Littérature générale

  • Nicolas, ce jeune père de famille qui a besoin de ventiler, Chantal, cette adolescente qui ne cesse de bouder son plaisir, et Stéphanie, la petite grosse qui cherche sa place, ne sont pas que des personnages de ce recueil. Ils possèdent tous une part de ce que nous sommes. Et c'est là tout le talent de Madeleine Allard qui, habilement et finement, a su mettre des mots sur l'indicible tapi au fond de chacun d'entre nous qui parfois nous paralyse ou nous propulse dans une autre direction.
    «Tu as beaucoup réfléchi. Au fait qu'il n'a pas semblé peiné quand tu lui as dit que tu le quittais. À peine a-t-il réagi. Toi, tu pleurais, tu sanglotais, tu hoquetais, tu criais. Tu n'en finissais plus d'essuyer les larmes qui inondaient tes joues. Lui te regardait en fumant sa cigarette, sans rien dire. C'est l'orgueil sans doute qui lui donnait cet air assuré, dur et froid.»
    Née à Québec d'un père francomanitobain et d'une mère gréco­britannique, Madeleine Allard est la deuxième d'une famille de quatre filles. Montréalaise d'adoption, elle est traductrice et mère de quatre enfants. Elle est auteure d'un album illustré pour enfants et a coécrit un livre sur l'allaitement. Quand le corps cède est son premier recueil de nouvelles.

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