Pierre-Henri Gouyon


  • La croyance dans une Nature harmonieuse qui prédominait au XVIIIe siècle a progressivement été mise à mal par les avancées de la biologie. Les débats concernant notamment les biotechnologies et la gestion de la planète exigent que scientifiques et citoyens partagent acquis et incertitudes dans les domaines de la génétique, de l'écologie ou de l'éthologie.

    1 autre édition :

  • L'évolution

    Pierre-Henri Gouyon

    Le fondement de la biologie moderne une des théories qui a le plus transformé notre vision du monde.
    Charles Darwin. La biologie moderne est née il y a 150 ans avec la théorie de l'évolution de Charles Darwin. Celle-ci apporte une vision nouvelle de la vie et de son histoire et explique de manière logique et unifiée la diversité du vivant.La théorie de la biologie moderne - Pierre-Henri Gouyon présente ici la théorie de l'évolution dans sa cohérence d'ensemble et ses développements les plus récents. Il répond ce faisant à nombre de questions : Comment opère la sélection naturelle ? Quels sont les mécanismes de la transmission génétique dune génération à l'autre ? Quelles sont dans le temps long les relations entre les individus et les gènes ?
    Un enregistrement pour comprendre une des théories scientifiques qui a le plus transformé notre vision du monde.

  • « Pourquoi la vie ? » De telles questions sont longtemps restées l'apanage des philosophes, qui abandonnaient le « comment » aux scientifiques. Aujourd'hui, les épigones de Darwin ne craignent plus de s'y attaquer. Il y a plus d'un siècle, le naturaliste anglais se créditait modestement « d'avoir apporté quelque lumière sur l'origine des espèces - ce mystère des mystères ». Dans les décennies qui suivirent, deux avancées majeures ont permis aux biologistes de résoudre nombre de questions laissées en suspens par Darwin. La découverte des lois de l'hérédité, suivie de celle de l'ADN, ont apporté à la théorie darwinienne les fondations qui lui manquaient, donnant lieu à une vaste synthèse qualifiée de néodarwinienne. On a depuis maintes fois confirmé l'aphorisme de Theodosius Dobzhansky : « Rien n'a de sens en biologie, si ce n'est à la lumière de l'évolution. » Cette situation n'est pas du goût de tous, car les idées évolutionnistes n'ont rien perdu de leur pouvoir de scandale : alors que Darwin faisait tomber l'homme de son piédestal, la génétique évolutive, dont ce livre donne le premier exposé accessible au grand public, fait subir un sort comparable à l'individu : tenu jusqu'alors pour la cible de la sélection et le sujet de l'évolution, il cède la place au gène, dont il n'est plus que l'avatar.

  • L´époque que nous vivons depuis la fin du XXe siècle est celle d´une profonde crise des fondements de la pensée. En sciences comme en politique, quelque chose s´est dérobé sous nos pieds. La fin de la représentation du « progrès », garant du bonheur à venir, a accouché en Occident de la domination sans partage de l´individualisme, qui mine désormais profon-dément le lien social. Et pourtant, les formidables avancées des sciences et des techniques entretiennent aussi paradoxalement la vieille croyance fondant l´idéologie du progrès : « Tout est possible ! » Comment faire face à cette sensation de chaos qui contribue à paralyser notre capacitéà agir, individuellement et collectivement, pour faire surgir une autre époque, plus joyeuse et constructive ? En s´intéressant sérieusement aux défis philosophiques et scientifiques que soulèvent les récentes explorations des sciences du vivant : c´est ce que proposent dans cet ouvrage Miguel Benasayag et Pierre-Henri Gouyon, sous la forme d´un dialogue aussi vif qu´accessible. La philosophie et la biologie y croisent leurs problématiques, se complétant et s´enrichissant. Loin de se limiter au champ scientifique, expliquent les auteurs, le modèle organique permet de porter un autre regard, riche de surprises, sur les phénomènes sociaux.

    Soucieux de rendre compte de la complexité inhérente à la vie, sans invoquer une quelconque légitimation morale ou religieuse, ils croisent les questions qui leur tiennent à coeur, abordant des thématiques aussi variées que la création de la vie en laboratoire, la recherche fondamentale en génétique ou la perte du mythe du progrès. Un livre qui bouscule les idées afin qu´émergent de nouvelles clés pour penser le monde.

  • Au XXIe siècle, à l'heure de la contraception et de Youporn, de Tinder et de Adopteunmec.com, que devient le sexe ? Que sait-on vraiment de sa pratique, de sa fonction, de son rôle social ? La sexologue Mireille Bonierbale explore pour nous le sujet de la sexualité moderne : de la réalité de l'intimité des couples à la différence fondamentale entre le mode de fonctionnement sexuel des femmes de celui des hommes, en passant par l'influence de la pornographie sur la construction de l'imaginaire sexuel des adolescents. Le sociologue Michel Bozon nous rappelle qu'il n'existe pas d'«état de nature» de la sexualité humaine. La sexualité est une « construction sociale » éminemment changeante selon les cultures et pose la question des normes de la sexualité hier et aujourd'hui, ici et ailleurs. Le biologiste Pierre-Henri Gouyon s'étonne du triomphe du sexe dans le monde du vivant alors que se cloner est plus simple et plus efficace démographiquement. Il dresse un panorama des pratiques sexuelles chez les animaux pour nous permettre d'appréhender la spécificité de la sexualité humaine.

  • This book explores the unity of life. It proposes that the concept of information is the inner essence of what we today call life.
    The importance of information for our species is obvious. Human beings are highly dependent on information, constantly exchanging with conspecifics. In a less apparent way, we are the product of genetic and epigenetic information which determines our development in a given environment from a fertilized egg to the adult stage. Even less apparent is that information plays a determining role in ecosystems. This observation may include the prebiotic systems in which life emerged.
    Our claim is that Nature processes information continuously. This means that even beyond living entities, we can see messages and decoding procedures. Nature can be said to send messages to its own future and then to decode them. Nature "talks" to itself! The systematic organization of messages suggests that, in some respects, we should even speak of the "languages" of Nature.

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