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  • Octave Mirbeau parle d´abord à notre époque faite en trop grande partie de violences, de racismes, de sexualités déviantes, de folies aussi et son oeuvre s´avère être de l´ordre de celles que le temps épargne et qui révèlent toujours par leurs génies littéraires un moyen de pénétrer l´âme humaine dans ce qu´elle a de plus monstrueux comme de plus pervers. Sont réunis pour la première fois deux chefs-d´oeuvre du maître du subversif dans leurs versions intégrales :
    Livre I : « Le journal d´une femme de chambre » Le 14 septembre 1898, Célestine prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n´employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc forcément montrées. Un roman intemporel où l´ironie, le quotidien, le suspens, le sexe, l´émotion, l´arrivisme, l´ambition et tous les sentiments divers humains se mêlent dans une même harmonie jubilatoire, sans moralisme apparent et dans cette volonté d´esthétiser ce qu´il y a derrière le rideau, ce qu´on ne veut jamais voir, ce monstre qui se cache parfois en chacun de nous.
    Ce roman fit l´objet d´une adaptation fidèle à l´esprit de Mirbeau par le grand artiste espagnol Luis Buñuel en 1962, avec Jeanne Moreau dans le rôle de Célestine et Michel Piccoli dans le rôle du fils Montaigne.

    Livre II : « Le jardin des supplices » Célèbre ouvrage, à la réputation sulfureuse, regardé comme une oeuvre érotique ou nettement pornographique [...] « ces pages de Meurtre et de Sang » volontairement équivoques, se montrent également virulentes à l´endroit des milieux politiques et des crimes du colonialisme : « Nous sommes toujours les même sauvages, les mêmes ennemis de la Beauté ». - Lorenz, XV-391 ; Talvart et Place, XV-251.

    Revu, relu et corrigé par l´éditeur.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • « Au-dessus du hameau du Val-Fleury qui dépend de Meudon, un groupe de pittoresques constructions couronnent une colline.
    On devine qu'elles appartiennent à un artiste, car elles ravissent les regards.
    C'est là en effet qu'Auguste Rodin a fixé son séjour. »
    La sculpture de la fin du XlX-e siècle et du début du XX-e est dominée par l'imposante figure d'Auguste Rodin. Tout l'art de cette période vient de lui. Visionnaire ardent, Rodin était animé par un romantisme lyrique, mais dépourvu du sens du monumental. Peu d'artistes ont connu comme lui, de leur vivant, une pareille gloire. On l'a appelé «un Moïse de la sculpture». Malgré le culte qu'on lui rendait, Rodin sut rester un homme simple et bon, dont la «conversation familière mêlait le bon sens aux aperçus géniaux sur l'art. ». Cet entretien de Paul Gsell avec Auguste Rodin, datant de 1911, met en évidence ce que nous avons souligné ci-dessus. C'était une «conversation familière [qui] mêlait le bon sens aux aperçus géniaux sur l'art.» L'une des idées fondamentales de Rodin est celle du mouvement, car nous devons nous rappeler que le «mouvement est le principe de toute vie» (Léonard de Vinci).
    Édition électronique intégrale et entièrement illustrée d'après l'édition originale parue aux éditions Grasset en 1911.
    Contenant : Le Réalisme dans l'Art ; pour l' Artiste tout est beau dans la Nature ; Le Modelé ; Le Mouvement de l'Art ; le Dessin et la Couleur ; La Beauté de la Femme ; Ames de jadis, âmes d'aujourd'hui ; la Pensée dans l'Art ; Le Mystère dans l'Art ; Phidias et Michel-Ange ; l'Utilité des Artistes.
    Suivi de Combats esthétiques : Auguste Rodin, par Octave Mirbeau.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • À l'occasion de la rétrospective « Vincent Van Gogh » organisée au musée de l'Orangerie en 1947, le galeriste Pierre Loeb suggère à Antonin Artaud décrire un texte sur le peintre. Contestant la thèse soutenue par le Dr Beer dans Du démon de Van Gogh, l'écrivain s'insurge contre le jugement porté par la société sur la santé mentale de ce génie doué d'une lucidité supérieure et accuse ses détracteurs de l'avoir poussé au suicide. Pour étayer sa thèse, Artaud s'appuie sur les tableaux découverts à l'Orangerie. Il précise ses souvenirs en consultant deux livres abondamment illustrés et demande qu'on lui lise des lettres du peintre à son frère Theo. Son analyse inspirée révèle le sens profond et souvent occulté des toiles et des dessins de Van Gogh.
    Suivi de : Combats esthétiques : Vincent van Gogh, par Octave Mirbeau.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • « Le 8 juin, dans la nuit, après soixante-trois jours de traversées diverses - soixante-trois jours pour moi de fiévreuse attente, d'impatientes rêveries vers la terre désirée - nous aperçûmes sur la mer des feux bizarres qui évoluaient en zigzags. Sur un ciel sombre se détachait un cône à dentelles.
    Nous tournions Moorea pour découvrir Tahiti. » (Gauguin)
    Ce précieux cahier, rédigé et illustré par Gauguin est entré au Musée du Louvre, en 1927, avec l'ensemble de la collection Moreau-Nelaton ; il est reproduit aujourd'hui pour la première fois dans une version électronique d'après l'édition originale de 1897 - réédité en 1901.
    Cette édition numérique est accompagnée d'illustrations couleur.
    Suivi de Combats esthétiques : Paul Gauguin (par Octave Mirbeau).
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

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