Laurent Turcot

  • Les sociétés occidentalisées ont fait des loisirs et des sports des référents et des modèles qui imprègnent toutes les sphères de la vie. Ces pratiques sont au croisement des grandes tendances politiques, économiques, sociales et culturelles de chaque époque. En faire l'histoire, c'est approcher l'essence même de chaque grand moment de l'Occident. Comment comprendre, en effet, l'avènement de la gymnastique au XIXe siècle sans prendre en considération la montée des États-nations ? Comment évaluer les divertissements à la cour de Louis XIV sans parler des fondements de l'absolutisme royal ? Que dire des tournois médiévaux si on ne prend pas la peine de les reconduire à l'idéal du combattant que les chevaliers incarnent dans cette société d'ordre ? Ou encore, comment analyser les Jeux olympiques antiques sans les rattacher à la culture du corps, à la médecine et à la philosophie qui se développent dans l'Antiquité ? Vouloir détacher ces pratiques des sociétés qui les fondent et les organisent est - à proprement parler - impossible. La société contemporaine invente les sports, mais sans aucune génération spontanée. Ainsi le sport doit-il beaucoup à cette vaste tranche chronologique qui va de la chute de l'Empire romain d'Occident à l'orée de la Révolution industrielle : on y relève des pratiques divertissantes et des formes d'exercices physiques auxquelles l'époque contemporaine a puisé. Cet ouvrage original revient, pour chaque époque, sur les manières d'être, de vivre et de penser qui furent autant d'acceptions différentes de ce que l'on appelle aujourd'hui "loisir" et "sport".

  • Du XVIIe au XXe siècle, la politesse sert à distinguer les classes sociales. La décence, l'élégance et la bonne conversation, ou, en revanche, leur absence et leur méconnaissance, permettent de classer les individus de manière hiérarchique. Paradoxalement, on soutient que le savoir-vivre doit aider à rapprocher les classes sociales en les polissant, d'où le terme politesse, afin de ne pas heurter les autres et de se conformer aux codes de la société. Visiblement, la politesse n'est pas qu'un simple échange, elle rend compte des fondements de la société, de ses valeurs intrinsèques et des possibilités d'avancement qu'elle offre.
    Une histoire de la politesse au Québec traite notamment des injures, des titres honorifiques, de la danse, des loisirs, des rapports entre les sexes et des livres d'étiquette.
    Avec des textes de Marise Bachand, Pascal Bastien, Annie Breton, Donald Fyson, René Hardy, Ollivier Hubert, Maude-Emmanuelle Lambert, Andréanne Lebrun, Denise Lemieux, Thierry Nootens, Peggy Roquigny, Jean-René Thuot et Laurent Turcot.
    Laurent Turcot est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements. Professeur en histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, il a été consultant historique sur le jeu d'Ubisoft Assassin's Creed Unity qui se déroule à Paris pendant la Révolution française.
    Thierry Nootens est professeur régulier au département des sciences humaines de l'Université du Québec à Trois-Rivières et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du droit civil au Québec. En 2014, il a reçu le prix Hilda-Neatby de la Société historique du Canada.

  • Québec, 17 février 1770. Il fait plus froid que froid. Un mort gît dans la côte de la Montagne, la gorge tranchée. Pierre Dubois, un Français arrivé depuis peu en ville, est un des premiers à voir le corps. Suspecté, il décide de mener une enquête pour découvrir l'auteur du crime. Au coeur du régime britannique, il évolue dans un monde où l'armée est omniprésente. Son ami, Peter O'Sullivan, un Irlandais de la Royal Artillery, va l'aider dans ses recherches - tout comme Madelon, prostituée, qui n'attend plus rien de la vie et qui trouve en Dubois une oreille attentive. Les indices s'accumulent, comme les obstacles. S'agirait-il d'un complot ?

    Dubois rencontre toute une galerie de personnages : un curé, une maquerelle, des francs-maçons, un marchand et un juge en chef. Tous veulent connaître la vérité... mais quelle vérité ?

  • Montréal, 1775. La guerre est proche, trop proche. Les Américains envahiront le Canada dans quelques jours. Les habitants se préparent du mieux qu'ils le peuvent tandis que les derniers Britanniques encore en ville prennent la fuite. Pierre Dubois observe ceux qui attendent impatiemment les prochains conquérants, mais il n'en a cure puisqu'il a déjà tout perdu. En ayant enfin trouvé son coin de paradis, le Québec, il croyait en avoir terminé avec le mauvais sort. Mais la femme qu'il aime a été sauvagement assassinée. Et il y a aussi cet homme qui veut se venger de lui.

    Les souvenirs de son enfance à Paris, de sa vie à Montréal et de cette fameuse journée d'avril 1770 à Québec lui reviennent en mémoire et, avec eux, les fantômes oubliés du passé.

    Dans ce second tome de L'Homme de l'ombre, nous découvrons avec délice un Québec peu connu, un Québec divisé entre les Américains et les Britanniques.

  • Le Paris de la seconde moitié du XVIIIe siècle compte près d´un demi-million de personnes, des hommes, des femmes qui tous ont leur quotidien, leur quartier, leurs amis, leurs espoirs, leurs déceptions et leurs drames. À l´occasion, au détour d´une rue, ils achètent du papier et inscrivent sur celui-ci des traces de leur existence. Ils se livrent, mais rarement dans l´idée de passer à l´histoire : ils notent pour expliquer, pour se rappeler ou encore pour informer des amis ou de la famille. Enfouis dans des boîtes d´archives et livrés à la poussière du temps, les trois textes qui constituent ce recueil (Détail de tout ce qui c´est (sic) passée Depuis le 30 mars 1774 ; Voyage qui n´est point sentimental, comme ceux de Mr Stern anglois; Comptabilité d´une bourgeoise anonyme) revivent aujourd´hui et éclairent, chacun à sa façon, l´ordinaire de la vie parisienne.

  • Le traité de Paris signé en 1763 marque la fin de la colonie française en Amérique. Mais que sait-on réellement de ce moment charnière de l'histoire? 250 ans plus tard, le numéro d'automne de ­Cap-aux-Diamants­ entreprend de nous faire découvrir ce traité fondamental par le biais de détails restés méconnus. Qu'est-ce qui a conduit à la signature de ce traité? Était-ce inévitable d'en arriver là? En quoi consiste le traité lui-même? Quelles ont été les répercussions dans la population, chez les amérindiens, dans le reste du monde? Hors dossier, la revue souligne les 25 ans des éditions du Septentrion et commente l'exposition « Paris en scène. 1889-1914. », à l'affiche au Musée de la civilisation de Québec.

  • Nous avons demandé à quatre historiens de nous raconter tour à tour Montréal, de sa fondation jusqu'à nos jours.

empty