Pierre Grassé

  • Voici une invitation au voyage dans l'espace portuaire qui est passé par la crise. Depuis plusieurs années, les villes cherchent à "réinvestir" leurs quartiers portuaires, les privant parfois du charme qui faisait leur singularité. Paradoxalement, le port est un peu l'antithèse du voyage : c'est la ville de ceux qui restent. Mais on ne rêve jamais aussi bien qu'à quai. L'auteur propose ainsi un itinéraire à l'envers du décor, teinté d'imaginaire. De la Méditerranée à la mer de Chine, de Buenos Aires à Rotterdam, jetant l'ancre et la plume à Genes, Hambourg, Saigon, Le Havre, Liverpool...

  • Synonymes de voyages au long cours, les ports nous renvoient également aux riches heures des empires maritimes, tels que Gênes, Venise ou Anvers. Maîtresses des mers et 19points névralgiques des échanges commerciaux, ces cités rayonnèrent à travers le monde et contribuèrent à façonner les civilisations modernes.

    Aujourd'hui encore, la plupart des grandes métropoles disposent d'un accès maritime, véritable ouverture au monde. Ruinés par la Seconde Guerre mondiale et la crise de leur modèle industriel, les ports européens et américains ont cédé la place aux géants asiatiques que sont Shanghai, Singapour, Hong Kong et les « nouveaux ports » chinois. Pourtant, loin d'avoir perdu leur dynamisme et leur puissance créatrice, les villes-ports constituent de véritables « laboratoires » du XXIe siècle, qui tendent à répondre aux mutations du monde urbain. Mais les enjeux auxquels il faut faire face ne manquent pas : banalisation des usages, risques environnementaux, exploitation marine et sous-marine inconsidérée, menace d'une piraterie sans frontières.

    Fruit d'un important travail de recherches mené dans une cinquantaine de sites français et étrangers, cet essai retrace l'histoire de ces métamorphoses qui, depuis 1940, affectent ou au contraire renforcent la position des cités portuaires, dont l'attractivité économique et touristique a rarement été aussi forte.

  • L'Afrique est inéluctablement en voie d'urbanisation rapide. Cet ouvrage se propose de déceler ces mutations de l'Afrique tant sous l'angle urbain que sociétal. Il permet d'aborder une réalité multiforme et complexe qu'il s'agit d'explorer dans le sens d'une meilleure compréhension des enjeux urbains et d'un accès plus large à la connaissance de cette "Afrique des villes" en pleine émergence.

  • Depuis l'Antiquité, c'est dans la ville que se réalise l'acquisition de la citoyenneté, notamment grâce à une large diffusion de l'information. Mais le monde change et la revendication citoyenne prend un sens nouveau. Ce livre est tout autant une réflexion sur le métier et les responsabilités publiques des journalistes qu'une invitation faite aux médias pour imaginer et mettre en oeuvre des formes nouvelles de médiation entre les citadins et les pouvoirs, qui soient porteuses de citoyenneté.

  • De retour à Rome après vingt ans d'absence dans le cadre d'un projet personnel, l'auteur redécouvre une ville qui le fascine et le trouble. Ce récit à caractère autobiographique, issu d'un journal tenu dans l'urgence du quotidien, propose une "lecture de ville" entre tendresse et nostalgie, mémoire et avenir. Nourri de promenades et de réflexions au fil des quartiers de Rome, de Flaminio au Testaccio, du Rione Monti à Garbatella, il constitue un contrepoids réaliste à la dolce vita supposée de la quotidienneté romaine.

  • Première expériences de reportage en Amérique latine et journal de bord d'un voyage au Vietnam ; différents regards sur l'Espagne et le Portugal saisis au fil des années 90 ; portraits de ces lieux symboliques que sont - ou furent - la Rome de Fellini. enfin les récits inscrits au coeur de la mémoire de l'auteur sont regroupés dans cet ouvrage. Permanence des villes, mouvements des civilisations, visages actuels de la mondialisation : tout incite et invite à confronter les mots et les lieux, à bousculer les images, à laisser parler les cinq sens de la mémoire.

  • Le Corbusier (1887-1965) était aussi un grand voyageur. Sa curiosité pour d'autres paysages, d'autres architectures ou d'autres moeurs paraît toujours en activité, révélant parfois une attention presque naïve. Cet ouvrage original interroge des aspects moins connus de la vie intime et professionnelle de l'architecte de Chandigarh et de Ronchamp, avec ses zones d'ombre et ses ambiguïtés, et illustre le rayonnement international de son oeuvre.

  • Rédigés par des intervenants de diverses disciplines: géographe, anthropologue, sociologue, philosophe, architecte-urbaniste, voici une poursuite de la réflexions sur la place du voyage dans la civilisation urbaine. Ces rencontres étaient l'occasion de chercher à regarder la ville autrement, à travers son histoire et sa mémoire et de s'interroger sur la cité de demain.

  • L'évolution est le problème majeur, central de la biologie. Elle a pour objet l'origine des êtres vivants, leurs transformations et leur éventuel avenir. Tout essai pour comprendre l'Univers et l'homme est influencé par la solution qu'on en donne.

    L'évolution n'est plus considérée comme une hypothèse, sauf par une poignée de réfractaires, ignorants ou aveuglés par des croyances dogmatiques. Mais le désaccord surgit entre biologistes lorsqu'il s'agit d'en expliquer le mécanisme. Si l'on exclut quelques tentatives sans portée réelle, deux conceptions s'affrontent depuis plus d'un siècle, celle de Lamarck et celle de Darwin.

    Pierre-P. Grassé place le problème hors des préférences nationalistes et confessionnelles, sur le plan de la réalité. Etre objectif d'abord, voilà sa règle. Recourant aux données de la paléontologie, qui retrace l'histoire vraie et non imaginée du biocosme, et à celles de la biologie moléculaire, l'auteur entre résolument dans une voie nouvelle et esquisse une conception objective, prospective de l'évolution et de son mécanisme, conception qu'il considère modestement, comme la préface à une future théorie générale.

    Rédigé sans termes techniques, l'Evolution du vivant s'adresse tant aux biologistes, aux philosophes et aux sociologues, qu'à tous ceux qui s'intéressent à la vie, qui désirent mieux connaître notre essence et comprendre la place revenant à tout être vivant et à l'Homme, non seulement à la surface de notre Planète mais dans l'Univers tout entier.

  • Nos légendes populaires partent en général d'une histoire vraie, vieille de centaines ou de milliers d'années. La légende fait référence à un lieu, à un objet, à un personnage. Elle était racontée le soir à la veillée, de bouche-à-oreille et de génération en génération. Au fil du temps, la légende est devenue un mythe, elle a perdu en précision, mais elle a gagné en fantaisie. En Forez, elle a pu naître d'une source, d'une forêt, d'un chevalier. Elle a rencontré des êtres fantastiques, des fées, des sorciers ou des rebouteurs. Nos légendes foréziennes sont un élément essentiel de notre culture locale. En effet, les légendes nourrissent profondément l'imaginaire de gens qui vivent dans notre terroir. Elles sont probablement l'élément le plus ancien qui forge notre culture régionale. Les légendes du Forez sont notre imaginaire commun. A l'heure de la mondialisation et de la « culture unique », il est important de retrouver les mythes qui font notre identité régionale. Le livre rassemble les légendes du Forez parmi les plus authentiques. On y retrouve bien entendu de nombreux textes de Frédéric Noëlas (1830-1888), ce Roannais était un poète et un artiste féru de légendes. On signalera un remarquable avant-propos du folkloriste M. Blanchardon tiré d'extraits d'une conférence donnée en 1912.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pierre-P. Grassé, biologiste, voyageur, humaniste appartient à une espèce en voie d'extinction : l'homme de science qui a échappé aux excès de la spécialisation et a scruté des domaines éloignés de la biologie conçue dans son sens le plus large. Ses principaux, travaux concernent la biologie des êtres unicellulaires : structures, ultrastructures, cycles. Retenons à son actif sa découverte de la reproduction par modèle à distance de l'appareil de Golgi, des centrosomes. Il a été le premier à montrer la structure réelle des seuls chromosomes non démolis par les réactifs conservateurs, ceux d'unicellulalres (Péridiniens) et ceux de la spermatide des animaux pluricellulaires. Le comportement animal, surtout des Insectes sociaux, a été un de ses sujets favoris de recherche. Il a introduit dans ce domaine plusieurs notions fondamentales, notamment celles de régulation sociale, d'effet de groupe. Sa théorie de la stigmergie explique les tâches collectives et adaptatives des Insectes sociaux. Elle fait comprendre comment le comportement automatique, malgré sa rigueur, ala possibilité dé s'adapter aux circonstances. L'Homme et l'évolution préoccupent depuis toujours Pierre-P. Grassé. Il a exprimé sa conception biologique, et philosophique de l'Homme dans divers écrits, notamment dans « Toi, ce petit dieu » et dans le livre qu'il nous donne aujourd'hui.

  • Nous connaissons tout de la mouche du vinaigre et du colibacille, ou nous le croyons. Peut-on en dire autant de nous-mêmes ? Assurément, répond le commun des mortels. N'explore-t-on pas nos organes avec une subtile précision, ne descend-on pas au tréfonds de notre conscience et bien au-delà encore, dans les ténèbres de l'inconscient ?

    Telle n'est pas l'opinion de l'auteur qui, fort de sa science des animaux, entreprend l'étude de nous-mêmes à la lumière des dernières découvertes de la biologie. Dans une absolue objectivité, avec sérénité, il met à nu les ressorts de notre être, comme il le fit naguère sur des insectes ou sur des singes. Alors il découvre dans l'Homme des choses étranges, des domaines insoupçonnés, découvertes propres à nous délivrer des chaînes dans lesquelles nous maintiennent les idées reçues et les dogmes pseudo-scientifiques. La biologie révèle l'homme à lui-même.

    Mais le naturaliste s'aperçoit dans sa libre analyse que la Science est tout à fait incapable d'expliquer totalement l'Homme, qui contient des éléments irrationnels sur lesquels elle n'a pas de prise. En nous-mêmes, la Science trouve ses frontières. C'est bien pour cela que la bête verticale que nous sommes, créature la plus précieuse et la plus exceptionnelle de notre Univers solaire et peut-être de notre galaxie, forme à elle seule un univers avec ses lois, avec sa liberté, avec sa notion du bien et du mal, avec son amour, univers qui n'a nul équivalent. Notre nature enfin comprise, les maux dont souffre le monde occidental deviennent intelligibles et l'humanité peut alors découvrir la voie dans laquelle elle doit engager son évolution, qu'elle a le privilège de mener à sa guise.

    Ce livre est le roman véridique de l'Homme.

    Né à Périgueux, Pierre-Paul Grasse, membre de l'Académie des Sciences, professeur honoraire à la Faculté des Sciences de Paris, a consacré sa vie à la recherche biologique et à l'enseignement. Son oeuvre, qui compte plusieurs centaines de publications, a pour sujets principaux la structure de la cellule et le comportement. Il est le fondateur-directeur et co-auteur du «Traité de Zoologie», dont 25 volumes ont déjà paru. Il fut en France l'un des pionniers de la microscopie électronique et a, le premier, donné la photographie électronique des chromosomes. La biologie, à travers l'Homme, a conduit le zoologiste à devenir philosophe, d'où la nouvelle orientation suivie par Pierre-P. Grasse.

  • L'auteur retrace l'histoire de l'évolution humaine et, parallèlement, il expose les diverses théories qui ont traité de cette évolution : darwinisme, marxisme, sociobiologie... Ces théories, leurs fondements et leurs applications, Pierre-P. Grassé en réfute le caractère profondément idéologique, qui fait qu'elles cherchent moins à comprendre l'homme qu'à l'annexer à des fins politiques. Il montre à quel point les différences entre l'évolution de l'homme et celle d'autres espèces animales n'ont jamais cessé de se creuser. L'homme est en perpétuel devenir, il est capable de corriger son évolution, de s'adapter, et toutes les théories qui prétendent l'annexer lui refusent en fait ces facultés d'adaptation, pour l'isoler, le réduire, et lui retirer son sens de l'initiative et de la responsabilité personnelles.À l'appui de cette thèse, Pierre -P. Grassé étudie deux phénomènes fondamentaux, l'inné et l'acquis chez l'homme et l'animal, les caractères héréditaires et la toute relative prédétermination biologique. Mais, loin de sombrer dans un credo fataliste, il nous montre que l'homme est en mesure de dépasser l'inné, de composer avec lui pour aboutir à un nouveau stade d'évolution.Rigoureux et frémissant, ce livre est tout entier porté par la conviction que l'homme est, fondamentalement, un être doué de liberté à qui il importe surtout de redonner le sens de l'effort et du dépassement de soi que lui a fait perdre notre monde moderne, si démoralisé.

empty