Louise Desjardins

  • Éveline se dit qu'elle a bien le droit de vivre ses dernières années sans se donner en spectacle, sans devenir un fardeau pour les siens. Elle décide de partir, loin, aux antipodes. Elle choisit de s'installer à Buenos Aires. Personne ne sait qu'elle n'a qu'un aller simple, ni son fils, ni ses petits-enfants, ni son frère.

    Dans la grande Avenida 9 de Julio, le premier visage qui l'accueille, monumental, c'est celui d'Eva Perón déployé sur un grand édifice. Evita, Santa Evita, l'idole de la mère d'Éveline. Eva Perón, l'amie des pauvres, celle qui faisait la charité vêtue de Dior, morte à trente-trois ans au sommet de sa beauté et de sa gloire.

    Buenos Aires charme Éveline par son architecture, ses librairies, le flamboiement des jacarandas au printemps. Mais il n'est pas si facile d'être seule. Au fil des jours, elle fait la connaissance de Violaine, Française d'origine, et d'Alejandro, qui a l'âge de son fils et qui est le père du petit Federico.

    Mais s'attacher à ces gens, n'est-ce pas se donner de nouvelles chaînes ? Quelle issue lui reste-t-il ? Repartir ? Revenir ?

  • Après une rupture définitive avec sa famille, mère et fils, Angèle s'est exilée au Nord, Chisasibi d'abord, puis Rapide-Danseur, en Abitibi. Depuis deux ans, elle tente de se reprendre en main avec l'aide de Ray, son bel amoureux du fond des bois. Mais voilà que le passé la rattrape avec la mort accidentelle de sa mère, Anita. Elle devrait se rendre à Montréal, revoir son fils Alex, dire adieu à sa mère, mais elle ne fait que plonger dans ses souvenirs, incapable même de se confier à Ray. Elle sait que tout peut basculer en cette journée de tempête qui semblera une vie pour elle.

  • Alex a presque quatorze ans. Il n'a jamais rencontré son père, ne sait même pas qui il est. Il a été élevé par ses grands-parents, Raoul et Anita, militants de gauche et intellectuels bourgeois. Sa mère Angèle, éternelle étudiante et rêveuse, ne sait trop comment s'occuper d'un ado, surtout depuis qu'elle habite seule avec lui. Il est de plus en plus replié sur lui-même, ne communique avec personne, si ce n'est Lola, une camarade de classe avec qui il entretient une correspondance électronique. Pourquoi son père l'a-t-il abandonné ? Le mouvement Retrouvailles peut-il quelque chose pour lui ?

    Comme dans ses romans précédents, Louise Desjardins creuse ici l'univers des relations parents-enfants. C'est, plus particulièrement, un regard doux-amer porté sur ce qu'a légué à ses enfants une génération qui a voulu réinventer la vie. Au-delà du drame familial, on y trouve un regard lucide sur le militantisme des années 70-80 et certains de ses paradoxes. Avec l'économie de moyens qu'on lui connaît, l'auteur de So Long et de La Love poursuit une oeuvre forte et personnelle.

  • C'est l'anniversaire de Katie McLeod. Elle a cinquante-cinq ans et ses filles lui préparent une fête de familles reconstituées... Avant, pendant et après le brunch, Katie fait le bilan de sa vie et de ses amours. Donnera-t-elle sa chance à François, son correspondant internaute, de la rencontrer en chair et en os à la fin de cette journée particulière ? Voudra-t-elle se laisser étreindre par cet amour virtuel ? Dans la prose sobre qu'elle nous propose depuis La Love, son tout premier roman, Louise Desjardins poursuit son observation des rapports humains. De la petite ville d'Arntfield, où la narratrice a passé son enfance, nous retiendrons ce mythique Look-out, lieu de tous les péchés, où le père jouait du violon, et le McLeod Music Store, aussi, tenu par cette famille d'origine écossaise bien loin d'Aberdeen. En ce 8 janvier, au début du second millénaire, Katie déambule dans les rues de Montréal. Quant à la romancière, elle nous chuchote à l'oreille un petit air de musique. On souhaiterait qu'elle ne s'arrête jamais.

  • La table est déjà mise pour deux personnes. Au fond, le lit est défait. Les draps léopard se mêlent à une couverture de fourrure. On dirait Le Gibier de Courbet, les mêmes couleurs fauves, le même éclairage trouble. Une atmosphère de chasse à courre. Je veux dire le festin, après, quand les hôtes mangent les faisans plumés de toutes les couleurs. Avec galanterie, Hugo tire une chaise et me prie de m'asseoir. Il me sert un vin corsé et met des mazurkas de Chopin jouées par Arturo Michelangeli. Ça change tout et j'oublie le reste de la basse-cour. Au fil de rencontres étonnantes, Adèle, la narratrice de chacune de ces nouvelles, nous livre ses observations acidulées sur l'amour, la solitude, la déception. Sujets graves abordés avec une ironie pleine de tendresse. Le grain de sel de la lucidité, peut-être.

  • Pour nous Québécois, l'Amérique a toujours été une question. Nous sommes d'Amérique, c'est l'évidence, mais nous ne sommes pas, nous n'avons jamais été complètement américains. Nous vivons un peu comme dans un pays d'Europe du Nord : société prospère, politiques sociales généreuses, respect de la diversité, grands espaces, etc. Et, comme dans ces sociétés où il ne se passe jamais rien, nous sommes étrangers aux violences vécues aux États-Unis et dans les pays d'Amérique latine, qu'elles soient le produit d'un conflit racial qui s'éternise, de la guerre contre les narcotrafiquants ou des inégalités sociales criantes. Le dossier de ce numéro, constitué des textes de Vincent Lambert, Mathieu Bélisle, Samuel Archibald et Louise Desjardins, fouille la question : Sommes-nous américains? À quelle Amérique ou à quelle dimension de l'Amérique pouvons-nous nous identifier?

  • Sandwichs César au poulet sur baguette... Petits pains briochés au homard et à la fleur d'ail... Sandwichs indonésiens aux boulettes de porc... Ciabattas ouverts à la ratatouille gratinée... Satays de poulet + sauce aux arachides sur pains naans... Clubs-sandwichs revisités... Bienvenue dans le panier à pique-nique d'Anne-Louise Desjardins, où une impressionnante variété de sandwichs moelleux, croustillants, rafraîchissants et toujours surprenants font vite oublier le sempiternel croissant jambon-fromage-laitue-tomate. Faciles à préparer, originales, pas chères pas chères, les recettes d'Anne-Louise Desjardins proposent des combinaisons de saveurs qui raviront à la fois les carnivores endurcis, les végétariens convaincus et les amoureux de fruits de mer. Essayez-les dès aujourd'hui ! Vos proches s'en souviendront.

  • Vous aimez la soupe et les arômes envoûtants qu'elle répand dans toute la maison ? Vous aimez régaler votre famille et vos amis avec des plats réconfortants tout-en-un sans passer des heures dans la cuisine ? Vous souhaitez manger sainement et intégrer davantage de légumes à votre alimentation ?Anne-Louise Desjardins a préparé 100 recettes de soupes-repas en s'inspirant des saveurs d'ici et d'ailleurs et de ses souvenirs d'enfance : soupe-repas du matin de Noël, potage-repas du temps des pommes, laksa au cari comme à Singapour, gombo cajun aux crevettes et au poulet, bortsch d'hiver ukrainien, crème de tomates aux fèves edamames, soupe au porc rôti et aux vermicelles de riz, dhal indien aux lentilles jauneset aux poivrons, soupe aux haricots noirs avec une touche brésilienne, chaudrée de maïs au brocoli et au cheddar comme à Boston, soupe créole aux haricots rouges, crème de lentilles épicée au citron.Ce vaste choix vous fera visiter le monde en vous régalant à peu de frais avec des ingrédients faciles à trouver. Nul doute que les superbes photos signées Dominick Gravel vous mettront l'eau à la bouche et vous donneront envie de sortir vos chaudrons !

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