Michel Bock

  • Recipient of the 2005 Governor General's Literary Award in non-fiction, Quand la nation débordait les frontières is considered the most comprehensive analysis of Lionel Groulx's work and vision as an intellectual leader of a nationalist school that extended well beyond the borders of Québec.

    For over five decades, historians and intellectuals have defined the nationalist discourse primarily in territorial terms. In this regard, Groulx has been portrayed-more often than not-as the architect of Québecois nationalism. Translated by Ferdinanda Van Gennip, A Nation Beyond Borders will continue to spark debate on Groulx's description of the parameters of the French-Canadian nation. Highlighting the often neglected role of French-Canadian minorities in his thought, this book presents the Canon as an uncompromising advocate of solidarity between all French-Canadian communities.

  • Recipient of the 2005 Governor General's Literary Award in non-fiction, Quand la nation débordait les frontières is considered the most comprehensive analysis of Lionel Groulx's work and vision as an intellectual leader of a nationalist school that extended well beyond the borders of Québec.

    For over five decades, historians and intellectuals have defined the nationalist discourse primarily in territorial terms. In this regard, Groulx has been portrayed-more often than not-as the architect of Québecois nationalism. Translated by Ferdinanda Van Gennip, A Nation Beyond Borders will continue to spark debate on Groulx's description of the parameters of the French-Canadian nation. Highlighting the often neglected role of French-Canadian minorities in his thought, this book presents the Canon as an uncompromising advocate of solidarity between all French-Canadian communities.

  • Les années 60 et 70, en Ontario français, sont porteuses de transformations idéologiques retentissantes. Dans la foulée de la Révolution tranquille au Québec, le nationalisme canadien-français traditionnel est chassé du discours dominant, alors même que le gouvernement fédéral, par l´entremise de ses politiques linguistiques, en vient à occuper une place de plus en plus grande dans la vie socioculturelle des minorités françaises. Ces bouleversements entraînent un réaménagement fondamental du discours identitaire des Franco-Ontariens. Les notions de culture, de communauté et d´histoire habituellement associées à la notion canadienne-française sont évincées en faveur d´un discours individualiste. De « Canadiens-Français » qu´ils étaient, les Franco-Ontariens deviennent des « francophones », sans assises culturelles. / « Comment un peuple oublie son nom » trace l´évolution des termes clés de l´identité franco-ontarienne telle qu´elle se manifeste, sur une période de quinze ans, dans la presse française de Sudbury. Les résultats sont probants.

  • En 1912, l'Ontario devenait la troisième province de la confédération canadienne à interdire l'enseignement en français dans ses écoles. Dès sa promulgation, «l'infâme Règlement 17», comme on est venu à l'appeler, sera vivement contesté par la collectivité franco-ontarienne, alors réunie autour de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario. Plusieurs groupes et individus -?dont le fondateur du Devoir, Henri Bourassa, l'historien Lionel Groulx et la Société Saint-Jean-Baptiste?- viendront lui prêter main-forte.

    Après 15 ans de lutte, le Règlement sera finalement abrogé.

    Il existe aujourd'hui plusieurs études sur cette crise, considérée par certains comme le mythe fondateur de l'Ontario français. Peu d'auteurs, cependant, se sont intéressés à son impact sur l'avenir même du Canada français. Au coeur, donc, des nouveaux enjeux que creuse ce collectif se trouve un examen des conséquences de la crise scolaire sur le projet national canadien-français.

    Rédigé dans un langage clair et accessible, «Le siècle du Règlement 17» s'adresse à toute personne -??amateur ou spécialiste?- s'intéressant aux luttes des minorités linguistiques, à la francophonie canadienne et, plus largement, à l'histoire du Canada. Il propose dix-sept articles répartis en cinq thèmes?: o L'école franco-ontarienne et l'opinion anglo-canadienne o Les multiples voies de la résistance o Échos politiques et constitutionnels o Les représentations du Règlement 17 dans la sphère littéraire et artistique o La crise scolaire et la reconfiguration du champ intellectuel canadien-français.

  • En une de ce numéro de printemps, un père et son fils, également maçon et apprenti. Qui de mieux placé pour incarner l'enjeu crucial qu'est la transmission des savoir-faire en ce qui attrait aux métiers d'art liés au bâtiment ? En une vingtaine d'années, le nombre d'artisans québécois aurait chuté de 2500 à 300. Et les apprentis ne se bousculent pas au portillon... Fort heureusement, un dynamisme renouvelé anime le milieu depuis quelques années. Le dossier de ce numéro de printemps nous fait découvrir de quelles façons les efforts investis commencent à porter leurs fruits, notamment grâce à la reconnaissance des artisans par le Conseil des métiers d'art du Québec et par la formation de la relève, avec des projets comme les Chantiers-apprentissage de la Fondation Saint-Roch.

  • Dans Les lieux de mémoire, Pierre Nora affirme que « la mémoire s'enracine dans le concret, l'espace, le geste, l'image et l'objet » (1984, xix). Entre lieux et mémoire adopte une perspective semblable et jette un regard sur les expériences concrètes, géographiquement situées, par lesquelles les francophones du Canada construisent leur identité à partir des réminiscences de leur passé. Ce questionnement est essentiel, car la géographie de la francophonie canadienne évolue rapidement, consolidée au Québec au cours notamment des dernières cinquante années, mais fragilisée dans les milieux les plus dynamiques de la francophonie hors Québec, là où les francophones se confrontent quotidiennement à l'Autre : anglophone, immigrant et allophone. Dans ces lieux consolidés et fluides se tissent les appartenances et les identités de ceux qui les occupent. Les auteurs abordent les lieux de mémoire du Canada français selon trois approches : l'histoire, la géographie et les arts. Tous mettent en évidence que la fondation d'un lieu de mémoire est un acte politique. Enfin, ils montrent qu'une étude des lieux de mémoire, par l'entremise des individus et des groupes qui les instituent, constitue un préalable à la compréhension de l'identité francophone canadienne, dans son unité comme dans sa diversité.

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