Olivier Galland

  • La question des inégalités (de classe, de statut économique, ethno-raciales, de genre...), définies comme une différence d'accès à des biens sociaux jugée injustifiée,  est au coeur de la sociologie. Cet ouvrage a pour ambition de proposer le bilan le plus complet possible des travaux et connaissances sociologiques sur le sujet, et d'ouvrir des pistes de réflexion sur le domaine : quelle est la genèse de la notion d'inégalité ? Pourquoi  les inégalités se transmettent et se reproduisent-elles ? Quels sont les rôles respectifs de la famille, du système éducatif, des pouvoirs publics ? Comment et dans quelle mesure l'Etat parvient-il à corriger les inégalités de départ entre les groupes sociaux  ? Un ouvrage assorti de nombreux exemples internationaux et de figures originales.

  • La jeunesse est une catégorie aux contours incertains. À quel âge débute-t-elle, à quel âge finit-elle ? La sociologie montre que la jeunesse est avant tout un passage dont les frontières et la définition ont évolué au cours de l'histoire et se modulent selon les situations sociales. 
    L'affaiblissement des rites de passage, l'allongement des transitions professionnelles et la prolongation du temps des expériences qui tendent à repousser toujours plus tard l'accès à un plein statut adulte font que la jeunesse se décompose désormais en plusieurs phases - de l'adolescence au statut de jeune adulte - que ce livre tente de décrire. 
    Devenu un « classique » du sujet depuis sa parution initiale en 1991, l'ouvrage repère et explique les évolutions significatives entraînées par ce mouvement général de recomposition sociale que la jeunesse subit parfois douloureusement. 
    Cette 6e édition actualise l'ouvrage en présentant les travaux récents ayant porté sur l'entrée dans la vie adulte, les valeurs des jeunes, les comportements sexuels et la culture adolescente. 
     

  • La jeunesse est une des priorités du Gouvernement actuel.
    Les emplois d´avenir et les contrats de générations lancés à l´automne 2012 ont pour objectif de lutter contre le chômage des jeunes. Pessimistes sur l´avenir de la société, les jeunes restent cependant confiants en leur devenir personnel. Quelle est la réalité de leur situation ? Les inégalités entre générations s´accroissent-elles ? Les jeunes partagent-ils les mêmes valeurs ? Existe-t-il une ou des jeunesses ? Pour sortir du brouhaha médiatique, « Entrez dans l´actu » dresse le portrait de la jeunesse actuelle, fondé sur des informations objectives et factuelles.

  • Parmi tous les facteurs de préoccupation qui nous assaillent (crise mondiale, risque environnemental...), il en est un qui ne doit pas passer inaperçu et devrait même retenir prioritairement l'attention : la jeunesse française témoigne d'un pessimisme, d'un manque de confiance en l'avenir et d'une résignation qui tranchent complètement sur ce que l'on constate ailleurs.
    À qui la faute ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Dans notre « modèle » français tant vanté, qu'est-ce qui parvient ainsi à casser la jeunesse ? Comment les choses se combinent-elles, entre crise globale et ratés spécifiques du système éducatif, entre, ici, « jeunisme » démagogique et, là, passéisme profond ? Pourquoi les jeunes eux-mêmes pensent-ils et agissent-ils, si souvent, au rebours de leurs intérêts réels ?

    Olivier Galland nous offre une analyse à la fois équilibrée, nuancée et parfaitement décapante de ce marasme national, et définit des pistes concrètes novatrices pour rouvrir à la jeunesse, et donc au pays lui-même, la voie de l'avenir.

  • L'idée d'une montée de la radicalité au sein de la jeunesse française, avec pour corollaire une certaine banalisation de la violence, mérite d'être examinée. Certes, les passages à l'acte violent ne concernent qu'une petite minorité assez bien étudiée et identifiée. Mais on ne sait en revanche que peu de choses sur le degré d'acceptabilité de la violence aux yeux du plus grand nombre. Quels sont les segments de la jeunesse les plus concernés par la radicalité ? Peut-on observer un lien entre la radicalité politique et la radicalité religieuse ? Comment les jeunes réagissent-ils aux attentats et au terrorisme ?
    Pour répondre à ces questions, les contributeurs de cet ouvrage, tous spécialistes reconnus dans le champ de la sociologie de la jeunesse, analysent les résultats d'une enquête inédite menée auprès de sept mille lycéens de toutes origines sociales et culturelles, et de toutes confessions religieuses.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent, d'autres non. Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Au bout du compte, les plus faibles sont implacablement éliminés, tout en étant pratiquement exclus des aides sociales jusqu'à 25 ans. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie.

    Il est urgent de s'attaquer aux racines du mal : l'échec scolaire et les obstacles infranchissables que dresse le marché du travail devant ceux qui n'ont pas de diplôme. Il faut aussi faire sauter les verrous de notre système politique pour que les jeunes y trouvent leur place.
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    Mais en attendant, nous ne pouvons pas laisser tant de jeunes sur le bord de la route. Il y a des moyens de leur offrir, sans laxisme, une deuxième chance. Si nous continuons à ne rien faire, le risque d'une déflagration du pacte républicain grandira de jour en jour.

  • Y a t il aujourd'hui une crise des valeurs chez les jeunes ? Quelles sont leurs valeurs et comment ont-elles évolué au cours des dernières années en France ? Pour répondre à ces questions, ce livre s'appuie sur les résultats, relatifs aux 18-29 ans, d'une grande enquête sur les valeurs des Français. Résultat d'un travail d'équipe, l'ouvrage étudie l'ensemble des valeurs (famille, sociabilité, travail, politique.), qui sont autant de domaines de l'existence qui permettent de brosser un panorama complet de la jeunesse française.

  • La société française traverse une crise économique majeure. Entre un chômage de « longue durée », pour les uns, et des revenus mirifiques pour les autres, les inégalités sont exacerbées. La « passion insatiable pour l´égalité », qu´Alexis de Tocqueville associait chez les peuples démocratiques à leur « goût naturel pour la liberté », serait émoussée.
    Un tel constat mérite d´être questionné, car l´égalité n´est pas qu´une simple affaire d´arithmétique. Loin des jugements hâtifs, cet ouvrage montre, au contraire, que les Français ne cèdent pas à la facilité démagogique. Leurs souhaits sont aussi éloignés d´une pure méritocratie que d´un égalitarisme absolu. Certes, leur confiance est affectée par les difficultés actuelles, mais ils tiennent bon sur les principes de justice sociale.
    Dès lors, comment les inégalités sociales sont-elles perçues ? Quels principes de justice sont convoqués pour les juger ? Et quelles améliorations sont souhaitées ? Fondé sur un sondage représentatif et une série d´entretiens qualitatifs approfondis, cet ouvrage présente et analyse les réponses des Français à ces interrogations.

  • Au milieu du XXe siècle, les étudiants constituaient une frange étroite de la jeunesse et étaient pour la plupart des garçons issus des classes supérieures. Ils forment aujourd'hui un groupe nombreux, plus important numériquement que celui des artisans et commerçants. être étudiant est devenu la forme canonique de la jeunesse, le modèle social privilégié du passage au statut adulte, non seulement dans les métropoles mais aussi dans les villes moyennes, non seulement pour les garçons mais aussi pour les filles. Celles-ci sont même devenues majoritaires parmi les inscrits post-baccalauréat. On observe cependant encore de fortes inégalités d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale, et une importante différenciation des étudiants selon les études suivies. L'accroissement des effectifs s'est en effet accompagné d'une mutation et d'une diversification profondes des manières d'être étudiant. Cet ouvrage qui associe les compétences d'historiens, sociologues, économistes, statisticiens, politistes propose pour la première fois une vue d'ensemble des transformations qui ont affecté le monde étudiant depuis le début des années 1960 et un éclairage particulièrement approfondi des variations observables depuis le milieu des années 1990. Il apporte des repères chronologiques et démographiques ; met en relation les changements institutionnels, les flux et parcours ; analyse les formes de mobilisation et de représentation. Il s'intéresse à de multiples aspects de la vie étudiante : répartition de l'emploi du temps, argent, logement, alimentation, santé, pratiques culturelles, conditions d'étude et de réussite. Et il ne cède jamais à la facilité de présenter un illusoire « étudiant moyen » : il décrit et analyse la diversité croissante d'un univers contrasté du point de vue du degré d'autonomie, du degré d'intégration au monde de l'enseignement supérieur, du degré de disponibilité pour suivre les cours et accomplir les tâches nécessaires à la poursuite et la réussite des études.

  • « La jeunesse n'est plus ce qu'elle était... » Voilà la formule qui a valeur d'antienne quand ont est jeune ou que, en avançant en âge, on se fait vieux en se scandalisant de ce qu'est devenue la jeunesse ! Qui n'a pas eu ces mots à la bouche pour regretter la jeunesse d'antan ou, au contraire, pour se féliciter qu'elle ait changé. C'est sous cette bannière que des dizaines de chercheurs se sont réunies au Centre culturel de Cerisy-la-Salle, du 23 au 30 juin 2009, afin de pouvoir échanger sur les sujets à l'ordre du jour et cela dans l'intention de savoir si véritablement la « jeunesse n'est plus ce qu'elle était ». Le présent recueil s'efforce dans cette voie de brosser un tableau d'ensemble de la jeunesse en croisant les regards des principaux chercheurs en la matière issus de l'anthropologie, de l'histoire, de la sociologie et des autres sciences sociales.Les lecteurs - jeunes ou moins jeunes - trouveront entre autres des études sur les parcours scolaires, sur l'insertion dans le marché du travail, sur la mobilité géographique, sur l'entrée dans la vie adulte, et sur la culture teintée des couleurs du cosmopolitisme des jeunes évoluant dans les sociétés francophones que représentent la France, le Québec, la Belgique et l'Acadie.

  • Cet ouvrage est le fruit de la première grande enquête de terrain consacrée à la perception qu´ont les Français des inégalités et de la justice sociale. Loin des sondages chocs commandités à la va-vite pour illustrer les abus ou les privilèges de quelques-uns, les auteurs se sont attachés à décrypter les grandes tendances de la société française, en les replaçant dès que possible dans une perspective européenne et internationale. De manière radicalement nouvelle, ils cherchent à comprendre les liens entre inégalités et justice : un terrain peu couvert par la sociologie qui aborde souvent la question du « lien social », sans même que la question de la justice ne soit soulevée. Alors, quelles conclusions tirer de cette enquête présentée en une vingtaine de chapitres ? Principalement que les Français ont le sentiment d´appartenir à une société très inégalitaire, même s´il faut introduire des nuances bien sûr. Ce sont les inégalités de revenu et plus largement les inégalités économiques et matérielles qui apparaissent les plus fortes, alors que la France est, à l´échelle internationale, une société assez égalitaire. De manière plus surprenante, on constate que les inégalités jugées les plus présentes, ne sont pas forcément celles que les Français jugent les moins acceptables. Les inégalités de revenu, par exemple, sont fortement ressenties, mais finalement tolérées par les Français. On est bien loin du mythe insurrectionnel fréquemment véhiculé par les médias. Inversement, les inégalités jugées moins fréquentes (accès aux soins, discriminations ethniques, inégalités hommes/femmes) sont considérées comme insupportables. Libres, inégaux, mais fraternels, telle est, au total, la vision que les Français ont de leur société et d´eux-mêmes.

  • Quelles sont les valeurs des jeunes Français d'aujourd'hui ? Les analyses rassemblées dans cet ouvrage présentent un tableau approfondi des valeurs juvéniles et de leurs évolutions.
    En s'appuyant sur des enquêtes conduites régulièrement depuis 1981, ces analyses s'intéressent aussi bien aux valeurs politiques et religieuses qu'au rapport des jeunes aux normes sociales, au travail, à la famille, à l'écologie ou au libéralisme économique. Elles examinent aussi les différenciations à l'oeuvre selon l'âge, le niveau d'études, le genre et l'origine qui se dégagent de ces études à travers les enquêtes.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent et d'autres non. Pourquoi ? Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Résultat : les plus

  • Ce vaste tour d'horizon, écrit par quelques-uns des meilleurs spécialistes français, offre un examen sans équivalent des évolutions de la société française durant les dernières décennies. Qu'en est-il de la stratification sociale, de la dynamique familiale, des métamorphoses du système éducatif et productif, de la sociabilité, du rôle de l'État-providence, des transformations idéologiques, des mouvements et conflits sociaux, etc. ? Le changement semble avoir largement gagné les moeurs sous la transformation profonde des attitudes individuelles. Par ailleurs, une remise en cause inédite de la permanence de certaines structures et des rôles sociaux qui les sous-tendent .

  • Comprendre les valeurs d´une société est capital pour tous ceux qui veulent contribuer à la faire évoluer. Or, si on étudie depuis longtemps les données économiques et sociales, peu de travaux d´envergure sont consacrés à analyser les systèmes de valeurs. C´est l´objectif poursuivi par cet ouvrage qui s´appuie sur des enquêtes ciblées, menées depuis 1981 et régulièrement mises à jour. Il montre que l´individualisation - entendue comme affirmation de l´autonomie de l´individu et de ses choix - est bien la caractéristique majeure.  De fait, cette individualisation constitue une clef de compréhension de nombreux autres phénomènes contemporains (la famille, le travail, l´économie, la politique ou la religion). Faut-il y voir un danger pour notre avenir collectif ? Pas forcément ! Car l´individualisation n´est pas l´individualisme et ne prône pas le culte du « chacun pour soi ». Elle pourrait même favoriser la cohésion sociale.  Écrit par une équipe de sociologues et de politistes, autour de Pierre Bréchon et Olivier Galland.

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