Octave Mirbeau

  • Le Journal d'une femme de chambre, d'abord été publié sous forme de feuilleton dans les années 1890 avant d'être édité en 1900, est certainement l'un des textes les plus violents d'Octave Mirbeau. Véritable réquisitoire contre les moeurs bourgeoises, ce monologue féroce et cynique révèle les bassesses et les vices d'une classe sociale triomphante qui, dans le secret des alcôves, libère le poids de ses frustrations et de ses turpitudes. « J'adore servir à table. C'est là qu'on surprend ses maîtres dans toute la saleté, dans toute la bassesse de leur nature. Tout ce que peut contenir d'infamies et de rêves ignobles le cerveau respectable des honnêtes gens. Ramasser ces aveux, les classer, les étiqueter dans notre mémoire, en attendant de s'en faire une arme terrible, au jour des comptes à rendre, c'est une des grandes et fortes joies de notre métier, et c'est la revanche la plus précieuse de nos humiliations. »

  • « Octave Mirbeau n'est pas seulement un grand écrivain estampillé. C'est aussi un inquiéteur, un empêcheur de penser en rond, un infréquentable, un inclassable et un libertaire politiquement et littérairement incorrect. Dans le Journal d'une femme de chambre, il donne la parole à une chambrière, ce qui est déjà subversif en soi, car un domestique, et plus encore une domestique femme, n'est pas supposé penser par lui-même, ni, a fortiori, tenir un journal et écrire comme Mirbeau... Bien placée au coeur des milieux bourgeois, elle perçoit le monde par le trou de la serrure et ne laisse rien échapper des "bosses morales" de ses maîtres. Grâce à elle, nous pénétrons dans les arrière-boutiques des nantis, dans les coulisses du théâtre du "beau" monde, dont elle arrache le masque de respectabilité. Successivement enjôleuse, charmeuse, pleine de gouaille... Karin Viard n'est pas une simple lectrice, mais une interprète transformiste qui tour à tour va devenir chacun des personnages, pour hisser l'oeuvre de Mirbeau au rang de chef-d'oeuvre sonore. » Claude Colombini & Pierre Michel

  • De situations cocasses en personnages burlesques, accompagnez Octave MIRBEAU dans son combat contre l'arbitraire et la bêtise. Cruels ou ironiques, les six contes lus par Gaëlle MAIRET fustigent les comportements ridicules ou exécrables et les situations absurdes ou inhumaines, fruits d'un ordre social toujours d'actualité, dans un style cinglant et sans appel. Retrouvez ce grand écrivain qui fût parmi les plus célèbres de son temps, aujourd'hui négligé ou ignoré, en raison de ses engagements sans concessions.


    Inclus dans l'audiobook : La bague, Mon jardinier, La vache tachetée, Un administrateur, En viager, En traitement

empty