Littérature générale

  • Voici les Mémoires d'un homme né à Moscou en 1948, qui a commencé sa carrière diplomatique en France sous Pompidou et l'a terminée sous la présidence Macron.
    Dans son pays, Alexandre Orlov a débuté son parcours dans l'Union soviétique de Leonid Brejnev pour l'achever dans la Russie de Vladimir Poutine. Sous Gorbatchev, il observe de près la succession rapide des événements qui transforment l'URSS jusqu'à la faire disparaître.
    Après son passage au Conseil de l'Europe à Strasbourg, il parvient à la consécration de ce long itinéraire français et de sa passion pour la France en devenant ambassadeur à Paris durant neuf ans.
    Parmi ses réussites, la construction de la nouvelle cathédrale russe à Paris  sur le quai Branly,  associée à un centre culturel. En 2017, Alexandre Orlov organise la rencontre de Versailles entre les présidents Macron et Poutine, qui a donné naissance au Dialogue de Trianon, forum des sociétés civiles russes et françaises, auquel il participe activement aujourd'hui.
    Ces Mémoires sont pour nous, Français, l'occasion de connaître le cheminement d'un citoyen soviétique qui témoigne que l'on pouvait aussi être un Soviétique heureux. Il est vrai qu'Alexandre Orlov a appartenu à une partie de la société que les tragédies du système soviétique ont épargnée. On est, comme le dit Hélène Carrère d'Encausse dans sa préface, devant un «  témoignage qui revendique le monde qui l'a formé et qui permet de mieux comprendre le désarroi de nombreux Russes ou Soviétiques devant la disparition d'un pays et d'un système auxquels ils entendent rester fidèles  ».
    En faisant revivre les cinquante dernières années de la Russie et de la France, Alexandre Orlov nous fait comprendre tout ce qu'elles ont en commun.
     

  • Amir Jahanshahi, profondément mystique, considère que l'Iran est bâti sur deux piliers  : sa grande histoire nationale  et son chiisme, minoritaire dans le monde musulman.  
    Il estime que la combinaison de la grandeur perse et du particularisme chiite donne une force exceptionnelle au projet du grand Iran, avec quatre capitales (Téhéran, Bagdad, Damas, Beyrouth).
    Il explique que la carte du Moyen-Orient, telle qu'elle a été modelée après la première et deuxième guerre mondiale, est à l'origine de tous les problèmes de cette région riche mais maudite.
    Il juge que l'Arabie saoudite est un non-pays qui ne doit pas exister sous sa forme actuelle et que la domination positive de l'Iran sur la région, loin d'être un obstacle, serait un facteur de résolution des inquiétudes occidentales.
    Il affirme qu'aucun des problèmes endémiques de cette région du monde ne se réglera sans une nouvelle définition géographique, politique et économique.
    Il prévient que cette réorganisation du Moyen-Orient se fera d'une manière ou d'une autre  : soit par l'intelligence collective des hommes de bonne volonté, soit imposée par l'Iran, et par la force.
    Renaud Girard le challenge sur cette vision et ce combat pour le grand Iran.

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