Louis Wiart

  • Le quotidien de la narratrice est bouleversé par d'étranges troubles du sommeil. D'où lui vient l'impression confuse d'entendre une voix familière dans la nuit ? Son mari la soutient-il réellement dans l'épreuve qu'elle traverse ? Pourquoi son attitude si calme, si prévenante, donne-t-elle peu à peu l'image d'un homme qui exerce sur sa compagne une emprise ambiguë ?
    L'état d'anxiété perpétuel et de précarité physique de la narratrice, la dégradation progressive de ses relations conjugales, mais aussi la paranoïa ambiante et la violence du quotidien immergent le lecteur dans un climat de tension exacerbée qui fait écho à certaines oeuvres de Roman Polanski et Boileau-Narcejac.

    Louis Wiart est né en 1988 à Bordeaux et partage son temps entre Bruxelles et Paris. Il prépare actuellement une thèse sur la prescription littéraire à l'heure des réseaux sociaux. Le sommeil n'est pas un lieu sûr est son premier roman.

  • Un grand nombre de sites web se présentent aujourd'hui comme des services de réseautage social dédiés au livre. Quels sont les publics qui les fréquentent, quels sont leurs usages ? Quels sont les acteurs engagés dans ce domaine d'activité, quels sont leurs stratégies et leurs modèles économiques ? Telle est l'ambition centrale de cet essai : appréhender la prescription littéraire dans le contexte historique, technique, social et économique qui marque son inscription dans l'industrie du livre à l'heure du web social.

  • Pascal Quignard écrit depuis plus de trente-cinq ans. Il a publié plus d'une quarantaine de livres. Déjà des romans comme Le salon du Wurtemberg (1986) ou Tous les matins du monde (1991) avaient connu un succès public et critique, mais la part la plus riche de l'oeuvre, à notre sens, celle qui est moins directement romanesque et par là moins accessible, demeurait méconnue. Depuis 2000, les prix littéraires successifs ont attiré l'attention sur l'ensemble quignardien ; c'est le cas en particulier du Goncourt de 2002, attribué pour un livre, Les ombres errantes, qui n'est pas un roman, pas un essai, qui n'est rien de familier et qui défie la catégorisation générique convenue.

    De plus, les quelques années qui viennent de s'écouler témoignent de l'attention que l'université porte désormais à Pascal Quignard, avec plusieurs colloques et plusieurs livres. L'étude de Bruno Blanckeman, Les récits indécidables (2000), dont une partie portait sur Quignard, les autres traitant de Jean Echenoz et Hervé Guibert, ouvrait la série des publications consacrées à l'écrivain. Elle fut suivie aussitôt de l'ouvrage dirigé par Adriano Marchetti, Pascal Quignard, la mise au silence (2000), qui présente les actes du colloque tenu à Bologne en 1998, et d'un numéro spécial de la Revue des sciences humaines (octobre-décembre 2000). En mars 2001 paraissait le livre de Philippe Bonnefis, Pascal Quignard en son nom seul, puis la remarquable étude de Chantal Lapeyre-Desmaison, Mémoires de l'origine (mai 2001), accompagnée du riche volume d'entretiens avec l'auteur, Pascal Quignard le solitaire. Un certain nombre de mémoires de maîtrise et de thèses sont actuellement en cours de rédaction, indiquant que l'écrivain bénéficie d'un intérêt critique de plus en plus soutenu.

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