Olivier Poivre d'Arvor

  • Tout commence par l'âge qui vient : alors qu'il atteint la cinquantaine, le narrateur apprend qu'il est stérile. Il s'aperçoit, en même temps, qu'il ne désire rien de plus qu'être père. Mais si le corps refuse ? Tout recommence au Togo, quelques mois plus tard, lorsqu'il rencontre une petite fille de sept ans, Amaal, et qu'il décide de l'adopter. Mais là encore, comment fait-on quand on est un homme célibataire pour devenir père ?Des laboratoires parisiens où il découvre son azoospermie aux terres de l'Afrique fertile où l'espoir renaît, des labyrinthes de l'administration au vol Lomé-Paris qui ramènera enfin sa fille chez eux, Olivier Poivre d'Arvor nous raconte le chemin initiatique de deux ans qui a changé sa vie. Pour la première fois, cet homme pudique lève le voile sur un sujet tabou.

  • Et si, dans les années qui viennent, l'hégémonie américaine en matière de technologie culturelle, au sens le plus large du terme, allait placer la France, pourtant assurée d'une certaine forme de supériorité et d'avance dans le champ intellectuel comme artistique, au rang de puissance mineure? De pays dominé, confiné à la muséification de ses richesses, résigné à un acte de capitulation culturelle et linguistique inédit dans son histoire? Car le retard français est patent et sans espoir de rattrapage face au monopole américain et à la concentration commerciale. Non seulement les États-Unis possèdent et maîtrisent les outils du «hardware» et du «software» mais ils contrôlent Internet et ont inventé tous les nouveaux outils de la connaissance moderne : Google, Facebook, Wikipedia, Amazon, iTunes, Yahoo, YouTube, Twitter... La véritable révolution culturelle, celle de l'accès, de la participation du public à l'édification du savoir, a été gagnée par le Nouveau Monde. Notre «logiciel», fondé sur la vieille Encyclopédie et son pouvoir de «prescription», est à l'évidence hors d'usage. Comme celui, et c'est encore plus grave, de l'Europe et des nations qui la composent, incapables de penser ou de produire des objets culturels européens forts.
    Avec ce texte vif, tranchant, Olivier Poivre d'Arvor réveille notre désir perdu d'exception culturelle.

  • Au départ de ce roman, un fait divers bien réel : une Chinoise s'est défenestrée pour échapper à une descente de police - qui, d'ailleurs, ne la visait en rien. De cette tragédie, Olivier Poivre d'Arvor a tiré un roman très original, émouvant, plein de rebondissements et de surprises.
    En effet, devant ce drame de la Chinoise défenestrée, l'opinion s'est émue et a organisé le voyage à Paris de Fan Wen Dong, son propre fils âgé d'une vingtaine d'années. Ce garçon sensible et poétique, à peine débarqué de sa ville de Fushun, va donc passer quelques jours à Paris avant de repartir en Chine avec les cendres de sa mère.
    Le roman que nous lisons s'inscrit, très exactement, dans cette semaine où s'entremêlent plusieurs trames de destins. Il y a là une femme - qui, précisément, réalise un film sur Marguerite Duras et qui, elle aussi, veut rencontrer « l'amant » chinois qu'elle rencontre, par hasard, à la faveur d'un accident de voiture. Il y a aussi un militant des droits de l'homme, un certain Schwartz, qui semble considérer Fan Wen Dong comme son fils. Ce Voyage du fils tisse, en brefs chapitres, une étrange histoire d'amours, de solitudes, de rencontres intenses.
    Olivier Poivre d'Arvor y raconte l'impossible face-à-face de la Chine et de l'Occident, du nanti et du démuni, de l'exilé et de son hôte.

  • « L'horloge de l'hôtel de ville juif, avec les aiguilles qui vont à l'envers... Tout à l'heure, le jour se lèverait, Ivan irait au zoo, ouvrirait les cages, tous les animaux de Trója s'échapperaient et entreraient dans la ville. Ensuite, il irait voir Zdenek dans son pavillon psychiatrique qui lui parlerait des Petites Antilles de Prague, de ces îles tracées en marge de la grande carte au 1/50 000, de cette revanche prise sur la géographie et l'histoire, sur l'absence de mer en Bohême et sur le trop grand nombre de petits Staline. Il lui parlerait, lui le responsable de la commission des Territoires extérieurs, des plantations de bananes en Nouvelle-Moravie, des iguanes des Caraïbes tchèques, de cet archipel aux îles magnifiques et désirées... de cette population niée, rayée des cartes officielles de l'Institut géographique national tchécoslovaque... » Sur fond d'alambics et de météores, dans un décor baroque cher à l'empereur fou Rodolphe II, ce roman parcourt la carte déchirée de l'Europe centrale. De l'après-guerre jusqu'au printemps de Prague et à son fatal lendemain, un jeune géographe tchèque et un paléontologue aux moeurs trop libérales vivent l'absurde au quotidien. Le premier finira par faire revenir la mer à Prague, le second désertera ses trilobites et ses dinosaures pour devenir cornac dans un zoo. Leurs récits, leurs amours finissent par se rejoindre dans ce roman d'Olivier Poivre d'Arvor, véritable parabole d'une liberté qui se conquiert, au-delà de l'histoire et de la géographie, dans les « îles » imaginaires du monde slave.

  • « L'horloge de l'hôtel de ville juif, avec les aiguilles qui vont à l'envers... Tout à l'heure, le jour se lèverait, Ivan irait au zoo, ouvrirait les cages, tous les animaux de Trója s'échapperaient et entreraient dans la ville. Ensuite, il irait voir Zdenek dans son pavillon psychiatrique qui lui parlerait des Petites Antilles de Prague, de ces îles tracées en marge de la grande carte au 1/50 000, de cette revanche prise sur la géographie et l'histoire, sur l'absence de mer en Bohême et sur le trop grand nombre de petits Staline. Il lui parlerait, lui le responsable de la commission des Territoires extérieurs, des plantations de bananes en Nouvelle-Moravie, des iguanes des Caraïbes tchèques, de cet archipel aux îles magnifiques et désirées... de cette population niée, rayée des cartes officielles de l'Institut géographique national tchécoslovaque... » Sur fond d'alambics et de météores, dans un décor baroque cher à l'empereur fou Rodolphe II, ce roman parcourt la carte déchirée de l'Europe centrale. De l'après-guerre jusqu'au printemps de Prague et à son fatal lendemain, un jeune géographe tchèque et un paléontologue aux moeurs trop libérales vivent l'absurde au quotidien. Le premier finira par faire revenir la mer à Prague, le second désertera ses trilobites et ses dinosaures pour devenir cornac dans un zoo. Leurs récits, leurs amours finissent par se rejoindre dans ce roman d'Olivier Poivre d'Arvor, véritable parabole d'une liberté qui se conquiert, au-delà de l'histoire et de la géographie, dans les « îles » imaginaires du monde slave.

  • Théâtre et amours sont au centre de ce nouveau roman de l'auteur de Fiasco, et, avec son frère Patrick, de Le Roman de Virginie.

  • C'est en Guyane, de Cayenne à Maripasoula - au pays des orpailleurs et des indiens Wayanas - que Léo entreprend de retrouver la trace de son ami d'adolescence, Frédéric. Il veut lui annoncer la mort du grand amour qu'ils ont partagé, Hélène, qui fut il y a trente ans leur professeur de philosophie et leur initiatrice érotique. A la surface de sa brumeuse mémoire ressurgit la géographie dangereuse, belle et imprécise du désir de trois jeunes gens dans les années soixante-dix. Que s'est-il vraiment passé entre eux trois à l'époque ? En remontant le cours du fleuve Maroni et celui du temps, Léo caresse la nostalgie de cet âge d'or, ce rêve perdu de la jeunesse baigné de refrains musicaux : fragile, blessé, amnésique, il s'obstine à retrouver la trace de l'homme qui pourra, peut-être, résoudre l'énigme de sa propre existence.

  • Le club des momies

    Olivier Poivre D'Arvor

    • Grasset
    • 4 Septembre 1996

    Un club très fermé, à Londres, dont Philippe Hartinger, diplomate, est le seul membre français. Il lit dans le journal qu'une jeune égyptologue tchèque a retrouvé la tombe d'Alexandre le Grand. Cette nouvelle déclenche en lui une double série de souvenirs, car, avant d'arriver à Londres, il a été en poste à Alexandrie d'Egypte et à Prague : à Alexandrie, il a perdu sa femme, Béatrice, dont la mort, cinq ans après, continue à l'obséder. A Prague, il a eu une brève liaison avec Lenka, cette égyptologue. Jeux de la mémoire, nostalgie du passé, évocation humoristique des moeurs anglaises, promenades émues dans le désert égyptien, réminiscences poétiques de Prague, sans oublier un zeste de polar archéologique, Olivier Poivre d'Arvor mêle ici les images des trois villes avec tendresse et drôlerie.

  • Qui mieux qu'un écrivain peut raconter une grande histoire d'amour ? Bien souvent, il exprime au plus juste les infinies nuances du sentiment, dans ses oeuvres mais aussi, de manière parfois spectaculaire, dans sa correspondance. Témoins ces billets intimes entre Victor Hugo et Juliette Drouet, sa maîtresse pendant cinquante ans. Des lettres écrites fidèlement à chaque anniversaire de leur rencontre, et qui conservent jusqu'au bout le souffle de la passion et la douceur de la tendresse.

  • À leur parution, Les Fleurs du mal de Baudelaire sont d'abord peu saluées par la critique, avant d'être violemment attaquées pour outrage à la morale publique. Baudelaire est condamné à une amende, certains poèmes sont censurés. Mais où commence et où s'arrête " l'outrage aux bonnes moeurs et à la morale " quand il s'agit de fiction ? Les frères Poivre d'Arvor reviennent sur le déroulement du procès, en reproduisant le réquisitoire du procureur impérial, les notes de Baudelaire pour sa défense, la plaidoirie de son avocat et le jugement. Un débat passionné autour d'une certaine idée de la littérature et de l'écriture.

  • Virginie disparaît un jour au large de l'île Maurice... Patrick et Olivier entreprennent alors un singulier voyage à la recherche de leur jeune soeur fugueuse, trait d'union de leur fraternité. Ils remonteront non sans malice leur arbre généalogique, croquant au passage parents et aïeuls mythiques ou rêvés dont la figure la plus parfaite est cette Madame Poivre vivant à l'Isle de France (Maurice aujourd'hui), égérie de Bernardin de Saint-Pierre, qui à son retour en France, écrira Paul et Virginie. Où commence la fiction, où finit la réalité ? Les deux frères affabulent leur enfance avec ironie et une infinie tendresse. Au terme de leur voyage dans l'île soeur, leurs chemins vont enfin se croiser dans ce roman d'amour à quatre mains.

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