La Piterne

  • Le calvaire conte l'enfer de la passion, source de souffrances, de déchéance morale et de tarissement de l'inspiration créatrice. Sébastien Roch est une violente critique des Jésuites et des moeurs provinciales. Mirbeau décrit la lente soumission de l'esprit qui conduit au viol physique.

  • L'abbé Jules : Jules, enfant, se révèle tracassier et cruel. Intelligent, il sera premier de la classe. Grand garçon à la carcasse dégingandée, il apparaît une indéchiffrable énigme. À peine l'âge de la première communion, il annonce son désir d'être prêtre !


    L


    e jour de sa première messe, Jules monte en chaire et s'accuse des pires fornications. Cette attitude non conformiste ne l'empêche pas de devenir secrétaire d'un vieil évêque compassé qui aura la faiblesse de l'aimer.


    Ce livre de 1888 montre une phobie hallucinée de la prêtrise ; pourtant, Mirbeau rend sympathique son prêtre bohème.
    Le jardin des supplices : Véritable catalogue des perversions de l'imaginaire de 1899, le livre exprime l'ambiguïté d'un Européen libéral, devant le colonialisme et les peuples orientaux. La Chine apparaissait alors comme le lieu des plaisirs mortels et, par un système pénal et l'invraisemblable raffinement de leur cruauté, les habitants ne peuvent être que des barbares.
    Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d'admirables artistes.
    Chaque titre est préfacé par Yannick LEMARIÉ, Université d'Angers

  • Le journal d'une femme de chambre accompagne Dans le ciel publié seulement en feuilleton de presse : le plus classique et le plus discret de l'auteur sulfureux.

  • Les 21 juors d'un neurasthénique (1901) suivi de La 628-E8 (1907)
    Octave Mirbeau décrit la société à travers les curistes d'une station thermale et à travers les notes de voyage à travers la France, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne.
    Les deux textes montrent l'humour et la tendresse de l'auteur.

  • Dingo

    Octave Mirbeau

    Dingo : Dernière oeuvre narrative de Mirbeau, Dingo n'a pas pu être achevé par le romancier, trop malade. En rupture complète avec la tradition "réaliste", ce récit nous introduit dans un monde de fantaisie, où la galéjade et le mythe côtoient l'observation, et où la réalité la plus sordide, inspirée par les déboires rencontrés par le romancier, est transfigurée par le regard et l'imagination du narrateur. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)
    Un gentilhomme : Roman inachevé, dont il ne reste que les trois premiers chapitres, Un gentilhomme a été rédigé vers 1900-1902 et vite abandonné, avant d'être publié en 1920 par la veuve du grand écrivain. Revenant sur ses débuts, à la faveur de la fiction, le romancier développe une analyse typiquement anarchiste de la prostitution, et considère que celle de l'esprit est bien plus salissante que celle du corps. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)

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