Leïla Minano

  • Le sacrifice de Palmyre

    Leila Minano

    • Grasset
    • 12 Octobre 2016

    La conquête de Palmyre par l'Etat Islamique, en mai 2015, a bouleversé le monde entier. Aucune des exactions du régime, ni les 250 000 morts, ni les armes chimiques, n'avait provoqué une indignation aussi unanime. Pour Bachar-Al-Assad, pour Daech et pour la coalition, les blanches colonnades de Palmyre ont constitué un formidable outil de propagande. Mais que s'est-il vraiment passé à Palmyre ? A partir des témoignages d'habitants réfugiés à la frontière turque, de trafiquants d'antiquités, de soldats et d'officiers, recoupés par des centaines de documents et d'interviews d'experts, cette enquête révèle les dessous de la plus belle prise médiatique de l'Etat Islamique. Elle montre comment les troupes du régime se sont retirées brutalement tandis que la coalition, et d'abord le Département d'Etat américain, dont les satellites sont braqués sur la ville, se gardait d'intervenir. Elle prouve que le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des officiers, des pièces archéologiques, des prisonniers politiques et même de la banque avant l'arrivée des jihadistes, tout en déclarant la situation «sous contrôle». On y voit les représentants du régime empêcher des milliers de civils de quitter la ville alors que les drapeaux noirs sont à sa porte. On y découvre le vrai drame de la décapitation de l'archéologue Khaled Al-As'sad, âme de Palmyre unanimement respecté, puis  le quotidien des habitants sous le Califat  et les parcours des rescapés de Palmyre. Un an après les faits, ce document exceptionnel montre l'autre visage de la ville mythique, fleuron de l'Antiquité mais aussi carrefour économique, géostratégique et enjeu névralgique du conflit en Syrie et alentour. Gaz, antiquités, hommes : après les tractations initiales, certains réseaux de communication entre la ville et l'extérieur demeurent actifs, reflétant tragiquement une guerre dans laquelle les ennemis apparents, sur le terrain ou hors des frontières, cohabitent autant qu'ils se combattent.

  • De flamboyantes campagnes de pub les ont attirés. Ils affrontent une tout autre réalité. Enquête sur de jeunes recrues à bout de nerfs.
    Depuis les attentats de 2015, l'armée française recrute large. Avec 1,7 candidat seulement par poste de militaire du rang, elle n'a guère de choix. Ces volontaires fuient souvent l'échec scolaire, le chômage ou la petite délinquance et rêvent d'une guerre de jeu vidéo. Puis ils découvrent l'absurdité des patrouilles Sentinelle, les conditions de vie déplorables et l'indécision du commandement. Mal préparés aux atrocités de la guerre, ils sont envoyés au Mali ou en Centrafrique. Accros aux réseaux sociaux, aux drogues, à l'alcool, certains ont dérapé jusqu'à commettre des exactions sur des civils centrafricains.
    Mauvaise troupe décrit l'existence de ces soldats déboussolés, abandonnés à leur errance par une hiérarchie dépassée. Cette enquête de terrain, étayée par des documents internes exclusifs,
    dévoile enfin une réalité occultée.

  • La fin du service militaire en 1997 a bouleversé son recrutement. Mais on ne change pas les mentalités du jour au lendemain. Dans ce monde clos et viril, des soldates endurent en silence des violences sexuelles, verbales ou physiques.

    Une enquête inédite au sein de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air et de la Marine, dans la Gendarmerie et jusqu'en opération extérieure au Mali.

  • Des camps de réfugiés jordaniens aux couloirs de l'ONU, des prétoires de la Cour pénale internationale aux routes cahoteuses de Centrafrique empruntées par les soldats français, des cellules crasses de Donetsk, en Ukraine, aux villes tranquilles où tentent de se reconstruire les prisonniers violés à Guantanamo, neuf femmes journalistes ont enquêté sur les violences sexuelles en temps de guerre.
    Leur travail inédit, mené sur ces terrains de conflits, rassemble des documents, mais aussi des témoignages exceptionnels de victimes, de bourreaux et de lanceurs d'alerte. Surtout, il met au jour les défaillances des systèmes judiciaires qui permettent la perpétuation des crimes sexuels.
    Impunité zéro est un livre, mais surtout le pari que tout peut changer.
    Avec Cécile Andrzejewski, Delphine Bauer, Hélène Molinari,
    Ariane Puccini, Ilioné Schultz, Sophie Tardy-Joubert.

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