Serge Patrice Thibodeau

  • La dernière livraison des Écrits s'ouvre sur une trilogie d'auteurs de premier plan : John Montague, un des plus grands poètes irlandais de notre temps, Michel van Schendel, autre grand poète disparu il y a dix ans, et Patrick Quillier, poéticien, traducteur et spécialiste de Pessoa. On trouve aussi dans ces pages des inédits Serge Patrice Thibodeau, Martine Audet et Paul Bélanger, des essais de Denis Grozdanovitch, Marie-Andrée Lamontagne, Robert Hébert et Matthieu Brouillard, des récits de Catherine Harton, Antoinette de Robien, Olivier Gamelin et Donald Alarie, ainsi que des poèmes de Luc C. Courchesne, Nelson Charest, Evelyne Gagnon et Albert G. Paquette. De plus, un dossier consacré au thème de « L'acte littéraire à l'ère de la posthistoire », se penche sur les enjeux de la littérature en notre époque marquée par le sentiment de fin, y compris celle de l'art et de la poésie.

  • À force de regarder par en haut, à force de comparer la côte de l'Atlantique Sud à celle de l'Atlantique Nord et de dire aux gens d'Ushuaia que j'habite à «l'autre bout du Monde», que nous sommes les riverains du même océan, que nous sommes, au fond, des antipodes, je ne peux plus voir les Amériques de la même façon. L'attrait des pôles, sans doute.

    Plus loin devant moi, c'est le cap Horn et l'Antarctique, je ne peux pas aller plus loin vers le Sud, Il est temps de rebrousser chemin, de repartir vers le Nord.

    Je pense à l'estuaire du Saint-Laurent, au couloir des icebergs le long des côtes du Labrador. La prochaine fois que je reprendrai de nouveau la route, si je montais aussi loin, si je montais là-haut? Si je cédais encore, mais autrement, à l'attrait des pôles?

  • Tante Blanche, Tante la Blanche, Véritable Mère du Madawaska : Marguerite Blanche Thibodeau, épouse de Joseph Cyr, est considérée la mère ou la tante de plus de la moitié de la population du Madawaska depuis sa mort à Saint-Basile en 1810. Cette femme exceptionnelle a réussi à survivre à une époque où la violence de la guerre de Sept Ans allait avoir de lourdes conséquences pour elle et sa famille. C'est avec raison que l'historien Denis Vaugeois a qualifié sa vie de destin démesuré. Partie de Grand-Pré en 1749, réfugiée à la Rivière Saint-Jean puis à Kamouraska pendant la guerre de Sept Ans, puis de retour à la Rivière Saint-Jean avant d'en être expulsée par l'arrivée des Loyalistes, la famille de Marguerite Blanche Thibodeau s'est finalement installée au Madawaska, accompagnée de nombreuses autres familles acadiennes « dérangées » par la guerre. Animée par un sens de la survie hors du commun pendant la famine qui a frappé le Madawaska à l'hiver de 1797, cette héroïne, qu'on nommera par la suite la Tante de tous les Madawaskayens, est devenue un personnage légendaire dont l'impérissable souvenir a traversé les siècles.

  • Poète et globetrotteur, Serge Patrice Thibodeau fait appel au récit pour raconter, à coups d'anecdotes et de clins d'oeil, une partie de ce qu'il a vu et entendu au fil des vingt-cinq dernières années qu'il a passées à parcourir le monde. Doué d'un sens de l'observation
    original, le voyageur témoigne de préoccupations universelles, telles la guerre, la pauvreté et l'intolérance, tout en ayant recours par moments à un humour inattendu qui donne à ces récits un ton très personnel. La traversée de ces lieux cachés est en soi un long
    voyage, dans tous les sens, mais elle est aussi l'histoire d'un retour.

  • Sous la banquise se décline en trois mouvements différents. Ces trois suites poétiques donnent à lire une certaine relation intime avec lécosystème du littoral de locéan Atlantique. Ce livre est en quelque sorte la suite de Seul on est (2006), ce dernier recueil étant habité par lécosystème de la rivière Petitcodiac, en Acadie. Alors que le paysage, le temps et lenvironnement changent au fil des épreuves, des saisons et des intempéries inouïes, le travail du poète est den témoigner.

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