Léon Tolstoï

  • Anna Karenine

    Léon Tolstoï

    "Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative." Vladimir Nabokov
    Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon, Serioja. Lorsqu'elle se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski, elle croise en descendant du train le comte Vronski, officier brillant, mais frivole et en tombe amoureuse. Elle lutte contre cette passion et finit pourtant par s'abandonner avec un bonheur coupable, au courant qui la porte vers ce jeune officier. Puis Anna tombe enceinte. Profondément déprimée par sa faute qui la culpabilise, elle décide d'avouer son infidélité à son mari.

  • Écrits entre 1860 et 1906, ces récits illustrent la lutte contre le pouvoir despotique du tsar. Tolstoï y dénonce la violence militaire (Après le bal raconte le désamour du narrateur pour une jeune fille dont il a surpris le père, colonel, organisant la bastonnade d'un soldat) et s'interroge sur la violence révolutionnaire - notamment celle des "décembristes", auteurs de la tentative de coup d'État du 14 décembre 1825. À la fin de sa vie le ton se fait religieux, exprimant le besoin de repentir (Notes posthumes... reprend la fameuse légende du tsar Alexandre Ier se faisant passer pour mort et allant finir sa vie en Sibérie, sous un faux nom, par expiation volontaire). Comment construire une société plus juste, une société meilleure? Tolstoï exprime ici un engagement philosophique, littéraire et moral : l'engagement d'une vie.

  • C'est dans son village natal que Léon Tolstoï reçut le témoignage bouleversant de sa voisine Anissia. Il en tira ce court roman, l'odyssée d'une jeune paysanne en route vers la Sibérie, accablée de privations mais animée d'une force de vie exceptionnelle.
    Du fond de la Russie du XIXe siècle, Tolstoï nous livre dans sa langue puissante un inoubliable destin de femme.

    1 autre édition :

  • Tolstoï entame une enquête immense, descend dans l'enfer putride des prisons, scrute les détenus, polémique avec les idéologues révolutionnaires, interroge le peuple. Résurrection se veut un roman total, mais cette fois-ci le Tolstoï millénariste refuse la durée et exige tout tout de suite : le salut total de la création. C'est peut-être ce qui fait de Résurrection, paru quand naissait le XXe siècle, un signe avant-coureur des grands soubresauts millénaristes de notre siècle à nous.

  • Les Cosaques, achevé en 1862, constitue l'oeuvre la plus audacieuse de Tolstoï, celle où s'exprime avec le plus de violence sa nature charnelle et où surgit en pleine lumière le visage païen de sa personnalité complexe. Ce roman teinté d'autobiographie nous livre le souvenir vivace d'une expérience intime, celle d'un jeune citadin écoeuré par les frasques de sa vie mondaine qui découvre brusquement la vie paisible et simple des Cosaques. Dans sa quête du bonheur, Olénine, tout comme Tolstoï dans ses jeunes années, essaye de se dépouiller de tout l'acquis de son éducation pour devenir semblable à ceux qui l'entourent. Au milieu d'une nature partout présente et révérée, la vie du village est cadencée par les récoltes, la chasse, le bétail et les heures passées à l'ombre du verger. Certes les abreks, montagnards inféodés, rôdent non loin, mais ils ne sont considérés que comme une distraction de plus pour juger de la bravoure des jeunes Cosaques. Les officiers russes, à l'instar d'Olénine, peinent à s'intégrer à ces hommes frustes dont ils admirent pourtant l'insouciance. Le héros du roman, émerveillé par cette vie nouvelle, n'en finira pas moins par fuir, déjà oublié par ceux-là mêmes en qui il portait toutes ses espérances.

  • Tout le monde se rappelle Tolstoï comme un immense romancier, mais on a injustement oublié l'essayiste qu'il a aussi été tout au long de sa vie. Et tous ces essais, de sa jeunesse à sa mort, n'ont eu qu'un propos  : dénoncer la violence institutionnelle, qu'elle soit le fait des gouvernements, de l'armée ou de l'Eglise. Dans Les gouvernants sont immoraux, Tolstoï prend appui sur la guerre russo-japonaise de 1905 (première défaite d'un peuple blanc face à un peuple de couleur), ainsi que sur la révolution russe de la même année  ; dans l'un et l'autre cas, ce qu'il attaque, c'est l'odieux principe d'autorité d'un «  chef  » sur d'autres hommes, qui les conduits à se renier, à tuer, à être malheureux.
    Contre «  l'inutilité de l'Etat  », Tolstoï propose un christianisme révisé, aussi loin de la soumission forcée que de l'obéissance volontaire. Une des nombreuses insolences qui lui a valu d'être excommunié par l'Eglise orthodoxe de son pays. Etienne de La Boétie et son Discours de la servitude volontaire n'ont pas eu de plus noble successeur.
    113 ans après sa publication, une leçon de liberté toujours vivace.

  • Un homme malade, à l'agonie, comprend la vanité de la vie qu'il a menée (La Mort d'Ivan Ilitch). Une vieille noble, ayant menti toute sa vie, s'obstine dans son mensonge au moment de mourir (Trois Morts). Un homme raconte comment, après trente-cinq ans d'une existence en apparence paisible, il a basculé dans la folie (Notes d'un fou).
    Ce volume rassemble des récits rédigés par Tolstoï pendant plus de trente ans, de son entrée en littérature aux années de rédaction de Guerre et Paix et d'Anna Karénine. Hantés par une angoisse existentielle et portant la trace, pour les plus tardifs, de la profonde crise religieuse et métaphysique qui ébranla Tolstoï à partir de 1879, ils dépeignent les hommes, dans leur misère et leur splendeur.

    Ce volume contient :
    Histoire de la journée d'hier
    Les Deux Hussards
    Trois Morts
    Polikouchka
    Kholstomier, histoire d'un cheval
    Ce qui fait vivre les hommes
    Les Trois Startsy
    Notes d'un fou
    La Mort d'Ivan Ilitch

  • De toutes ses oeuvres ce livre est sans doute celui auquel Tolstoï fut le plus attaché. Il était certain en effet « d'avoir élevé un monument » en composant l'Abécédaire dont Les Quatre Livres de lecture sont extraits. C'est que l'auteur de La Guerre et la Paix a été dominé dans sa vie passionnée par diverses préoccupations maîtresses au premier rang desquelles figurait l'éducation du peuple auquel il a souhaité donner le goût de la lecture, porte de l'esprit critique qui mène à la citoyenneté. C'est à cette fin que, de retour à Iasnaïa Poliana après avoir démissionné de l'armée en 1849, il ouvrit une école pour enfants. Ce livre est le fruit de cette expérience et Tolstoï affirmait « sa supériorité sur tous les autres livres ». Il avait toujours aimé les histoires et l'on trouvera dans ce volume toutes celles qu'il aimait raconter. Ces Contes, récits et fables nous instruisent autant qu'ils nous distraient. C'est bien là ce que la littérature peut nous apporter de mieux.

  • Guerre et paix t. 2

    Léon Tolstoï

    Un chef-d'oeuvre de la littérature russe Publié entre 1865 et 1869 en feuilleton, ce roman retrace la guerre patriotique de 1812 contre l'invasion napoléonienne, telle que l'a vécue la génération des parents du romancier. L'oeuvre se compose de quatre parties, et d'un épilogue. La première commence en juillet 1805, avec les guerres de la coalition, opposant la Grande-Bretagne, l'Autriche et la Russie à la France. À travers une chronique de la vie de plusieurs familles de la noblesse russe, on voit se dessiner trois lignes narratives principales : celle de l'idéaliste naïf et velléitaire Pierre Bezoukhov, héritier d'une immense fortune, qui tombe dans les filets de l'intrigante Hélène Kouraguine ; celle du jeune comte Nicolas Rostov, dont la soeur cadette Natacha est l'âme d'une famille hospitalière de la vieille noblesse moscovite ; celle du prince André Bolkonski, fils brillant et ambitieux d'un grand seigneur en disgrâce retiré sur ses terres, où il tyrannise sa fille, la douce et aimante princesse Marie.

  • Guerre et paix t.1

    Léon Tolstoï

    Un chef-d'oeuvre de la littérature russe Publié entre 1865 et 1869 en feuilleton, ce roman retrace la guerre patriotique de 1812 contre l'invasion napoléonienne, telle que l'a vécue la génération des parents du romancier. L'oeuvre se compose de quatre parties, et d'un épilogue. La première commence en juillet 1805, avec les guerres de la coalition, opposant la Grande-Bretagne, l'Autriche et la Russie à la France. À travers une chronique de la vie de plusieurs familles de la noblesse russe, on voit se dessiner trois lignes narratives principales : celle de l'idéaliste naïf et velléitaire Pierre Bezoukhov, héritier d'une immense fortune, qui tombe dans les filets de l'intrigante Hélène Kouraguine ; celle du jeune comte Nicolas Rostov, dont la soeur cadette Natacha est l'âme d'une famille hospitalière de la vieille noblesse moscovite ; celle du prince André Bolkonski, fils brillant et ambitieux d'un grand seigneur en disgrâce retiré sur ses terres, où il tyrannise sa fille, la douce et aimante princesse Marie.

  • Du suicide

    Léon Tolstoï

    • L'herne
    • 25 Janvier 2012

    Tolstoï commença la rédaction de cet essai, intitulé Du suicide, en mars 1910, peu de temps avant sa mort. C'est l'un de ses tout derniers textes. Il en reprit la rédaction quelques mois plus tard, après avoir visité deux hôpitaux psychiatriques, orientant sa réflexion sur la folie. Traduit du russe par Bernard Kreise

  • Texte écrit en 1909, publié en 1910 et inédit en français.
    On perçoit dans ces derniers textes de Tolstoï toute la modernité, on ose presque dire l'actualité de ses propos qui concernent le chômage, les entreprises qui ferment, les sans-logis, la faim ou les impôts injustes. La dénonciation de Tolstoï garde de nos jours toute sa force. Traduit du russe et préfacé par Bernard Kreise.

  • Vassili Andreitch Brekhounov, un riche marchand, n'est pas homme à laisser passer une bonne affaire : par une après-midi d'hiver, il décide de rendre visite à un voisin pour négocier l'achat d'une forêt, malgré la tempête de neige qui fait rage... Nikita, son vieux domestique, l'accompagne. mais les deux hommes s'égarent bientôt, et ce qui aurait dû n'être qu'un incident prend petit à petit les proportions d'un drame : maître et serviteur comprennent que la mort les attend, dans la nuit et le froid.Dans ce récit à "suspense", au dénouement inattendu, Tolstoï (1828-1910) traite l'un de ses thèmes favoris, celui de la rédemption : le propriétaire cupide et satisfait de lui-même ne trouvera son salut que dans la fraternité.

    1 autre édition :

  • Nicolas mène une vie heureuse dans la grande propriété familiale. Mais son père lui annonce qu'il va l'emmener à Moscou avec son frère Volodia : ils y trouveront les meilleurs professeurs pour préparer leur rentrée à l'université. Quand Nicolas reverra-t-il sa mère ? Comment grandira-t-il loin d'elle, chez sa grand-mère, une vieille dame sensible mais tyrannique ?
    Une fresque "intime" de la Russie des années 1850 par l'un des plus grands auteurs slaves du XXe siècle.

  • Un soldat marchait sur la grand´route : Une, deux ! Une, deux ! Il avait le sac sur le dos et le sabre au côté ; il avait fait la guerre, et maintenant il revenait chez lui.
    Chemin faisant, il rencontra une vieille sorcière ; elle était bien vilaine, sa lèvre inférieure tombait sur sa poitrine...
    Ce recueil inédit regroupe les contes de grands auteurs évoquant des histoires et aventures de soldat.

  • Anna Karénine

    Léon TOLSTOI

    L´histoire se passe en Russie au XIXesiècle. Anna Karénine y est une femme distinguée, séduisante, mariée et mère d´un jeune garçon. Sa vie simple et organisée est bouleversée par la rencontre d´un jeune officier charmeur qui a le coup de foudre pour elle : Alexis Vronski. Anna est malgré elle sensible à son charme, et va finir par tomber dans ses bras, à l´insu de son mari qui la croit totalement fidèle.

    Le temps passe et bientôt, pour Anna et son amant, tout va mal : cette dernière a quitté son mari mais il ne veut pas le divorce, de plus, elle est partagée entre le désir de garder son fils, et celui de rester avec Vronski. Tourmentée par ces pensées, Anna n´en mène pas moins une vie agréable avec son amant et leur petite fille. Pourtant, elle a l´impression que celui pour qui elle a tout quitté se refroidit, et la pensée qu´il en aime une autre obsède son esprit. Dans un élan irraisonné, elle va finir par mettre fin à ses jours en se jetant sous un train, suicide qu´elle regrette au dernier moment mais il est trop tard. Vronski quant à lui s´engagera dans l´armée, espérant ainsi mourir tout en servant son pays.

  • Lors d'un voyage en train qui durera plusieurs jours, la conversation s'engage entre les passagers sur les relations entre les hommes et les femmes.
    Un homme austère, qui d'abord ne parlait pas, s'avère être Pozdnychev, cet homme qui a tué sa femme, par jalousie et par incompréhension. Il décide de raconter son histoire. Entre culpabilité et révolte, il fait comprendre combien les hommes et les femmes sont démunis, ne se rencontrent jamais réellement, et ne sortent pas de ce que la société a fait d'eux. La Sonate à Kreutzer de Tolstoï a été publié en 1889.

  • Ce livre un peu oublié de léon tolstoï est présenté par michel meyer comme un texte précurseur de l'esthétique moderne.
    Selon lui, tolstoï pose la question essentielle de l'esthétique : comment définir l'art si on ne l'identifie pas à la beauté qui seule ne saurait tenir lieu de fondement à la théorie de l'art ? " tolstoï a cherché à comprendre le sens de l'art et non à en étudier l'effet. il a montré par sa réflexion que l'on devait pouvoir penser l'art en dehors du beau compris comme sentiment subjectif. ".

  • La guerre et la paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du xxe siècle.
    Sur le fond des grands événements du début du xixe - la campagne de 1805-1806 et austerlitz, celle de 1812-1813, borodino et l'incendie de moscou - s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les bolkonski et les rostov et, au centre, le comte pierre bézoukhov, avec lequel l'auteur s'identifie. des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.

    Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de la guerre et la paix - il y, eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur - se fonde sur l'édition publiée dans "l'héritage littéraire" par l'académie des sciences de l'urss. elle permettra aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de tolstoï. par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.

  • « Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d'Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu'elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. "Et lui ?" pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l'exaltation qu'elle venait de lire sur celui d'Anna. »

  • Guerre et Paix, fresque épique qui a pour théâtre la guerre napoléonienne avec la Russie du début du 19e siècle, met en scène André, un jeune officier qui remet en cause l'utilité de combattre, Pierre, un homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse, et Natacha, une fillette ingénue qui deviendra une femme pleine de charme. Leur destin, et celui d'une multitude d'autres personnages, s'entrecroisent à Moscou, ville en proie à l'anarchie engendrée par la guerre. Découvrez en manga une des oeuvres les plus grandioses de la littérature moderne.

  • Tolstoï entame une enquête immense, descend dans l'enfer putride des prisons, scrute les détenus, polémique avec les " idéologues " révolutionnaires, interroge le peuple.
    Résurrection se veut un roman total, mais cette fois-ci le tolstoï millénariste refuse la durée et exige tout tout de suite : le salut total de la création. c'est peut-être ce qui fait de résurrection, paru quand naissait le xxe siècle, un signe avant-coureur des grands soubresauts millénaristes de notre siècle à nous.

empty