Lorédan Larchey

  • Charles Mehl

    Lorédan Larchey

    Messieurs,L'annonce inopinée de la mort de M. Charles Mehl a été, pour tous ses amis, une douloureuse nouvelle, mais non pas une surprise. Depuis de longs mois déjà, nous le savions atteint sans espoir ; cependant le coup qui l'a frappé ne date pas d'hier, il remonte à vingt-cinq ans.Enfant de Strasbourg, fils de cette Alsace qui semblait alors à tout jamais française, Mehl était entré de bonne heure à la préfecture du Bas-Rhin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le 17 juin 1808, la division Dupont, forte d'environ neuf mille hommes de toutes armes, partit d'Andujar. Le 18, vers trois heures du matin, la tête de la colonne, arrivée à peu près à une lieue de Baylen, rencontra l'ennemi. Il nous fallut manoeuvrer et combattre dans un cercle d'une lieue et demie de diamètre, les hauteurs étant partout couronnées de bataillons de volontaires espagnols qui, ce jour-là, montrèrent de la résolution.Notre petite armée avait plus de bagages qu'une armée de 150,000 hommes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Mon enfance. - Je suis tour à tour berger, charretier, garçon d'écurie.
    Je quitte pour la seconde fois mon village. - J'entre au service de M. Potier.
    Je suis né à Druyes-les-Belles-Fontaines, département de l'Yonne, en 1776, le 16 août.
    Mon père eut trois femmes : la première a laissé deux filles ; de la seconde, il lui est resté quatre enfants (une fille et trois garçons). Le plus jeune avait six ans, ma soeur sept ans, moi huit, et mon frère aîné neuf ans, lorsque nous eûmes le malheur de perdre cette mère chérie.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Jean-Roch Coignet fut, par excellence, ce qu'on appelle un homme de bonne volonté. Berger ou charretier, écuyer ou laboureur, soldat ou capitaine, nous le voyons toujours prêt à bien faire. Il y met tout son esprit, toutes ses joies, toute sa gloire, qu'il s'agisse d'un coup de balai ou d'un coup de sabre. Aussi la lecture de sa vie repose-t-elle comme la compagnie de ces gens solides et bons sur le dévouement desquels on peut compter. »

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