Marc-André Éthier

  • Les bandes dessinées, chansons, films, jeux vidéos, musées, reconstitutions, romans, séries télévisées et voyages occupent de plus en plus de place dans la vie des élèves. Comment exploiter en classe ces biens, loisirs et services culturels d'histoire pour que les élèves posent de mieux en mieux certains actes mentaux que les historiennes et historiens doivent effectuer lorsqu'elles et ils adoptent leur pratique ? Pour répondre à cette question, les auteures et auteurs de cet ouvrage explorent les usages scolaires possibles et souhaitables des produits qui ne sont pas associés à l'histoire savante et sur l'exploitation didactique de ce que la Loi québécoise sur les biens culturels désigne comme «?une oeuvre d'art, un bien historique, un monument ou un site historique, [...] une oeuvre cinématographique, audiovisuelle, photographique, radiophonique ou télévisuelle?». Les auteures et auteurs s'intéressent à des oeuvres qui ne sont pas créées pour l'école, mais qui peuvent néanmoins servir aux enseignantes et enseignants pour faire apprendre l'histoire aux élèves.

  • Enseigner et apprendre l'histoire, manuels, enseignants et élèves
    Cet ouvrage réunit une vingtaine de textes inédits de didacticiens de l'histoire et d'autres spécialistes de l'éducation historique. Trois générations de chercheurs se rencontrent et les perspectives internationales se croisent. Leurs recherches portent sur les fondements disciplinaires, les politiques éducatives, les programmes scolaires, le matériel didactique, les pratiques enseignantes ou l'apprentissage des élèves. À la fois composites dans leurs méthodes d'analyse et proches dans leurs questionnements, ces recherches mises en commun offrent un regard comparatif sur les enjeux théoriques et pratiques de l'enseignement de l'histoire et sur la problématique de l'éducation à la citoyenneté.
    Dans la première partie de cet ouvrage, quatre pionniers de la didactique de l'histoire témoignent de leur parcours, des origines de la discipline au Québec et des défis pour aujourd'hui. Chacune des autres parties tente d'ouvrir de nouvelles voies d'investigation dans l'un de ces quatre champs de recherche en didactique de l'histoire.
    Matériel didactique : manuel et autres ressources;
    Enseignants : histoire, éducation à la citoyenneté et représentations;
    Élèves : histoire, éducation à la citoyenneté et représentations;
    Programmes scolaires et enjeux fondamentaux de la discipline.

  • Pourquoi apprendre l'histoire ? Un grand nombre d'auteures se sont interrogées sur la place et le rôle de l'histoire ainsi que sur son enseignement. Depuis 2014, le processus de refonte du programme d'histoire nationale au Québec a intensifié les débats entourant l'enseignement de l'histoire. L'histoire sert-elle à quelque chose ? Le cas échéant à quoi sert-elle ? Et à qui ? Doit-elle cultiver l'habitude de consommation des divertissements de masse, reproduire les traditions, renforcer la cohésion nationale, contribuer à la formation citoyenne, promouvoir la diversité ou une morale particulière ? Est-elle susceptible d'être véritablement neutre ? D'un autre côté, l'histoire peut-elle être esclave d'un projet politique ? A ce titre, rappelons la mise en garde de l'historien Lucien Febvre (1919) : « L'histoire qui sert, c'est une histoire serve. »

    Le regard critique que les auteures de cet ouvrage portent sur le nouveau programme québécois d'histoire nationale, au deuxième cycle du secondaire, souligne les visées ambitieuses de son enseignement en tant que discipline intellectuelle favorisant l'enquête autonome, coopérative, méthodique et rigoureuse. Cependant, les auteures montrent que la nouvelle mouture de ce programme oscille entre une approche scientifique de l'histoire et une définition de son rôle patrimonial l'associant à la mémoire. Dans ce contexte, le programme affiche-t-il un nationalisme « dense » ou « mince » ? comment présente-t-il l'histoire nationale et son récit ? Est-ce que les élèves doivent apprendre une histoire axée sur la mémorisation ou sur la critique d'un argumentaire ou d'un récit, sur la soumission à une autorité extérieure ou sur l'autonomie intellectuelle ?

  • Qu'est-ce que la pensée critique en Histoire ? En quoi est-elle liée à l'esprit critique, à la méthode critique et à la lecture en histoire ? Comment s'apprend-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Permet-elle de mieux comprendre le monde et d'agir plus lucidement ? En quoi est-elle liée à l'école, à l'enseignement scolaire obligatoire de l'histoire et à l'éducation à la citoyenneté que cet enseignement de l'histoire prétendrait donner ? Les auteurs abordent cette question sous différents angles, y compris les usages populaires de l'histoire comme le cinéma et les jeux vidéos.

  • Quelles nouvelles voies s'ouvrent à la recherche et à la pratique en didactique de l'histoire, de la géographie et de l'éducation à la citoyenneté à travers le monde dans des contextes sociopolitiques et scolaires qui s'avèrent instables pour les premiers et, pour les seconds, en recomposition souvent profonde ? Ainsi, l'instauration de programmes fondés sur le développement de compétences a amené certains enseignants à revoir leurs conceptions de l'évaluation. Cela pose le problème de la nature des outils d'évaluation employés et de ce qu'ils évaluent. Par ailleurs, les enseignants se réfèrent généralement à un ensemble de pratiques et de valeurs culturelles et sociales, ainsi que de finalités : le développement de l'esprit critique des élèves, la construction autonome d'interprétations valides, etc. En outre, les enseignants et les élèves recourent de plus en plus à des outils TIC et à des environnements d'apprentissage numérisés servant au repérage, au traitement et au partage de l'information. Enfin, des mutations idéologiques et sociales profondes induisent une redéfinition des orientations curriculaires, mais aussi une métamorphose de la dynamique de la classe. Appelés à maitriser de nouveaux enseignements, les enseignants sont aussi confrontés à des élèves, dont les identités, les valeurs, les comportements et les acquis ont considérablement changé au fil des années. En associant les expertises croisées de plusieurs auteurs, avec une ligne directrice qui consiste à ne pas dresser un « état de la recherche », mais à comprendre dans quelle mesure la recherche en didactique histoire et géographie s'articulent autour d'une éducation à la citoyenneté aux contours encore mal dessinés, cet ouvrage a la vocation à devenir une référence.

  • Depuis une dizaine d´années, l´éducation à la citoyenneté occupe une place importante dans les débats, non seulement parmi les autorités scolaires, mais également dans l´ensemble de la société. Des expressions telles que : « éducation à la citoyenneté », « éducation citoyenne », « participation citoyenne », « préoccupations citoyennes », « implication citoyenne » et bien d´autres du même type abondent et s´entrechoquent sans que pour autant tous ces termes soient clairement définis, contribuant ainsi à entretenir une certaine confusion. Quoi qu´il en soit, l´observateur attentif à ce phénomène remarquera que l´on revient souvent au rôle majeur que jouent - ou devraient jouer - l´école (et notamment l´histoire) et les lieux non formels d´éducation dans ces appels à une citoyenneté plus consciente et plus assumée, notamment chez la jeune génération. Cet ouvrage se veut un effort de compréhension de ce phénomène. Les réflexions qu´il propose se situent à la jonction d´une discipline à la fois savante et scolaire, l´histoire, et d´une visée de formation présente à l´école depuis la fondation de celle-ci, l´éducation à la citoyenneté. Ce livre résulte de l´initiative de chercheurs aux horizons et aux expertises diversifiés, dont plusieurs sont réunis autour du Groupe de recherche sur l´éducation à la citoyenneté et l´enseignement de l´histoire (GRECEH), et qui ont mené des recherches complémentaires autour de la problématique du rapport entre histoire et éducation à la citoyenneté, tant dans le cadre scolaire que dans celui des musées où se manifeste de plus en plus ce rapport. D´une part, les nouveaux programmes d´histoire issus du renouveau pédagogique prescrivent aux enseignants d´histoire qu´ils éduquent leurs élèves à la citoyenneté en s´appuyant sur une étude rigoureuse du passé. D´autre part, une nouvelle muséologie dite citoyenne est en voie de se constituer et de jouer un rôle de plus en plus important dans l´éducation des citoyens.

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