Silvio Berlusconi

  • Quel chef de gouvernement peut se comparer à Napoléon et Jésus Christ, complimenter Obama pour son bronzage, nommer au poste de ministre de la condition féminine une potiche de la télévision dont les mauvaises langues disent qu´elle en a une bonne, traiter de poivrot son meilleur allié et de couillons les électeurs de l´opposition ?


    Quel chef de gouvernement, à la tête de la première fortune du pays et d´un empire médiatique, peut se plaindre sans rire d´être victime de la télévision ? Quel chef de gouvernement, ayant accumulé plus de 100 chefs d´inculpation sans jamais être condamné, peut se permettre d´affirmer sérieusement que les magistrats sont « anthropologiquement différents de la race humaine » ? Ce « Miracle qui marche » selon ses propres termes, c´est Silvio Berlusconi, premier ministre de la 6e puissance mondiale.


    Ce que personne n´ose penser, Berlusconi le dit et le répète depuis plus de 30 ans. Mussolini envoyait les gens en vacances, les communistes faisaient bouillir les enfants, les sans-abris victimes du tremblement de terre n´ont qu´à considérer que c´est comme un week-end au camping... Ce ne sont là que quelques exemples d´un humour grasseyant, de misogynie têtue, de racisme latent. Un Berlusconi cela ose tout, c´est même à cela qu´on le reconnaît...


    Une anthologie délectable quand elle n´est pas tout simplement terrifiante.

  • My way

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    " Je suis un séducteur-né. "
    Véritable événement mondial : Silvio Berlusconi a accepté de livrer ses mémoires à travers cet ouvrage. De son enfance dans les faubourgs de Milan pendant la Seconde Guerre mondiale à son premier contrat immobilier, en passant par ses jeunes années comme crooner et guide touristique, l'ancien Premier ministre italien, magnat du sport et des médias, revient sur son parcours avec un franc-parler stupéfiant. Il évoque sans fard ses réussites fulgurantes et ses échecs, mais aussi ses plus grands amis et ennemis politiques, de Vladimir Poutine à Nicolas Sarkozy.
    Longtemps correspondant à Milan pour le Financial Times, Alan Friedman connaît Silvio Berlusconi depuis trente ans. En 2014, il lui a demandé de lui raconter sa vie, et a eu accès à ses archives, à sa famille et ses collaborateurs. Il lui a proposé d'en faire une série d'interviews pour la télévision et un livre. Alan Friedman a posé ses conditions : ce ne sera pas une hagiographie mais un portrait, où l'ancien dirigeant de l'Italie n'apparaîtra ni comme un saint, ni comme une victime.
    À vous de juger.

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