Robert Fossaert

  • Tandis que l'unité allemande affaiblit l'influence de la France en Europe, les Français souffrent d'un chômage plus intense que jamais dans leur histoire. D'où leur méchante humeur et leurs réactions malsaines, contre les étrangers notamment. Pour réconforter les Français, une croisade contre le chômage est indispensable. Elle peut être très efficace en peu d'années, si la réforme des impôts et des cotisations sociales, la création d'un service civique et le partage du travail sont habilement mêlés à un accroissement progressif de l'immigration. Cet accroissement aidera à ragaillardir la France, en Europe et dans le monde, s'il contribue à un doublement séculaire de la population métropolitaine - donc, des besoins à satisfaire et des forces de travail. Faute d'une telle ambition démographique, la France continuerait de rapetisser, au milieu d'une Europe vieillissante. Cent millions de Français ! Moins d'un million de chômeurs ! Avec de tels objectifs, la France pourra jouer, au 21e siècle, un rôle digne de son passé. Sinon...

  • Et si Marx avait encore quelque chose de neuf à nous apprendre ? Par exemple : à faire fonctionner la théorie sociale - qu'il a fondée - de façon à rendre les sociétés contemporaines, intelligibles en tous leurs aspects. Les sociétés contemporaines. Celles dont les ressorts intimes ont été dévoilés par Le Capital ; celles, aussi, dont des révolutions, qui se voulaient socialistes, ont accouché ; celles, enfin, que le reflux colonial a laissées sur le sable. Trois mondes où presque tous les types de formation sociale, dont l'histoire porte trace, demeurent vivants. Trois mondes qui relèvent d'une théorie générale de la société. En tous leurs aspects. Marx a consacré le meilleur de son oeuvre à l'analyse des structures économiques. Les États et les structures politiques, les Appareils et les structures idéologiques, les Systèmes internationaux, figurent en pointillés hésitants sur les cartes qu'il a tracées. Comme il se doit, les cartes incertaines ont égaré les explorateurs. Ceux-ci ont fait connaître un marxisme qui maîtrisait mal sa propre dimension idéologique. Ils ont socialisé quelques économies, mais en ont fait derechef la pâture d'États-Patries-Patrons. La société, comme objet économique, politique et idéologique, inscrit dans un système mondial contraignant, requiert un effort théorique redoublé. Car, enfin, si l'on veut transformer la société, si l'on veut construire le socialisme, autant savoir ce que société veut dire. Ainsi, Marx a encore quelque chose de neuf à nous apprendre. Surtout si l'on sait, comme lui, refuser de devenir marxiste, c'est-à-dire prisonnier d'une orthodoxie.

  • Tandis que l'unité allemande affaiblit l'influence de la France en Europe, les Français souffrent d'un chômage plus intense que jamais dans leur histoire. D'où leur méchante humeur et leurs réactions malsaines, contre les étrangers notamment. Pour réconforter les Français, une croisade contre le chômage est indispensable. Elle peut être très efficace en peu d'années, si la réforme des impôts et des cotisations sociales, la création d'un service civique et le partage du travail sont habilement mêlés à un accroissement progressif de l'immigration. Cet accroissement aidera à ragaillardir la France, en Europe et dans le monde, s'il contribue à un doublement séculaire de la population métropolitaine - donc, des besoins à satisfaire et des forces de travail. Faute d'une telle ambition démographique, la France continuerait de rapetisser, au milieu d'une Europe vieillissante. Cent millions de Français ! Moins d'un million de chômeurs ! Avec de tels objectifs, la France pourra jouer, au 21e siècle, un rôle digne de son passé. Sinon...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Et si Marx avait encore quelque chose de neuf à nous apprendre ? Par exemple : à faire fonctionner la théorie sociale - qu'il a fondée - de façon à rendre les sociétés contemporaines, intelligibles en tous leurs aspects. Les sociétés contemporaines. Celles dont les ressorts intimes ont été dévoilés par Le Capital ; celles, aussi, dont des révolutions, qui se voulaient socialistes, ont accouché ; celles, enfin, que le reflux colonial a laissées sur le sable. Trois mondes où presque tous les types de formation sociale, dont l'histoire porte trace, demeurent vivants. Trois mondes qui relèvent d'une théorie générale de la société. En tous leurs aspects. Marx a consacré le meilleur de son oeuvre à l'analyse des structures économiques. Les États et les structures politiques, les Appareils et les structures idéologiques, les Systèmes internationaux, figurent en pointillés hésitants sur les cartes qu'il a tracées. Comme il se doit, les cartes incertaines ont égaré les explorateurs. Ceux-ci ont fait connaître un marxisme qui maîtrisait mal sa propre dimension idéologique. Ils ont socialisé quelques économies, mais en ont fait derechef la pâture d'États-Patries-Patrons. La société, comme objet économique, politique et idéologique, inscrit dans un système mondial contraignant, requiert un effort théorique redoublé. Car, enfin, si l'on veut transformer la société, si l'on veut construire le socialisme, autant savoir ce que société veut dire. Ainsi, Marx a encore quelque chose de neuf à nous apprendre. Surtout si l'on sait, comme lui, refuser de devenir marxiste, c'est-à-dire prisonnier d'une orthodoxie.

  • La gauche est défaite. Après avoir subi bien d'autres échecs, elle vient de perdre la première bataille de l'après-gaullisme. Jamais le pouvoir n'a semblé aussi loin de son atteinte. Jamais, non plus, la gauche n'a été à ce point inattentive aux changements de la société qu'elle voudrait transformer. Evaluant mal les contraintes qu'imposent notre environnement international et notre héritage historique, analysant mal le réseau des pouvoirs qui régissent notre pays, la gauche, trop souvent, gesticule en croyant agir. La première étape de sa rénovation est donc de mieux comprendre la société où elle vit. Mais une seconde étape est tout aussi nécessaire : c'est d'inventer un nouveau comportement politique dans lequel le projet l'emportera sur le discours et le contrat sur la « tactique ». Comme il montre que ces deux étapes peuvent être rapidement parcourues, ce livre est un livre optimiste. Il n'apportera, certes, aucune consolation à ceux qui s'obstinent à préparer le Front Populaire ou la Révolution de 1917. Mais, à tous les hommes de gauche qui veulent agir dans - et sur - la France des années 1970, il propose plus qu'un espoir : une méthode.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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