Sciences humaines & sociales

  • * He was, of course, a man better known for burning books than collecting them and yet by the time he died, aged 56, Adolf Hitler owned an estimated 16,000 volumes - the works of historians, philosophers, poets, playwrights and novelists. A passionate reader, his worldview was largely formed by the books he read.

    * For more than fifty years the remnants of Hitler's private library occupied shelf-space in climate-controlled obscurity in the rare book division of the Library of Congress in Washington. Timothy Ryback is the first to systematically explore this remarkable collection, as well as several other caches which he subsequently discovered in Europe and elsewhere.

    * The volumes in Hitler's library are fascinating in themselves but it is the marginalia - the comments, the exclamation marks, the questions and underlinings - even the dirty thumbprints on the pages of a book he read in the trenches of the First World War - which are so revealing. Together they take us closer to the man and his thinking than ever seemed possible.

    * Hitler's Private Library provides us with a remarkable view of Hitler's evolution - and unparalleled insights into his emotional and intellectual world. Utterly compelling, it is also a landmark in our understanding of the Third Reich.

  • Les premières victimes de Hitler est le récit d'une enquête tirée du dossier d'instruction constitué par le substitut du procureur de Munich, Josef Hartinger, cité comme pièce à conviction par le commandant Warren F. Farr pendant le Procès de Nuremberg pour démontrer la responsabilité collective des SS dans l'Holocauste. Comme l'a indiqué le commandant, juriste formé à Harvard, pendant le procès : "Ce n'étaient pas des crimes sporadiques commis par des individus irresponsables, mais une politique calculée et bien définie, politique qui découlait nécessairement de la philosophie SS et qui fut appliquée dès la création des camps."
    L'enquête de Josef Hartinger montre précisément que dès l'ouverture de Dachau, en 1933, alors que l'Allemagne était encore officiellement un république, les nazis mettaient déjà en place une politique d'extermination systématique des ressortissants juifs.
    Le 13 avril 1933, un peu après 9 h, le substitut Josef Hartinger apprend que quatre hommes - Rudolf Benario, Ernst Goldmann, Arthur Kahn et Edwin Kahn - ont été abattus au cours d'une tentative d'évasion au camp de concentration de Dachau, récemment érigé au nord de Munich. Dès son arrivée sur place, Hartinger suspecte une exécution pure et simple. Ces quatre prisonniers politiques ont été sortis des rangs et exécutés parce que juifs.
    Les morts suspectes de détenus vont ensuite s'accumuler.  Elles sont (très mal) maquillées en suicide ou en tentative d'évasion. À chaque fois, Hartinger se rend sur les lieux avec un médecin légiste, qui procède à une autopsie (ce dernier subira de nombreuses tentatives d'intimidation et mourra quelques années plus tard dans d'obscures circonstances). Après plusieurs mois d'enquête, le jeune procureur de 39 ans finit par réunir des preuves accablantes contre la direction du camp. Mais alors qu'il est sur le point de soumettre son dossier, son supérieur, qui l'a pourtant soutenu depuis le début, prend peur et refuse de signer, préférant en référer dans un premier temps à la chancellerie, qui étouffe bien entendu l'affaire.
    Si le dossier avait été instruit, l'administration du camp aurait été condamnée, Dachau fermé, et le scandale engendré aurait considérablement affaibli le parti nazi, qui avait encore besoin du soutien de la communauté internationale. Ce n'est qu'à la fin de la guerre que le dossier sera enfin réouvert. Josef Hartinger a longtemps refusé de témoigner sur son combat juridique contre les nazis. Mais en 1984, à 91 ans, il accepte de se faire enregistrer pour un projet d'archives du gouvernement allemand.

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