Lux Éditeur

  • Pierre Vadeboncoeur et Pierre Elliott Trudeau ont été d'inséparables copains de l'école primaire jusqu'à l'université, pour ensuite devenir collaborateurs à la revue Cité libre et camarades de luttes contre le duplessisme. Cette bonne entente a duré jusqu'à ce qu'ils s'affrontent dans les années 1960 sur l'avenir de la nation québécoise. L'un étant souverainiste et socialiste, l'autre, le fédéraliste que l'on connaît. Pourtant, l'affection qui les liait ne s'est jamais démentie, la véritable amitié s'éprouvant bien plus dans la possibilité d'un désaccord que dans le confort des affinités faciles.

    La correspondance rassemblée dans ce livre, dont plusieurs lettres couvrent la période des années 1940 et 1950, donne à voir une grande amitié tout en documentant un pan entier de notre histoire.

  • Dans cet essai, Pierre Vadeboncoeur met en scène une galerie de personnages publics ayant mis leur ingéniosité au service de la bêtise. Ce sont les grands imbéciles. Il s'agit de politiciens, d'entrepreneurs et de savants dont l'intelligence abdique devant les tâches qui lui incombent, et dans les mains desquels la raison est une arme pointée contre l'esprit public. En politique internationale, messieurs Bush et Cheney en sont de beaux spécimens. Monsieur Harper fait bonne figure en politique nationale, en compagnie de tous ceux qui, à gauche comme à droite, ont perdu le sens des réalités politiques et historiques du pays. Pour les Québécois, c'est cependant le retour du politicien provincial qui offre la variété la plus troublante du genre. Incarné à merveille par Mario Dumont, ce type de politicien, déplore l'auteur, présage un « retour à la nullité d'antan », avec sa démagogie, sa veulerie et ses compromissions. C'est, en outre, à l'exorcisme d'un tel revenant que nous convient la plume et la sagacité de Pierre Vadeboncoeur. On retrouvera avec joie dans ce recueil de courts textes la fougue, la profondeur et l'élégance des analyses politiques d'un essayiste dont la réputation n'est plus à faire. L'Académie des lettres du Québec honore Pierre Vadeboncoeur de sa plus haute distinction, la médaille de l'académie. Elle souligne ainsi la contribution de Pierre Vadeboncoeur à l'essor de l'essai comme genre littéraire au Québec. «L'essayiste, souligne Yvan Lamonde au sujet de l'auteur primé, qui valorise tant l'intuition du départ et qui maîtrise si bien l'expression analytique du propos, ne pouvait mieux pratiquer le genre et lui donner ses lettres de créances.»

  • La correspondance entre Jean-Marc Piotte et Pierre Vadeboncoeur couvre une décennie, celle des années 1960, sans doute la plus effervescente du Québec contemporain. Caractérisée à la fois par les grandes réformes de la Révolution tranquille et la montée de l'indépendantisme, elle scande le moment fort d'une amitié nouée durant la période qui précède immédiatement la fondation de la revue Parti pris.

empty