Paul Ardenne

  • Aujourd´hui propriétaire d´une sportive allemande, la BMW K1200S ; hier, sillonnant l´Europe et l´Afrique sur le dos d´une italienne virile, la 1000 Laverda ; un autre jour, couché sur une fusée japonaise, la ZZR 1100 Kawasaki... Paul Ardenne, historien de l´art, n´a jamais cessé de voir dans ses motos l´objet de tous les plaisirs, de tous les dépassements. Enfant déjà, il enfourchait avec son père une splendide 1000 Ariel Square Four. Une légende.
    Témoignage intime, presque sacré, histoires de vies, de morts, ce livre s´adresse à la horde des motards qui voue un culte à cet étalon mécanique, dispensateur de sensations vertigineuses, révélateur de personnalité.
    « Ma moto est un corps vif. Elle est mon corps, je suis le sien. Nous communiquons, nous nous comprenons. Nous endurons ensemble et devenons solidaires, amis, amants. » La moto n´est pas une simple machine, un véhicule uniquement fonctionnel. C´est une arme qui forge le corps du motard, centaure d´une mythologie moderne. C´est la fusion érotique d´un être avec son animal totem. C´est la liberté convoitée, la solitude consentie.

  • Marie Rosale, d´origine espagnole, vit à Saintes. Elle hérite d´un visage d´une beauté exceptionnelle et bizarrement inal-térable. D´abord utilisée, enfant, comme symbole vivant de la République espagnole par les descendants charentais des exilés de la Retirada, elle est bientôt l´objet de multiples convoitises, de la part de médecins, de concepteurs de pro-duits cosmétiques et de généticiens, entre autres.
    Un jour, on retrouve son corps sans vie, privé de visage. Qui a volé le visage de Marie Rosale dite Marie Saintes ? Pourquoi ? Ce récit narré comme un conte oral est une en-quête troublante où se mêle l´aspiration à l´éternelle jeunesse et la question de l´image de soi confrontée au temps et à la dégradation.

  • Enfant, Paul rêve de devenir ornithologue. Son amour des oiseaux, sacralisés comme des figures supérieures, résulte d'une conviction : en dépit de sa forme humaine, il est, lui aussi, un oiseau. À l'école, en famille à la campagne, plus tard en ville, sa

  • > Disponible prochainement Notre époque est émotionnelle : elle aime les sensations fortes, les défis délirants, la violence.
    Ces excès en tous genres, elle se les représente volontiers sous une forme extrême, où l'accent est mis sur ce qui chavire nos sens : l'intensité, la démesure, le moralement inadmissible, l'horreur. Un élan destructeur au point de rendre légitime, en termes spectaculaires, une esthétique de la limite dépassée . L'objet de ce livre est double. D'une part, documenter par le menu les formes d'expression contemporaines fortes de ce désir de dépassement esthétique : spectacles superlatifs, performances artistiques engageant la souffrance, documents d'actualité insoutenables, images de la pornographie dure, cinéma violent, mises en scène de la scatophilie, idolâtrie de la mort et du cadavre.
    D'autre part, analyser le glissement vers l'esthétique extrême que consacre, plus qu'aucune autre, la société occidentale. Magnétique et médiatique, la représentation de l'extrême y constitue désormais une véritable culture, un nouveau référent, un but. Fourmillant d'exemples, cet essai s'attache enfin à apporter une réponse à ce questionnement cardinal : quel avenir, en Occident, pour le spectacle du pire ? Car à l'esthétique extrême il y a, en bout de course, une conséquence dramatique : l'épuisement du désir de voir.
    Que faire dès lors pour revivifier ce désir sinon, à plus ou moins court terme, devoir extrêmiser l'extrême lui-même et ses représentations ?

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