Olivier Pastré

  • De multiples exemples tirés de l'actualité incitent à répondre à cette question par la négative : une procyclicité qui ne se réduit pas, une volatilité croissante, des marchés dérivés de matières premières qui s'emballent, des bulles financières à répétition qui se préparent. Et pourtant, les quatre G20 qui se sont succédé ont semblé prendre les problèmes à bras-le-corps et, dans certains domaines, ont enregistré des avancées incontestables. Comment aller plus loin ? Puisse ce livre être un guide pour la présidence française du G20. Il part d'un diagnostic sans concessions des dérives, passées et présentes, de la planète financière. Sur cette base, il esquisse les voies possibles d'une régulation de la finance mondiale qui devrait permettre à celle-ci de jouer le rôle qu'elle n'aurait jamais dû trahir : celui de gérer au mieux l'épargne et de financer la croissance et la création d'emplois, sans se laisser aveugler par les illusions du « short termism ». Les voies de ce renouveau sont parfois sinueuses, mais parfaitement carrossables, si la volonté politique de mettre la finance au service de la croissance et de l'équité reprenait le dessus...

  • La recomposition du paysage bancaire européen s'accélère. Dans quelques années il ne restera sans doute qu'une dizaine de banques européennes. Les banques américaines disposent aujourd'hui d'une force de frappe financière qui leur permet, avec quelques trimestres de profit, de faire main basse sur la banque européenne. Les banques japonaises sortent de la crise, les banques chinoises accumulent des réserves qui feront d'elles, demain, des prédateurs à l'échelle mondiale. L'industrie bancaire va ainsi se recomposer dans les cinq années à venir. Quelle sera la place des banques françaises dans ce jeu de go ? Ce livre essaie d'apporter des éléments de réponse à une question dont dépend le financement de l'économie de notre pays.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chargé de mission à la direction du Trésor, auteur de nombreux rapports officiels, Olivier Pastré retrace l'histoire immédiate d'une mutation profonde au sein de la finance : émergence d'un nouveau capitalisme, modernisation du secteur public et affirmation d'un troisième pouvoir, celui des banques et des compagnies d'assurance.

  • La planète financière apparaît d'autant plus folle que personne ne s'est encore chargé d'expliquer les antécédents, les dessous et les conséquences de la crise. C'est précisément l'objet de ce livre que de faire le point, sans polémique superflue, mais en regardant ce désastre en face. Qui est coupable ? Quels sont les victimes et les profiteurs ? Le système libéral est-il condamné ?
    Pas à pas, Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre reconstituent cet incroyable piège dans lequel le capitalisme mondial est tombé. Ils mesurent son ampleur, identifient ses acteurs. Leur récit ressemble à un roman, sauf qu'il raconte notre quotidien et dessine notre avenir.

  • La politique économique, de droite comme de gauche, a perdu toute efficacité car elle s´appuie sur une philosophie « top-down », du haut vers le bas, du macro au micro, du global au local. C´est l´héritage du keynésianisme que même les politiques libéraux (y compris Sarkozy) ont appliqué aveuglement. Cela a fonctionné pendant les Trente Glorieuses et jusqu´au début des années 1990. La mondialisation a tellement complexifié le monde économique que cela ne marche plus aujourd´hui. Il faut changer de paradigme et adopter une approche « bottom up », du bas vers le haut, du micro vers le macro, sans pour autant céder au chant des sirènes de l´autogestion et de la « démocratie participative ».
    Un tel renversement de perspective oblige à repenser complètement la politique économique et tout particulièrement le rôle des corps intermédiaires (syndicats, ONG, régions...). Il ouvre la voie à de nouvelles réformes, conçues de manière démocratique et donc assurées d´être mises en oeuvre. Grâce à cette démarche, révolutionnaire mais parfaitement réaliste, la sortie de crise est désormais possible.

  • Penser l'après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d'une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d'une refondation de l'économie mondiale sur des bases plus saines et durables.
    Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en oeuvre - de l'entreprise à l'économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l'emploi.  Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d'une sortie de crise par le haut.
    La politique à mettre en oeuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu'il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.
    Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur associé à l'École d'Économie de Paris. Olivier Pastré est professeur d'économie à l'université Paris-VIII et président d'IMB Bank (Tunis). Ils sont tous deux membres du Cercle des économistes et ont publié ensemble Sorties de crise (Perrin, 2009).

  • Vouloir restituer Marseille en 100 mots, voilà bien une idée de Parisien. Même avec 10 000 mots, on serait un peu court... Jeanne Laffitte et Olivier Pastré se sont pourtant prêtés au jeu de la touche néo-impressionniste pour donner à comprendre cette ville extrême et atypique. Au programme de ce livre donc, promenade sur la « Corniche », visite du « Vieux port », cabotage vers le « Château d'If », dégustation d'un « aïoli » d'exception, mais aussi découverte de « Pythéas », lecture de « Polars », court séjour aux « Baumettes » ou encore récit de la fameuse « Sardine qui a bouché le port ». Ici, pas de galéjade, juste les 100 manières de dire la richesse et la diversité de Marseille par ceux qui l'aiment et la connaissent. De l'« OM » au théâtre de la « Criée », de l'« Estaque » aux « Cahiers du sud », de la « French connexion » au fameux « savon », les auteurs semblent avoir extrait l'essence même de cette ville. À lire également en Que sais-je ?... Les 100 mots de la Provence, Marc Dumas Histoire de la Provence, Maurice Aglhon et Noël Coulet


  • Le monde de l'énergie connaît actuellement une série de chocs Réchauffement climatique et transition énergétique, bien sûr, mais également baisse brutale du prix du pétrole, questionnements autour du nucléaire ou révolution des gaz de schistes, au

  • Trop, c´est trop. Il faut arrêter de sombrer dans la déprime. La France a perdu trop de temps à se réformer, mais elle a des atouts considérables : une démographie dynamique, une attractivité préservée, des infrastructures performantes, une protection sociale qui est enviée par l´ensemble du monde... Nos handicaps sont réels mais trop souvent surestimés : nous ne payons pas plus d´impôts que la plupart des pays développés, notre appareil d´État s´est modernisé comme nos grandes entreprises. Quant aux inégalités sociales, elles sont moins marquées qu´ailleurs. Alors, qu´est-ce qui manque à la gouvernance de ce pays pour sortir de la crise ? La sortie de crise dépend de la confiance des citoyens. Donc de la capacité des dirigeants à restaurer la confiance. Et pour ce faire, il faut assumer les difficultés, dire la vérité et faire ce qu´on dit. Arrêtons de diaboliser les entreprises, dont la vocation est de se développer et de créer des emplois. Arrêtons de culpabiliser les riches. Certains ont travaillé pour cela et beaucoup rêvent de devenir riches. Arrêtons de décourager des générations de jeunes qui partent à l´étranger sans avoir l´envie de revenir. Arrêtons d´exporter des bac+5 pour importer des bac-10. Réparons, réformons ce qui dysfonctionne, mais, de grâce, protégeons le modèle français ! Exportons un modèle français zéro défaut. Sans céder à l´optimisme béat, nous voulons avec ce livre tourner le dos au déclinisme, lit de tous les renoncements : la crise doit nous rendre intelligents.

  • Politique économique de droite, politique économique de gauche (Perrin, 2006, 15 000 ex. forts, 4 000 poches), raisonnait sur un monde logique, aux contours définis. En 2012 tout a changé car la crise est passée par là, bouleversant les idées reçues, modifiant les frontières traditionnelles et surtout mettant en lumière les limites de l´expertise et des prévisions économiques. Personne ne peut plus s´accrocher à des visions simplificatrices de la réalité ; nul ne peut ignorer les problèmes de gouvernance mondiale. La bataille fait rage sur le maintien ou l´explosion de la zone euro. Les banques sont attaquées, leur solidité est remise en cause. 13 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté. Mais il ne s´agit pas seulement de délimiter les termes de l´affrontement ; les économistes du Cercle inventent ce que devrait être une campagne présidentielle utile au pays si les deux grands camps politiques étaient cohérents et néanmoins conscients des changements profonds qu´a connus la société française. La rigueur est-elle définitivement l´apanage de la droite ? Où se situe la frontière entre conservateurs et progressistes ? La France est-elle menacée de faillite et qui risque de passer à la caisse ?

  • « On ne nous dit pas tout », se plaint chaque semaine Anne Roumanoff. C´est bien plus grave, on nous ment. Florilège : la crise est finie. La finance peut s´autoréguler. Le dollar est insubmersible. La croissance verte va nous sauver. Le protectionnisme est mort et enterré. Les banques font leur boulot. L´immigration est un fléau. L´inflation nous menace. L´Europe va imploser. Nos dirigeants nous mentent mais ils se mentent à eux-mêmes aussi. D´où des politiques mises en oeuvre qui n´ont ni queue ni tête. C'est pourquoi le mur de la grande dépression se rapproche à la vitesse grand V. Ce livre vise à rétablir certaines vérités sans lesquelles aucune sortie de crise ne sera possible. En renouant avec la méthode qui a assuré le succès du Roman vrai de la crise financière (21 000 ex. fort, 11 000 poche, Perrin, 2008), Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre décortiquent les scénarios de notre avenir et les vrais dangers de demain.

empty