Josiane Ouellet

  • La tragédie de Lac-Mégantic a attiré l'attention générale sur le transport ferroviaire et ses dangers. D'aucuns se sont étonnés que le train passe si près du centre-ville. C'est pourtant la ville qui s'est construite autour de la voie ferrée et non l'inverse. Ce rajustement de perspective rappelle le rôle majeur joué par le train dans l'histoire du pays. Sans minimiser les conséquences dévastatrices du déraillement de l'été dernier, le dossier de printemps de Continuité fait acte de mémoire en explorant notre patrimoine ferroviaire, qu'il prenne la forme de véhicules conservés au musée, de gares transformées en centre d'interprétation, de construction de génie toujours en opération ou de tronçons de chemin de fer transformé en piste cyclable, par exemple.

  • Propriétaires de maison ancienne désireux de créer un aménagement paysager s'inscrivant dans l'esprit de votre demeure, jardiniers à la recherche de nouveaux défis, passionnés de patrimoine curieux de découvrir notre héritage végétal et horticole, ce numéro est pour vous ! À temps pour l'été, Continuité met en lumière l'intérêt de cultiver les plantes indigènes du Québec ainsi que les fruits et les légumes anciens. Notre dossier traitera aussi des jardins d'agrément et des potagers en Nouvelle-France, des jardins à l'anglaise et des jardins de collection. Plus ! D'un point de vue pratique, nous nous pencherons sur un projet de restauration de jardin historique et sur les défis que représente l'entretien d'un tel jardin.

  • Avec son numéro d'été « Chemins anciens. Des voies à explorer » ,Continuité attire l'attention sur cet héritage plutôt discret, mais fascinant, en explorant son histoire et les enjeux liés à sa préservation. Situés à l'écart des grandes voies de circulation, parsemés d'habitations ancestrales et présentant des parcours sinueux, les chemins anciens ont contribué à structurer nos paysages. Aujourd'hui, ils les révèlent dans toute leur splendeur. D'ailleurs, existe-t-il meilleure façon de voir du pays que de troquer la grand-route pour la vieille route? N'empêche, si quelques passionnés étudient et valorisent ce patrimoine, il demeure généralement peu connu et protégé. À lire aussi, des trouvailles étonnantes lors d'une étude sur l'évolution architecturale du monastère des Augustines de l'Hôpital général de Québec, un portrait de Julien Hébert, fondateur du design moderne québécois, le jardin de François des Petites Franciscaines de Marie de Baie-Saint-Paul, le patrimoine de la MRC d'Antoine Labelle et les invasions fenianes de 1866 et 1870 dans la région de Brome-Missisquoi.

  • À l'heure de l'urbanisme participatif et tactique, le dossier du numéro d'automne de la revue Continuité se penche sur les liens entre patrimoine et participation citoyenne. Le magazine explore le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre héritage collectif et de la qualité de nos milieux de vie, mais aussi, sur la manière d'amener monsieur et madame Tout-le-monde à passer à l'action. Car, en patrimoine, la participation citoyenne prend diverses formes : une communauté se mobilise pour sauver un bâtiment qui lui tient à coeur ou pour dénoncer un projet qu'elle juge inapproprié, des gens s'impliquent dans un processus de consultation publique ou un projet de codesign, des voisins décident d'animer un espace vacant de leur quartier. Dans les autres rubriques, découvrez des faits surprenants de l'histoire des Augustines de l'Hôpital général de Québec et voyez comment une rare harpe-cithare a été restaurée.

  • Avec le dossier de son numéro d'été, le magazine Continuité vous invite à découvrir les variétés végétales anciennes. Enracinées dans nos régions depuis des décennies, ces plantes s'avèrent bien adaptées au terroir québécois. Comme il est possible d'en récolter les graines et de les planter l'année suivante, elles permettent de s'affranchir des grandes compagnies et de lutter contre la perte de diversité inhérente à l'industrialisation où fruits et légumes ont été développés en fonction de critères comme leur résistance au transport, leur uniformité et leur capacité de conservation. La mise en valeur du patrimoine semencier favorise de belles découvertes tant gastronomiques qu'historiques. Dans ce numéro, il est aussi question du métier de forgeron, d'un atelier original pour faire découvrir les maisons anciennes de l'Île d'Orléans aux enfants, de comment protéger le bois à l'extérieur, de la restauration d'un moulin à vanner et des travaux d'une maison de ferme du comté d'Hemmingford.

  • Les préoccupations patrimoniales ne visent pas à cristalliser les legs du passé ou à figer l'identité, mais permettent plutôt de souligner le dynamisme de notre héritage collectif, nourri entre autres par l'apport des diverses communautés culturelles. Leur contribution demeure toutefois méconnue et c'est pourquoi la revue Continuité y consacre son numéro hivernal. Si nous avons intérêt à découvrir l'apport des immigrants à notre patrimoine, eux-mêmes ont à gagner à s'intéresser à celui de leur société d'accueil. Robinson Ngametche (en couverture), concepteur du parcours « Découvrir ma cité », est du nombre de ceux qui travaillent à familiariser les nouveaux arrivants au patrimoine québécois. Aussi au sommaire, l'évolution du style des maisons curiales québécoises, la restauration de l'oeuvre d'art public L'homme d'Alexander Calder, les églises protestantes ou « mitaines » recyclées de Québec, et un aperçu des travaux de la Table de concertation en patrimoine de la danse initiée par le Regroupement québécois de la danse.

  • Pour son numéro du printemps, le magazine Continuité transcende les façades pour aller à la découverte des intérieurs patrimoniaux. Peu savent que la Loi sur le patrimoine culturel protège aussi l'intérieur des immeubles classés. Les enjeux les touchant sont toutefois différents. Il importe alors de se questionner sur la manière de les apprécier, de les protéger et de les préserver sans les dénaturer. Le dossier spécial de ce numéro offre d'intéressantes pistes. Également au sommaire, les origines de la Dame Blanche que l'on peut parfois voir sur la grève de l'île d'Orléans ou près des chutes Montmorency, la première édition du Festival de la banquise visant à sensibiliser les adeptes de canot à glace au patrimoine maritime de Portneuf, la restauration des finis intérieurs de la maison Étienne-Paschal-Taché à Montmagny et le rôle fondamental des propriétaires de maisons anciennes et les défis auxquels ils font face.

  • La saison des vacances débute, les touristes affluent. Nombreux sont ceux qui visiteront des lieux patrimoniaux. C'est donc un numéro estival de circonstances que propose la revue Continuité en explorant la relation entre tourisme et patrimoine. Ils se nourrissent mutuellement, s'allient bien souvent, mais quels sont les avantages et les inconvénients découlant de l'alliage tourisme et patrimoine ? Quelle est la place des attractions de moindre envergure dans l'offre de l'industrie touristique ? Comment innover dans la mise en valeur des vestiges de notre passé ? Continuité vous offre quelques pistes de réflexion. Ce numéro vous propose également un coup d'oeil sur la conversion de la maison Merry à Magog en lieu de mémoire citoyen, vous narre l'histoire derrière les traces étranges que portent un rocher sur la grève de la Rivière-Ouelle et vous offre un éclairage sur l'évolution des sentiers anciens avec Nathalie Coz, autrice du livre Le Québec à 5 km/h.

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