Myriam de Repentigny

  • Entre les devoirs, les cours de piano, la troupe de danse et les exigences de sa mère, Raphaëlle n'a pas beaucoup de temps pour rêver. Jusqu'à ce fameux party où elle fait la connaissance d'Axel, un garçon mystérieux dont elle s'éprend aussitôt. Elle ne pense qu'à lui et trouve mille prétextes pour aller le voir le plus souvent possible à son appartement, en ville. Alors que ses parents pataugent en plein divorce, Raphaëlle savoure chaque minute d'indépendance loin de sa maison.

    C'est ainsi qu'un soir, l'adolescente va retrouver Axel pour de bon, au lieu de rentrer chez elle comme prévu.

    Pendant les semaines qui suivent, la fugueuse expérimente les joies de la liberté et la passion amoureuse, mais aussi l'insécurité et la précarité. Saura-t-elle faire les bons choix et éviter les pièges de la rue?

    Le phénomène de la fugue est de plus en plus répandu chez les jeunes de douze à dix-sept ans, principalement en milieu urbain. Laissés à eux-mêmes dans la rue, ils découvrent qu'il est souvent plus facile d'entrer dans ce monde que d'en sortir. Spontanée ou planifiée, la fugue, qui n'est pas synonyme de plaisir, peut représenter une échappatoire, une manière de revendiquer sa liberté, de demander de l'aide ou encore d'exprimer une certaine révolte. Quoi qu'il en soit, elle envoie toujours un message.

  • Je suis une adolescente normale. Du moins, je l'étais : quatorze ans, des parents séparés, trois meilleures amies, l'école... Jusqu'à ce jour. Celui où ma mère a rencontré Michel, son nouveau chum. Au début, leur histoire d'amour avait des airs de conte de fées. Mais rapidement, ma mère a commencé à changer. Elle est devenue secrète, ne s'habillait plus comme avant, se maquillait tout le temps (même pour faire le ménage !) et semblait toujours sur le qui-vive.

    Méfiant, jaloux, contrôlant... Le prince charmant de ma mère était loin de ceux que j'avais connus dans les livres de mon enfance. Avec le temps, les insultes sont devenues des menaces, puis des gifles, et, pour finir, des coups. Ma mère ne sortait plus, elle mentait à ses amies, ne répondait plus au téléphone. Malgré ma peine et ma révolte, la loi du silence semblait plus forte que tout. Jusqu'à cette nuit terrible où j'ai enfin trouvé le courage d'appeler à l'aide...

    La violence domestique ne blesse pas que ceux qui la subissent, mais aussi ceux qui en sont témoins, le plus souvent des enfants et des adolescents. On pourrait croire qu'en raison de la gravité de la situation et de la diversité des réseaux de communication, il est devenu facile de se confier, de dénoncer. Mais c'est sans compter la honte, la culpabilité et la peur qui transforment chaque jour davantage la maison familiale en prison.

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