Jean-Pierre Naugrette

  • -> Dossier : La nostalgie du roi La monarchie, figure symbolique ou figure gouvernante par Philippe Raynaud Philippe Raynaud analyse les ressorts qui font aujourd'hui vivre le système monarchique dans les pays européens. L'institution royale s'inscrit dans une continuité. La réinstallation du roi en France paraît de ce fait peu probable pour l'historien. Emmanuel Le Roy Ladurie : « La France a réussi une synthèse entre les deux traditions nationales » De Hugues Capet à Louis Philippe, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie nous présente les rois qui ont construit l' É tat moderne tel qu'il subsiste encore au XXI e siècle. De la monarchie absolue à la monarchie impossible par Jean-Christian Petitfils L' É tat français moderne naît au lendemain des guerres de religions, affirme l'historien Jean-Christian Petitfils. Son émergence correspond à l'instauration de l'absolutisme. La « monarchie républicaine », une vieille tradition française ? par Jacques de Saint Victor L'histoire républicaine a, en France, de profondes racines. Les premières tentatives politiques pour contrebalancer la puissance royale date du Moyen Âge. Le drame des premières dames françaises par Stéphane Bern À la différence de certaines reines, qui jouèrent en France un rôle politique majeur, les premières dames de la V e République ont beaucoup de mal à s'imposer. Stéphane Bern explique pourquoi. Et aussi Sébastien Lapaque, Robert Kopp, François-Marin Fleutot, Jean-Pierre Naugrette et Marin de Viry. -> Littérature Inédit. Camille Laurens : Vaine Camille Laurens se souvient d'une rencontre avec l'artiste ORLAN. Son texte drôle et triste raconte l'abandon, le féminisme, la difficulté à communiquer. Extrait. Frédéric Mitterrand : Milada En novembre paraîtra aux éditions Robert Laffont Mes regrets sont des remords . La Revue des Deux Mondes publie, en avant-première, un extrait. Extrait. Jean Clair : « Les oeufs d'or. Journal » -> Études, reportages, réflexions Extrait. Régis Debray : « Que faut-il entendre par sacré ? » Régis Debray poursuit sa réflexion sur la place de la transcendance et des croyances dans notre société moderne. En exclusivité, un extrait de son nouvel ouvrage, Allons aux faits. Croyances historiques, réalités religieuses (Gallimard/France-culture)

  • La popularité actuelle de Sherlock Holmes, son importance dans notre paysage, posent la question de savoir pourquoi il est, plus que jamais, notre contemporain. Notre société, plus victorienne qu'il n'y paraît, voit monter un certain nombre d'angoisses et d'inquiétudes urbaines - économiques, sociales, médicales - qui ravivent du même coup le paradigme d'un enquêteur quasi infaillible, capable de résoudre, avec rapidité, élégance et brio des énigmes pourtant retorses, défiant les compétences de la police officielle. Un retour au texte de Conan Doyle montre pourtant que ce paradigme est instable, que le détective est capable de toutes les métamorphoses et de tous les déguisements. Le fait que la série de la BBC Sherlock transpose aujourd'hui avec une aisance ludique l'univers créé par Conan Doyle dans le Strand Magazine à la fin des années 1880 illustre la foncière plasticité et adaptabilité de la figure du célèbre détective, jusque dans le monde des téléphones portables et d'Internet qui est le nôtre. Les actes du colloque international « Sherlock Holmes : un nouveau limier pour le XXIe siècle » tenu à Cerisy-la-Salle en 2014 remontent aux sources mêmes du mythe littéraire pour suivre les évolutions subies par ce couple éminemment malléable qu'est le duo formé par Sherlock Holmes et le Dr Watson. Des premières adaptations pour l'écran muet, réalisées du vivant même de l'auteur, jusqu'aux séries télévisées actuelles, entre réécritures et pastiches qui passent par le cinéma, la BD, et la littérature, les auteurs ici réunis traquent les formes esthétiques et les supports divers qui ont porté l'image protéiforme du détective et de son acolyte jusqu'à nous, creusant le personnage aux attributs si reconnaissables pour mieux en dégager la profondeur. Venu à nous « d'un Londres de gaz et de bruine », Sherlock Holmes est bien, selon Borges, « une de ces bonnes manies qui nous restent ».

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