Martin Hervé

  • L'homme est un être complexe et c'est pour cela que dans la vie sociale se joue une comédie prodigieuse, celle d'hommes et de femmes incapables de vivre les uns avec les autres, et incapables de vivre les uns sans les autres. Nous sommes tous des acteurs, nous jouons tous un rôle en ayant plus ou moins conscience de le faire.Connaissez-vous Lothaire le perso ? Et Ambroisiane la plus-que-parfaite ? Peut-être les avez-vous croisés autour de la machine à café ou dans votre club sportif. Reprenant la tradition des « caractères » popularisée par La Bruyère, I. Barth et Y-H. Martin croquent une galerie de portraits. En eux se décline toute l'humanité, avec ses formes multiples et ses façons variées de s'incarner.Ce livre se veut la caméra cachée de ce petit théâtre de la vie en société. Avec humour et tendresse, il nous permet de prendre un peu de recul avec un monde qui trop souvent menace de nous dévorer.
    Isabelle Barth, professeur agrégé en sciences de gestion, est membre du laboratoire de recherche HuManis de l'École de management de Strasbourg, qu'elle a par ailleurs dirigée. Rédactrice en chef de la Revue internationale de psychosociologie, conférencière, elle est l'auteur de nombreuses publications, dont Management et Religions (2012) et La Manager et le Philosophe (2014).
    Yann-Hervé Martin, agrégé de philosophie, est inspecteur de l'Éducation nationale et a enseigné en classes préparatoires. Conférencier, il est l'auteur de plusieurs ouvrages : L'Ange au sourire (2008), Meurtres sur échiquier (2011), La Saveur de la vie ou la grâce d'exister (2012) et Petit Traité de la liberté intérieure (2015).

  • A partir d'approches utilisant le quantitatif, la linguistique appliquée, la sémiologie de l'image, l'étude des représentations collectives permet de cerner la notion de mentalités médiévales. Celles-ci s'expriment dans l'espace, le temps, l'analogie, les symboles et le merveilleux, dans les différentes couches sociales. Des aspects négatifs existent, la condition subordonnée des femmes, le rejet des Juifs, la haine de l'étranger, la marginalisation des pauvres.

  • Cet ouvrage prolonge le travail entrepris dans le Tome I (2e éd.) sur les représentations collectives au Moyen Age, entre le XIe et le XVe siècle. L'auteur a retenu cinq thèmes essentiels dont l'approche a été récemment renouvelée : les lieux et espaces, théâtre des relations complexes entre les groupes humains - le corps, objet d'une attention discrète mais réelle - le travail avec la valorisation de l'oeuvre - les représentations socio-politiques donnant à la royauté une place prédominante - les prophéties et visions apocalyptiques au service d'intérêts spirituels ou temporels.

  • " L'éclat du chemin se ternit
    à mesure
    sous mes pas qui hésitent
    Au loin derrière
    les ombres immenses
    perdent dans les contours
    leur auréole
    Entre deux bornes du chemin
    une métamorphose s'accomplit "


  • Un roman émouvant, plébiscité par un Comité de lecture Grand Public

    Déclaré autiste à cinq ans, Louis est placé dans un centre spécialisé où il se retrouve au coeur d'une mosaïque de personnages tourmentés, blessés, hantés par leur passé. Mais on dirait parfois que ce petit garçon, qui ne parle pas, est habité par un pouvoir étrange. Il se révèlera peu à peu à ceux qui l'aiment comme à ceux qui le fuient. Et si Louis avait une mission à remplir ?
    Un roman sur la souffrance, le mal, l'espérance et l'amour.


  • Sur l'échiquier de la mort tous les coups sont permis !

    Fraîchement muté à Strasbourg, le jeune commissaire Pavlovsky se trouve embarqué, malgré lui, dans une affaire criminelle qui très vite le dépasse. Plusieurs individus découverts assassinés portent sur eux un bristol énigmatique.
    Peu à peu, le commissaire va découvrir que les caractères du message correspondent aux coups d'une partie d'échecs joués entre l'assassin et...lui-même ! Hélène Bellegarde, maître d'échecs charismatique, lui sera d'une aide précieuse afin de déceler les véritables enjeux de cette partie forcée, dont les pièces sont des êtres de chair et de sang.

  • Il a une sacrée lorgnette pour regarder le monde, HLM. Elle n'a pas simplement des petits et des grands bouts, elle en a des tas, équipés de lentilles très spéciales, - quel artiste les lui taille ? -, qui lui donnent des angles de vue très surprenants, jubilatoires pour ceux qui ont le plaisir de lire ce qu'elle le conduit à écrire. Oui, elle le conduit : il démarre d'un endroit qu'elle lui permet de décrire clairement, puis il marche jusqu'au bout de là où ça peut le mener. Il ne s'arrête jamais avant. Avec ses Artistes Imaginés, il nous ouvre la porte d'un univers tout autant logique que poétique, qu'un paradoxe initial lance dans une cascade d'acrobaties. Et son dessinateur ami, Hubert Martin, suit ce même chemin de légèreté et de précision, en interprétant avec sa propre lorgnette les divers récits proposés ici. En ouvrant de nouvelles perspectives, en travaillant les cadrages d'originale manière, il renforce cet aspect « imaginés » que le titre de l'ouvrage annonce. L'expression « angle de vue » prend vraiment son envol, au fil du trait fouillé d'Hubert Martin et de la plume scrutatrice d'HLM. Ce livre chemine alors, bien au-delà d'un album d'histoires illustrées, vers une réelle oeuvre artistique conçue en collaboration dans l'atelier commun à tout artiste : la vie ! Enfin, merci à eux d'avoir choisi une de mes histoires, qui rejoint le thème de leur livre. E.S.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Courbant le dos sous le fardeau des États-civils, des gardes médicales, des permanences de machin ou de truc, Bernard Delattre, le taureau de Gueugnon et Hervé Martin, le rêveur d'Issy-les-Moulineaux, journalistes à Toutes les Nouvelles de Versailles, se sont décidés à relever la tête, un soir de dérive rédactionnelle. « Fini l'éphémère, on va tailler dans le marbre. Après tant d'années à rapporter les conneries des autres, on peut enfin se payer le luxe de publier les nôtres ». Ainsi est né « C'est pas humain », recueil de courtes nouvelles, de brèves réflexions, gaies, tristes, sages, féroces, sales ou généreuses. Parce qu'à force de réfléchir, l'humanité n'a plus le temps de lire, ils ont fait aussi concis que possible. En bref, ça cause des relations du vécu et de l'imaginaire qui, comme les femmes, peuvent être chiantes comme la mort et belles comme l'amour.

  • Courbant le dos sous le fardeau des États-civils, des gardes médicales, des permanences de machin ou de truc, Bernard Delattre, le taureau de Gueugnon et Hervé Martin, le rêveur d'Issy-les-Moulineaux, journalistes à Toutes les Nouvelles de Versailles, se sont décidés à relever la tête, un soir de dérive rédactionnelle. « Fini l'éphémère, on va tailler dans le marbre. Après tant d'années à rapporter les conneries des autres, on peut enfin se payer le luxe de publier les nôtres ». Ainsi est né « C'est pas humain », recueil de courtes nouvelles, de brèves réflexions, gaies, tristes, sages, féroces, sales ou généreuses. Parce qu'à force de réfléchir, l'humanité n'a plus le temps de lire, ils ont fait aussi concis que possible. En bref, ça cause des relations du vécu et de l'imaginaire qui, comme les femmes, peuvent être chiantes comme la mort et belles comme l'amour.

  • Les écoles historiques Les discours de la méthode historique, les différents modes d'écriture de l'histoire, les « écoles » successives ou concurrentes, tel est le sujet de ce livre devenu un classique. Son ambition est avant tout pédagogique : les auteurs analysent l'évolution de la production historique depuis le Moyen Âge. Leurs études ne se résument donc pas à une bibliographie ; elles s'intéressent aux principales approches et théories de la discipline historienne. On y trouve notamment ce qu'il faut savoir sur l'école des Annales et la Nouvelle Histoire, sur les rapports qu'entretient l'historien avec le marxisme et le structuralisme, sur la réflexion critique contemporaine (Henri-Irénée Marrou, Paul Veyne, Michel de Certeau...).



    Guy Bourdé (1942-1982) Docteur ès lettres, il était spécialiste de l'Amérique latine.



    Hervé Martin Il est professeur émérite d'histoire médiévale à l'université Rennes II.

  • L'école résonne dans l'art. Des artistes inventent des fictions sur l'école et posent des questions fondamentales concernant l'apprentissage, l'exclusion et la liberté. Pourquoi et comment l'artiste met-il en jeu cet univers écolier ? Quelles relations l'art entretient-il avec l'enseignement ? Nous verrons, à travers l'analyse d'oeuvres, comment l'artiste, en partant de représentations écolières, déplace les représentations artistiques et déconstruit son système de valeurs.

  • Ces essais interrogent la capacité des êtres humains à mettre au service de leur propre destruction leur potentiel de créativité.

    Des philosophes, scientifiques, artistes et écrivains tentent de répondre à cette question.

  • Le frère prêcheur Pérégrin d'Opole, qui a passé l'essentiel de son existence dans les couvents de Racibórz et de Wroclaw, en Silésie, nous a laissé un recueil de 128 sermons en latin, rédigés pour l'essentiel entre 1297 et 1304. Ces allocutions « du temps » et « des saints », brèves et bien calibrées, destinées à servir de modèles à ses confrères dominicains et à l'ensemble du clergé, ont connu une diffusion européenne à la fin du Moyen Âge. Elles constituent, avec la Légende dorée du dominicain génois Jacques de Voragine (+ 1298), un bel exemple de la standardisation du discours religieux à la fin du XIIIe siècle, à des fins d'efficacité pastorale. Nourri de l'écriture Sainte, dont il excelle à extraire les différents sens, narrateur habile quoique peu original, Pérégrin d'Opole cherche à inculquer le modèle de christianisme issu du concile de Latran IV de 1215, dont les piliers sont la messe dominicale, la confession annuelle et la communion pascale. En dominicain attaché aux valeurs et aux idéaux de son ordre, il se pose en défenseur de l'orthodoxie catholique, face aux païens, aux infidèles, aux juifs et aux hérétiques. En vif contraste avec la grande majorité des clercs de son époque, il défend la cause des femmes et célèbre leurs mérites dans le domaine spirituel. Pour faire passer son message, Pérégrin d'Opole ménage à ses auditeurs et à ses lecteurs de précieuses échappées sur la vie quotidienne, la société, la justice et le champ politique. Il dresse ainsi, au fil de ses sermons, face à la cathédrale de pierre des architectes, une cathédrale mentale faite de citations bibliques, de variations allégoriques, de récits exemplaires et d'observations empiriques. Quoique moins grandiose, sa cosmovision supporte la comparaison avec « l'idéologie sociale complète » et la « mise en ordre générale de la société » échafaudées à la même époque par les dominicains et la cour angevine de Naples.

  • La tente a eu une place prépondérante durant tout le Moyen Age : migration des peuples, tournois, rencontres diplomatiques, guerres... Toutes ces occasions ont amené une bonne partie de la population d'alors à se loger, durant une période plus ou moins longue, sous la tente. Dès lors, celle-ci a pris une place importante tant dans l'apparat que dans sa fonctionnalité et sa symbolique hiérarchique. Ce sont ces mille ans d'histoire sous la tente que nous racontent leurs auteurs.

  • Les Poilevilain

    Hervé Martin

    Les Poilevilain sont de simples gens. Famille française ordinaire, ils vont être confrontés, sur trois générations, à une incroyable série de crises et de calamités.
    Commencée en 1340, la guerre dite de Cent Ans a déjà valu aux Français deux cuisantes défaites, à Crécy et à Poitiers. En 1348 la terrible peste noire décime la population. Dix ans plus tard éclate la Grande Jacquerie qui touchera le village de Bazouges l'Épervier, en Champagne, où vivent les Poilevilain. Vient le règne de Charles VI : le roi sombre dans la folie, l'Église catholique se déchire entre deux papes, une guerre civile oppose les Armagnacs et les Bourguignons, le climat se dérègle, la dépopulation sévit, les épidémies se succèdent, les prix flambent et l'économie se paralyse.
    Dans cette conjoncture sinistre, les Poilevilain tracent leur voie avec ténacité, de la tenure paysanne à l'atelier du forgeron, puis à la boutique de passementerie et, finalement, à l'honorable commerce de mercerie. À la troisième génération, les choix de vie et de carrière se diversifient : le négoce, mais aussi l'office, les armes et la vie religieuse.

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