Marc Maesschalck

  • L'éthique contemporaine, qu'elle soit d'inspiration kantienne ou pragmatique, adopte une attitude ambivalente à l'égard des convictions. Tantôt, elle considère celles-ci comme de simples opinions sur la vie bonne dont le particularisme culturel risque de conduire à l'exclusivisme s'il n'est pas soumis aux exigences de la justification pluraliste et consensuelle. Tantôt, elle restreint la notion de conviction au point de n'y reconnaître que la garantie subjective d'une sincérité dans l'engagement moral. La conviction devient alors la formule de la raison pratique sans contenu sémantique particulier susceptible d'orienter l'engagement concret des sujets. C'est donc sur le plan sémantique qu'il est d'abord nécessaire de réintégrer le rapport entre éthique et convictions (Ire partie), si l'on veut ensuite élucider de manière positive le rôle des contenus de conviction dans le processus historique concret de l'engagement moral (IIe partie).

  • Les trois tomes de « Fichte : la philosophie de la maturité » regroupent les contributions faites en 2002 par les membres du Groupe d'Études Fichtéennes de Langue Française (GEFLF) lors des colloques de Louvain-la-Neuve et d'Aix-en-Provence.Dans le troisième tome ont été rassemblés des textes qui articulent et confrontent la démarche spéculative et phénoménologique du dernier Fichte aux traditions philosophiques contemporaines - l'hégélianisme, le perspectivisme nietzschéen, la phénoménologie husserlienne, le cognitivisme.

  • Les trois tomes de « Fichte : la philosophie de la maturité » regroupent les contributions faites en 2002 par les membres du Groupe d'Études Fichtéennes de Langue Française (GEFLF) lors des colloques de Louvain-la-Neuve et d'Aix-en-Provence. Le second tome regroupe les contributions éclairant trois des grands aspects de la philosophie appliquée de Fichte dans sa dernière période : la théorie de la religion, de l'État et de l'éducation.

  • Les trois tomes de « Fichte : la philosophie de la maturité » regroupent les contributions faites en 2002 par les membres du Groupe d'Études Fichtéennes de Langue Française (GEFLF) lors des colloques de Louvain-la-Neuve et d'Aix-en-Provence. Le premier tome traite des questions de philosophie fondamentale posées par la dernière philosophie de Fichte : le rapport de l'ontologie et du transcendantalisme, de l'absolu et du phénomène, l'essence de la manifestation, la doctrine de l'image, la théorie de la réflexivité.

  • The governance theories that have developed over the past twenty years offer a new framework to consider and examine the collective conditions of a "Responsible Research and Innovation - RRI" linked up with the policy challenges of a society in transition in all its modes of regulation. This book will recall the genesis of the reflexive point of view in the context of the development of the theory of governance. It will then develop the strengths of the model and finally, will show the fruitfulness of its application to the field of the RRI.

  • Cet ouvrage pose une question et tente d'y répondre en deux mouvements. La question : les réflexions actuelles sur la démocratie participative n'ont-elles pas escamoté une crise du sujet qui se marque en particulier par un postulat de faiblesse des sujets justifiant le rôle compensatoire attribués à des dispositifs institutionnels et normatifs de plus en plus invasifs ? Réponse en deux mouvements : le premier vise un retour critique aux hypothèses des années 1970 sur l'enlisement de la subjectivité et sur la nécessité de mener une politique du « subjectif sans sujet ». Le deuxième mouvement s'adresse au renouveau contemporain des théories participatives. Ce dernier cherche à mobiliser des identités désirantes dans des processus de résolution de problème, tout en maintenant l'hypothèque posée sur la puissance des sujets dans l'ordre de l'action collective. La thèse défendue est que cette hypothèque doit être levée parce qu'elle dénie le rôle attendu des sujets dans la transformation du social, tout en occultant la question de la limitation de leur puissance.

  • Loin de n'être qu'un point de vue sur le monde ou une conviction bien pesée sur la vie bonne, l'éthique philosophique est devenue aujourd'hui une pratique sociale et professionnelle. Pour prendre la mesure de cette transformation, il faut non seulement revoir les présupposés théoriques hérités du rationalisme moderne, mais aussi élaborer une connaissance nouvelle capable d'évaluer les conséquences de ces pratiques de l'éthique en partant de leur ontogenèse sociale. Entrant en dialogue avec les figures connues de l'éthique contemporaine, pour s'en distancer progressivement, de Habermas à Rorty, en passant par Rawls, Jonas et Ricoeur, il s'agit dans le dialogue ainsi entrepris de lancer des ponts vers l'engagement éthique proprement dit et vers ses champs d'intervention sociale dans les relations intergroupes et dans les processus d'apprentissage collectif. De la phénoménologie radicale au pragmatisme social, la réflexion éthique est mise ici à l'épreuve de sa transformabilité comme mode d'intervention sociale. L'hypothèse développée dans cet ouvrage est que c'est au contact de l'action collective et grâce à une approche génétique que la transformation de l'éthique parviendra à prendre toute sa mesure.

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