Matthieu Simard

  • Les ecrivements

    Matthieu Simard

    • Alto
    • 25 Septembre 2018

    Les traces de pas dans la neige finissent toujours par disparaître, comme des souvenirs qu'on est forcé d'oublier, soufflés par le vent ou effacés par le soleil. Celles de Suzor, parti un soir de décembre 1976, n'existent plus depuis longtemps. Pourtant, Jeanne les voit encore chaque jour par la fenêtre du salon.
    Pendant quarante ans, elle s'est promis de ne jamais le chercher, mais lorsqu'elle apprend qu'il est atteint d'alzheimer, sa promesse ne tient plus?: elle doit retrouver Suzor avant qu'il oublie.
    Dans un Montréal enneigé, aidée par une jeune com­plice improbable, Jeanne retracera le chemin parcouru
    par Suzor et devra, pour ce faire, revisiter leur passé.
    La famille qu'ils n'avaient pas. Leur jeunesse en solitaire. Le voyage en Russie dont elle porte encore les cicatrices. Le trou dans le mur de la cuisine. Le carnet que la petite n'avait pas le droit de lire. Les boutons trouvés sur le trottoir.
    «?Je ne veux pas être la seule condamnée au souvenir de nos bonheurs?», dira Jeanne dans ce doux roman sur les caprices de la mémoire, sur ces choses qu'on oublie sans le vouloir et celles qu'on choisit d'oublier.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j'existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m'appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Ici, ailleurs

    Matthieu Simard

    • Alto
    • 19 Septembre 2017

    Ils ont planté l'antenne quelques années avant que nous achetions la maison du vieux. Depuis, le village se vide. Certains habitants s'en vont, d'autres meurent, d'autres encore disparaissent dans la forêt.

    Il en reste bien quelques-uns - Fisher l'homme à tout faire qui ne fait rien, Madeleine la serveuse autrefois sexy, l'épicier déterminé à vendre ses coeurs d'artichaut -, mais ceux qui restent ne veulent pas vraiment de nous. Ce n'est pas grave, nous ne sommes pas venus ici pour nous mêler à leurs histoires, mais pour oublier, nous retrouver peut-être.

    Recommencer. Nous sommes venus ici pour ne pas être ailleurs. Nous n'en repartirons peut-être pas.

  • Bienvenue chez la famille Prank !

    Quand je suis né, ma soeur m'a cassé un doigt. Crac, comme ça, sans la moindre gêne. Depuis, c'est la guerre entre nous deux. Une guerre de cheveux coupés dans son sommeil, de chandail de laine dans la sécheuse, de sauce tabasco dans la crème glacée...

    Si j'avais su que mon frère allait être aussi désagréable, je lui aurais cassé plus qu'un doigt. Mais bon, je me reprends depuis. Quatorze ans de guerre, ça en fait des fautes ajoutées dans ses devoirs, des trous percés dans ses poches et de la moutarde de Dijon dans son dentifrice...

    Tout allait bien, j'étais heureux de faire souffrir ma soeur, mais il a fallu qu'elle rate lamentablement un mauvais coup et que ça se retrouve sur YouTube.

    Maintenant, nous sommes devenus des vedettes d'Internet pour toutes les mauvaises raisons.
    Pire encore : ça veut dire que nous allons devoir nous entraider. Ark. Vraiment, ark

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j´existe.

    Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.

    Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.

    Il y a le directeur du collège Saint-Juste, qui collectionne les cravates laides.

    Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.

    Et il y a moi.

    Je m´appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

  • Je n´ai pas le choix.
    Je dois libérer Pavel.

    C´est aujourd´hui que ça se passe.

  • Je m´appelle Martin, et ma vie va mal.

    Mais il va bien falloir que ça change un jour.

    Un jour, bientôt.

  • Quand ton seul ami est prisonnier d´un savant fou, quand ta nouvelle blonde n´est déjà plus ta blonde, quand ton frère n´arrête pas de te torturer, on peut dire que ta vie va mal.

    Je m´appelle Martin, et ma vie va mal.

  • Quand ton seul ami est prisonnier d´un savant fou, quand tu es obligé de mentir à ta nouvelle blonde, quand ton frère t´écoeure sans arrêt, on peut dire que ta vie va mal.

    Je m´appelle Martin, et ma vie va mal.

  • Quand ton seul ami est prisonnier d´un savant fou, quand ta nouvelle blonde n´est déjà plus ta blonde, quand ton frère n´arrête pas de te torturer, on peut dire que ta vie va mal.
    Je m´appelle Martin, et ma vie va mal.

  • Quand ton seul ami est prisonnier d´un savant fou, quand ta nouvelle blonde n´est déjà plus ta blonde, quand ton frère n´arrête pas de te torturer, on peut dire que ta vie va mal.

    Je m´appelle Martin, et ma vie va mal.

  • Il y a Martin qui aime Anouk, sans retour. Le quotidien d'un collège privé, des jeunes prisonniers de leur vie. Et il y a Pavel, le plus mystérieux de tous les adolescents de seize ans, qui bouleverse l'existence de tout ce beau monde.
    Entre réalité et fantastique, Pavel parle d'amour, d'amitié et de liberté.

  • Le vingtième anniversaire de l'Entente franco-québécoise de 1965 a fourni l'occasion au Centre de Coopération Universitaire d'organiser un colloque consacré, en deux phases, à un premier bilan et aux perspectives de cette coopération. Le présent volume, grâce à diverses contributions dont la spontanéité a été, dans le mesure du possible, respectée, permet de se faire une meilleure image de la coopération universitaire franco-québécoise. Le pessimisme qui ressort du rappel historique, comme de certaines interventions, subsiste car la situation reste très incertaine, mais il doit être considérablement nuancé. Les partenaires de la coopération ont su s'adapter à une conjoncture difficile, ils continuent à oeuvrer, par tous les moyens, à la poursuite et au développement d'une coopération exemplaire pour les deux pays. Puissent les conclusions de ce colloque permettre une meilleure perception des problèmes qui subsistent, et servir, peut-être, d'ébauches de solution. Plus généralement ce colloque, bien que consacré à la seule coopération franco-québécoise, pose des questions, présente des situations, envisage des voies d'avenir qui peuvent servir d'exemples pour tout autre cas de coopération universitaire internationale. Au-delà de leur but immédiat, les responsables du présent volume seraient très satisfaits si leurs réflexions pouvaient, ainsi, être plus largement utiles, fournissant une nouvelle preuve des bienfaits de la coopération universitaire.

  • Comment expliquer que les romans nous habitent, que nous leur soyons si intimement attachés, alors même, nous en avons tous fait l'expérience, que nous oublions jusqu'aux noms des personnages qui nous ont été les plus chers, incapables de reconstituer les grandes lignes d'une intrigue dont il ne reste plus que des ruines ? Nous avons lu Dominique trois fois, et il ne nous en reste qu'une qualité d'atmosphère, si impalpable qu'il est presque impossible de partager une expérience réduite à une forme d'inconsistance. C'est peut-être à ce titre surtout que le roman est un genre subversif. Non parce qu'il est immoral, parce qu'il raconte des histoires d'adultère, ou parce qu'il ose faire de bagnards en fuite des héros, mais dans l'exacte mesure où il modifie le régime mémoriel de la littérature, lorsqu'il devient, au tournant du xxe siècle, le genre « cardinal », transmettant à la littérature quelque chose de l'incertitude et de l'infidélité de ses souvenirs à lui, toujours vagues ou parcellaires, excessivement sélectifs ou déformés. C'est au genre romanesque qu'il est revenu, pendant près de deux siècles, d'entraîner nos lectures, de les capitaliser en culture, autrement dit de fonder nos consciences. Or, le roman, à la différence de la poésie et du théâtre, est un genre oublieux, où les trous de mémoire sont légion, et, plus encore, où ils sont de règle. C'est un scandale que nous ne percevons plus très bien sans doute, tellement la situation nous est familière, mais dont quelques voix isolées, parmi lesquelles celles de Judith Schlanger et d'Isabelle Daunais, ont invité à faire un objet d'exploration. Des voix d'écrivains essentiellement, tant il est vrai que la mémoire « faible et variable » ou la mémoire « vague » du roman est une question qui glisse entre les doigts, dont les outils d'analyse de la critique universitaire ne se saisissent que maladroitement.

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