Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • L'étymologie ne vise pas seulement à redécouvrir la base originelle du lexique [...]. Dans sa première visée, elle est une archéologie [...], par certains de ses aspects, elle est science généalogique. Elle veut être autre chose qu'une mémoire, qu'une intuition, autre chose qu'une certitude sur des origines. À sa manière, elle prétend être une explication de son propre système.

  • Tout au long de sa carrière de dramaturge Shakespeare manifesta un vif intérêt pour l'histoire. Dans ce Tome I, consacré à la première tétralogie et au Roi Jean, l'auteur dessine d'abord le profil socio-culturel et politique de l'époque élisabéthaine et situe Shakespeare dans ce contexte, jeune provincial venu à Londres pour réussir au théâtre. A la lumière des manipulations opérées par les historiographes partisans, il examine dans le chapitre 2 la création et le développement des mythes nationaux en prenant les cas opposés de Richard III, le tyran maudit, et d'Henri V, le bon roi chrétien : il montre que Shakespeare écrit dans le sens de la tradition, bien que l'ambiguïté de son langage permette une lecture double et ironique des personnages et des messages. Le chapitre 3 présente une rétrospective critique du traitement de l'histoire au théâtre avant Shakespeare, de Skelton et Baie notamment, à Marlowe. L'auteur analyse ensuite (chap. 4) les histoires en tant que pièces politiques, en particulier dans leurs relations avec les homélies tudor et la tradition idéologique, à travers la mythologie comparée, les emblèmes et l'iconographie. Il passe enfin à une étude approfondie de chacune des pièces : les 3 parties d'Henri VI, qui portent les marques de l'apprentissage (chap. 5), Richard III, le chef-d'oeuvre de cette période (chap. 6), et Le Roi Jean, pièce charnière qui annonce une manière plus élaborée et plus personnelle.

  • Tout au long de sa carrière de dramaturge Shakespeare manifesta un vif intérêt pour l'histoire. Dans ce Tome I, consacré à la première tétralogie et au Roi Jean, l'auteur dessine d'abord le profil socio-culturel et politique de l'époque élisabéthaine et situe Shakespeare dans ce contexte, jeune provincial venu à Londres pour réussir au théâtre. A la lumière des manipulations opérées par les historiographes partisans, il examine dans le chapitre 2 la création et le développement des mythes nationaux en prenant les cas opposés de Richard III, le tyran maudit, et d'Henri V, le bon roi chrétien : il montre que Shakespeare écrit dans le sens de la tradition, bien que l'ambiguïté de son langage permette une lecture double et ironique des personnages et des messages. Le chapitre 3 présente une rétrospective critique du traitement de l'histoire au théâtre avant Shakespeare, de Skelton et Baie notamment, à Marlowe. L'auteur analyse ensuite (chap. 4) les histoires en tant que pièces politiques, en particulier dans leurs relations avec les homélies tudor et la tradition idéologique, à travers la mythologie comparée, les emblèmes et l'iconographie. Il passe enfin à une étude approfondie de chacune des pièces : les 3 parties d'Henri VI, qui portent les marques de l'apprentissage (chap. 5), Richard III, le chef-d'oeuvre de cette période (chap. 6), et Le Roi Jean, pièce charnière qui annonce une manière plus élaborée et plus personnelle.

  • L'étymologie ne vise pas seulement à redécouvrir la base originelle du lexique [...]. Dans sa première visée, elle est une archéologie [...], par certains de ses aspects, elle est science généalogique. Elle veut être autre chose qu'une mémoire, qu'une intuition, autre chose qu'une certitude sur des origines. À sa manière, elle prétend être une explication de son propre système.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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