Laure Hillerin

  • «Je n'ai jamais vu une femme aussi belle», écrit à son propos le jeune Marcel Proust. Véritable légende vivante dans le Paris de la Belle Époque, la comtesse Greffulhe ensorcela pendant plus d'un demi-siècle le Tout-Paris et le gotha européen avant de s'effacer des
    mémoires, dévorée par l'ombre des Guermantes qu'elle avait inspirés.
    Soulignant son rôle majeur dans le renouveau de la création musicale, le soutien décisif qu'elle apporta à Marie Curie ou encore son action en faveur de l'émancipation des femmes, Laure Hillerin ressuscite cette personnalité d'exception qui, transgressant nombre d'interdits, eut sur son époque une immense influence.

  • 1895. Boni de Castellane, jeune et seduisant fleuron de la noblesse française, n'ayant pour seuls biens que son panache et ses rêves d'esthète, epouse Anna Gould, héritière convoitée de la plus grosse fortune d'Amerique. Mais le conte de fées tourne bientôt au cauchemar. À travers ce couple improbable, deux mondes s'affrontent, l'Ancien et le Nouveau : une France aristocratique, catholique et libertine, où flotte encore un parfum d'Ancien Régime ; l'Amérique du Gilded Age, puritaine, vouée au culte de l'argent et du self-made man.
    Ce roman vrai commence à New York sous une profusion de fleurs et de diamants et s'achève à Paris en 1969, dans les décombres d'une demeure légendaire, le Palais Rose. En toile de fond : les fastes de la Belle Époque et l'effondrement de la vieille Europe, que le comte Boni avait prévu de longue date. Ses prophéties n'échappèrent pas à Marcel Proust, toujours en embuscade pour nourrir la Recherche, dont l'auteure nous livre ici de nouvelles clés.
    La chronique du couple est fertile en rebondissements, de fêtes somptueuses en procès sordides, de rêves accomplis en destins brisés. Au fil des épreuves, Boni découvre dans « l'art d'être pauvre » sa véritable richesse ; Anna, devenue duchesse de Talleyrand, s'enfermera à jamais dans ses tourments.

  • Tempêtes, révolutions, assassinat, enfant posthume, exil, conspirations, chevauchées nocturnes, trahison, geôle, amours interdites, mariage secret, fêtes vénitiennes... L'existence de Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry (1798-1870) réunit tous les ingrédients d'un drame romantique digne d'Alexandre Dumas - dont elle fut à deux reprises l'inspiratrice. Cette Bourbon pas comme les autres fut l'une des figures les plus célèbres du XIXe siècle, par son audace et l'espoir dynastique qu'elle incarnait : son fils, le comte de Chambord, aurait régné sous le nom de Henri V, si Louis-Philippe n'avait pris le pouvoir en 1830 et contraint les Bourbons à l'exil.
    En s'appuyant sur un rigoureux travail de recherche et sur des sources jamais explorées à ce jour, Laure Hillerin (dont la trisaïeule fut l'amie d'enfance de la duchesse de Berry) brosse un portrait grandeur nature de cette femme qui fit rêver Balzac et Chateaubriand. Du château de Rosny au palais Vendramin à Venise, en passant par le Bocage vendéen ; de la sauvageonne élevée sans contraintes dans le cadre pittoresque de la cour des Deux-Siciles jusqu'à l'aïeule qui s'éteint en Autriche au milieu de sa nombreuse progéniture ; de la rebelle traquée par la police de Louis-Philippe jusqu'à la mère de Henri V, éloignée de son fils par sa propre famille, l'auteur nous fait pénétrer dans l'intimité d'une femme hors du commun, en avance sur son époque à bien des égards. Une femme généreuse, mécène, bâtisseuse et amie des arts. Une femme libre, naturelle et sans préjugés dans une époque corsetée. Un tempérament passionné et subversif qui, toute sa vie, n'a cessé de provoquer le destin, braver les interdits et bousculer les convenances.

    Journaliste et historienne, Laure Hillerin est l'auteur de nombreux ouvrages. Elle a publié récemment La Comtesse Greffulhe, l'ombre des Guermantes (prix Céleste Albaret, 2015) et Proust pour rire (2016), tous deux aux éditions Flammarion.

    1 autre édition :

  • « Je n'ai jamais vu une femme aussi belle », écrit à son propos le jeune Marcel Proust. Véritable légende vivante dans le Paris incandescent de la Belle Époque, la comtesse Greffulhe, née Élisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952), ensorcela pendant plus d'un demi-siècle le Tout-Paris et le gotha européen avant de s'effacer des mémoires, dévorée par l'ombre des Guermantes qu'elle avait inspirés. Laure Hillerin la ressuscite ici dans sa véritable dimension à travers l'étincelant portrait d'une personnalité d'exception - originale, élégante, mais aussi généreuse, artiste et visionnaire - qui, transgressant nombre d'interdits, eut sur son époque une influence aussi réelle que méconnue. Car Élisabeth Greffulhe joua un rôle de premier plan dans le renouveau de la création musicale au tournant du siècle, lança les Ballets russes, et apporta un soutien décisif à Marie Curie ou Édouard Branly. Courageuse et sans préjugés, la comtesse prit le parti de Dreyfus, tint un salon politique et diplomatique influent, agit pour l'émancipation des femmes. Rien ne laissera jamais percevoir le mystère et la douloureuse solitude d'une épouse otage d'un mari volage et manipulateur, amoureuse écartelée entre la passion et la raison.
    Cette biographie remarquablement documentée se lit comme un roman, et culmine dans une dernière partie qui enchantera les proustiens : à travers la comtesse Greffulhe, l'auteur apporte un éclairage nouveau sur la genèse de la Recherche, et nous révèle un texte inédit de Proust que l'on croyait disparu.

    Philip Alexius de Laszlo, Portrait de la comtesse Greffulhe, huile sur toile, 1907, Collection particulière © Bridgeman Images © Editions Flammarion, Paris, 2014

  • - Ce pauvre général, il a encore été battu aux élections, dit la princesse de Parme pour changer de conversation.- Oh ! Ce n'est pas grave, ce n'est que la septième fois, dit le duc qui, ayant dû lui-même renoncer à la politique, aimait assez les insuccès électoraux des autres.- Il s'est consolé en voulant faire un nouvel enfant à sa femme.- Comment ! Cette pauvre Mme de Monserfeuil est encore enceinte, s'écria la princesse.- Mais parfaitement, répondit la duchesse, c'est le seul arrondissement où le pauvre général n'a jamais échoué. À qui l'attribuez-vous ? Swann hésita un instant devant cette toile que, visiblement, il trouvait affreuse : « À la malveillance ! » Marcel Proust est un grand auteur comique. À la recherche du temps perdu est l'un des livres les plus drôles et les plus anticonformistes de la littérature. En témoigne cette anthologie humoristique où chacun trouvera parmi ces joyaux d'humour la plus belle occasion de se divertir.

  • En toile de fond, la France de l'Ancien Régime sur le point de basculer dans la Révolution.
    Au premier plan, un couple d'amants passionnés, dotés d'un tempérament ardent et d'une plume hardie. Dans cette correspondance brûlante, qui emprunte à la plus pure langue classique l'élégance de son style et la richesse pittoresque de son vocabulaire, les deux protagonistes se dévoilent sans pudeur, rivalisant d'audace d'abandon, échangeant avec sincérité et humour leurs points de vue respectifs sur l'amour, le plaisir et la volupté.
    Au fil de ce roman épistolaire à la manière du XVIIIe siècle, où les images les plus crues s'allient avec bonheur aux sentiments les plus délicats, la sensualité féminine s'exprime avec une vérité sans détours et une rare liberté de ton, tandis que se dessine en arrière-plan le portrait vivant d'un homme, d'une femme et d'une société condamnée par l'Histoire.

  • Que ferez-vous ce soir du 31 décembre 1999 où des milliards de puces programmées pour marquer l'année avec deux caractères vont indiquer « 00 » ? Quand Antoine reçoit un appel du Président de la République, il comprend qu'il va peut-être arrêter de prêcher dans le désert. Lassé de voir le pays prendre un retard coupable sur la résolution d'un problème qui ennuie les techniciens par sa simplicité et les politiques parce qu'ils n'y comprennent rien, le Président sent qu'une partie grave est en train de se jouer sous ses yeux. Est-ce que le bug de l'an 2000, c'est simplement des feuilles d'impôts qui arrivent en retard ? Des feuilles de paye mal calculées ? Des remboursements de la Sécu qui n'arrivent pas ? Le Président veut connaître la vérité sur ces informations qui commencent à circuler : 80 % de notre électricité est d'origine nucléaire. Produite par des merveilles technologiques truffées de processeurs embarqués... dont on n'a pas la moindre idée de l'enchaînement des réactions ce soir-là. Et qu'est-ce que c'est que cette théorie des dominos ? Un roman pas comme les autres. Un thriller où la fiction est probablement en dessous de la réalité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty