mais si la technologie hante nos imaginaires contemporains, elle reste en prise tant avec la question du sujet et du corps qu'avec celle du collectif ou de la machine elle-même et de ses résistances. Entre la voix de l'âme, du coeur, du peuple (des régions, des femmes, des hommes, des jeunes, des minorités), la voix-radio ou la voix-cinéma, le spectre va s'élargissant. Dans cet entrecroisement des voix, on peut constater un mouvement d'atomisation à tous les niveaux. La voix du sujet se dissémine, la voix collective se localise, la voix médiatique se diversifie. Sans doute est-ce là le point de départ de ces imaginaires de la voix. Il s'agit ici de faire travailler des transports et des transferts imaginaires qui relèvent précisément des métamorphoses de la voix moderne et contemporaine en littérature ainsi qu'en théâtre et en cinéma.

  • « En ce temps-là, chacun étant retenu chez soi, il n'y avait plus d'excuse à formuler sur le fait que nous ne nous rendions pas visite les uns aux autres, sur le fait que nous remettions toujours à l'été d'après une rencontre toujours différée dont cependant nous ne cessions d'affirmer l'importance. »

  • 2e éditionEn 31 av. J.-C, grâce à la victoire d'Actium, Octave imposa sa loi au monde romain, y établit la paix et y fonda progressivement un pouvoir nouveau. Ce changement toucha les provinces de l'Europe centrale et occidentale.

  • Petite cité devenue le monde connu, Rome offre un exemple unique. Ce destin singulier fut tracé avec lenteur et dans d'immenses difficultés qui faillirent, à plusieurs reprises, voir la Ville disparaître. Mais les Romains ont toujours cru à l'éternité de leur cité voulue par les dieux. Ils ont surtout résisté à tous les problèmes politiques, institutionnels, sociaux auxquels ils ont été affrontés. Leur pouvoir d'adaptation, leur pragmatisme, leur confiance en eux, frôlant l'orgueil, leur ont permis de passer d'une petite cité semblable à ses voisines à une puissance ayant la maîtrise presque complète du monde civilisé.
    Des régimes différents (monarchie, « république », principat) ont chacun surmonté les obstacles intérieurs ou extérieurs et assuré à la Ville une prépondérance exceptionnelle durant plusieurs siècles.
    Cette quatrième édition souhaite refléter au mieux les dernières études consacrées à la Rome antique : sans que les fondements connus de l'histoire de Rome soient remis en cause, des éléments nouveaux ont permis de distinguer certaines approches, ou d'en nuancer d'autres.

  • Sujet brûlant entre tous, l'enseignement des religions à l'école suscite d'intenses polémiques qui, trop souvent, viennent semer la confusion jusque dans les rangs du personnel éducatif. Aussi est-ce d'abord aux enseignants que l'équipe réunie par Jean-Pierre Chantin et Philippe Martin entend proposer des clés pour comprendre et faire comprendre le fait religieux.

    Sujet brûlant entre tous, l'enseignement des religions à l'école suscite d'intenses polémiques qui, trop souvent, viennent semer la confusion jusque dans les rangs du personnel éducatif. Aussi est-ce d'abord aux enseignants que l'équipe réunie par Jean-Pierre Chantin et Philippe Martin entend proposer des clés pour comprendre et faire comprendre le fait religieux. À cette fin, les auteurs ont pris pour point de départ la vingtaine de sujets qui, dans les programmes scolaires de la 6e à la Terminale, abordent directement cette question. Historiens, théologiens, anthropologues et politistes offrent ainsi un panorama complet qui correspond aux grandes interrogations de nos sociétés. Définition de la religion, naissance et diffusion des trois grands monothéismes, origines des textes sacrés, temps des croisades, Réforme protestante, laïcité à la française... Autant de mises en contexte qui éclairent utilement notre connaissance du fait religieux sur le temps long. Dans un souci constant de pédagogie, cette étude peut aussi se lire comme un plaidoyer pour une société plus apaisée.

  • Jean-Pierre Perrin-Martin a guetté, au fil de l'actualité, des occasions de dire ce qu'il pensait. Son passé ancien a été marqué de ruptures avec l'armée et le clergé. Son passé récent est tissé de solidarités avec les quartiers méprisés et les sans-papiers. « Mon frère, assieds-toi là ! Je t'apporte un nouveau livre : un défilé de cent-dix-neuf casse-croûtes distribués à des amis de 2009 à 2015. » Jean-Pierre Perrin-Martin y ajoute des textes de circonstances : souvenirs de Guy-Marie Riobé, meeting du Front de gauche ; obsèques de Roland...

  • Cailloux de Petit Poucet, égrenés sur plus de soixante ans, recueillis et publiés tels quels, en ordre chronologique, sauf quelques regroupements par thèmes. Sans commentaires. Chaque caillou-poème recèle sa géologie et sa dose d'émotion.

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